Cette semaine, Denis Payre a présenté sa démission au Président de l’Autorité de la concurrence afin d’éviter tout conflit d’intérêts entre son poste de président de Nous Citoyens et la mission d’influence de l’Autorité.

Si elle n’est pas considérée comme une juridiction, l’Autorité de la concurrence prononce des injonctions, prend des décisions et, le cas échéant, inflige des sanctions. Elle intervient soit après avoir été saisie par un plaignant, soit après s’être autosaisie. Les décisions qu’elle rend en matière de pratiques anticoncurrentielles sont soumises au contrôle de la cour d’appel de Paris. Ses décisions en matière de concentrations relèvent du contrôle du Conseil d’Etat.

Les membres du collège de l’Autorité de la concurrence ont ainsi un rôle d’influence dans le milieu économique. Pour Denis Payre, devenu récemment président du mouvement politique Nous Citoyens, cette position est éthiquement incompatible avec son engagement politique.

De même, il estime que cette mission de responsabilité au sein de l’administration, comme tout rôle au sein des pouvoirs publics, ne peut être menée en parallèle d’une activité politique.

C’est pourtant à regret que Denis Payre démissionne de ce poste. Il a vécu cette mission comme passionnante et exemplaire d’une organisation qui utilise les compétences de la société civile et celles de l’administration.

Selon lui : « l’Autorité de la concurrence reste l’un des trop rares exemples de fonctionnement harmonieux entre la puissance publique et la société civile. Ce mode de fonctionnement tirant parti des atouts de la fonction publique et de ceux de la société civile sont une garantie d’efficacité et de justesse des décisions précises. Il s’agit probablement d’un modèle à reproduire dans d’autres domaines de la gestion des affaires publiques.»

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