Le journaliste Emmanuel Galiero revient sur les propositions de Nous Citoyens pour le renouvellement de la vie politique.

Les six propositions de Nous Citoyens pour renouveler la vie politique

Le mouvement de Denis Payre présente son projet et annonce son soutien à des dizaines de candidats aux élections municipales.

Un mois après son lancement, le mouvement Nous Citoyens, qui revendique déjà 5000 sympathisants et un peu moins d’adhérents, annonce qu’il soutiendra «quelques dizaines» de candidats aux municipales auxquels il proposera prochainement une charte. L’entrepreneur Denis Payre, à l’origine de ce projet, précise: «Nous soutiendrons des gens qui nous ressemblent, soit 20 % des citoyens qui ne sont pas des politiques de carrière mais qui veulent faire bouger leur commune en s’impliquant.»

Conscient que sa présence est très récente sur la scène politique, le mouvement veut se développer pour «faire passer un message fort» sur la «nécessité de transparence et de bonnes gouvernance des collectivités locales.» Denis Payre observe «toutes les sensibilités» parmi les personnes séduites par le mouvement Nous Citoyens. Il ajoute: «Nous sommes apolitiques, hormis les extrêmes car ce qui nous a motivés pour la création de ce mouvement est justement la montée des extrêmes et le fait qu’il n’y ait plus, au sein des partis traditionnels, une offre séduisante. Nous, nous voulons redonner la parole à la société civile.» Concernant la vie politique, les six propositions de Nous Citoyens sont plutôt musclées.

Le mouvement propose:

  • La démission de la fonction publique pour chaque parlementaire ou élu local qui en est issu afin d’atteindre l’égalité avec les personnes venues du secteur privé.
  • La création d’un congé pré-électoral de 3 mois financé par des fonds publics (si le cap des 5 % des suffrages est franchi) et permettant aux candidats de se consacrer à leur campagne.
  • Une assurance reconversion pour les parlementaires.
  • La réduction de 30 % du nombre de parlementaires à 400 députés et 200 sénateurs pour réaliser 63,7 millions d’euros d’économie.
  • Une limitation à deux mandats consécutifs de parlementaire ou d’élu local pour permettre le renouvellement de 58 % des députés.
  • Un mandat non renouvelable de cinq ans pour le président de la République.

Pour justifier une telle volonté d’engager une révolution de la vie politique, Denis Payre s’appuie sur le constat qu’il fait de la société française en 2013. «Compte tenu du niveau de frustration des Français, il pourrait y avoir une révolution, insiste-t-il, Il faut en être conscient. Il n’y a plus qu’1 % des Français qui respecte les politiques aujourd’hui. La rupture est consommée. C’est très inquiétant.»

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