À Nantes ou Clermont-Ferrand, de Saint-Ouen à Marseille, des candidats de la société civile veulent répondre à la défiance des électeurs à l’égard des partis et remettre en cause le clivage droite-gauche.

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Ses affiches accusent la candidate PS d’être une « professionnelle du boniment », demandent à celle de l’UMP « combien elle touche » de son parti. À Nantes, Pierre Gobet a choisi de taper fort. Cet homme de 63 ans a pris la tête d’une liste de 65 candidats, tous issus de la société civile, enrôlés sous la bannière du « Parti des Nantais ».

« Aucun d’eux n’est encarté. Ils viennent des onze quartiers de la ville, représentent toutes les générations et les origines culturelles », assure le jeune directeur de la campagne, Nicolas Borelle. Comme dans cette ville que le premier ministre Jean-Marc Ayrault a dirigée durant vingt-trois ans, de nombreuses listes se distinguant de celles des grandes formations ont fait cette année leur apparition pour exprimer le « ras-le-bol des Français ».

L’expression est de Gérard Touati, candidat à Saint-Ouen, ville populaire du nord de Paris « détenue depuis un siècle par le Parti communiste ». Sa liste « Saint-Ouen réveille-toi ! » entend remettre en cause « les logiques d’appareil ».

L’homme de 60 ans, qui a fait carrière dans le business et la communication, a réuni autour de lui un déçu du MoDem et une conseillère sortante, Fatou Kébé. La jeune styliste avait rejoint en 2008 l’équipe municipale, « mais elle s’est aperçue que tout était entre les mains d’apparatchiks », explique le candidat.

« LES ÉLUS, ON NE LES VOIT PLUS »

Frédéric Ranchon, 48 ans, présente, lui, la liste « Mouvement 100 % citoyens » à Clermont-Ferrand. Il est également persuadé que les citoyens ne croient plus au clivage droite-gauche et que les responsables politiques se sont coupés du terrain. « Les élus, on ne les voit plus », assure ce salarié de l’industrie pharmaceutique qui tient également un commerce de centre-ville avec son épouse.

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