Gilles Fontaine, journaliste de l’hebdomadaire Challenges a suivi Denis Payre à l’occasion d’un déplacement à Toulouse et Narbonne.

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Denis Payre, le 4 mars, à Narbonne. Réa pour Challenges

(photo Réa pour Challenges)

La vie de Denis Payre est parfois déconcertante. Il y a quelques jours, par exemple, l’homme d’affaires se produisait sur la scène du Palais du Travail, à Narbonne, un édifice au style très stalinien offert par Léon Blum au temps du Front populaire. Clin d’œil de l’histoire pour celui qui promet un autre chambardement, celui de la révolution citoyenne. Devant près de 600 personnes, il déroule son speech, bien rodé à force d’arpenter la France depuis la création de son mouvement politique,Nous Citoyens, en octobre dernier. Il raconte son histoire, celle d’un entrepreneur créateur de « deux champions mondiaux », Business Objects, dans l’industrie du logiciel, et Kiala, dans la logistique.

Il assume son exil fiscal de dix ans à Bruxelles, à partir de 1998, lorsque l’Etat français lui réclamait un impôt qu’il ne pouvait pas payer : « C’est le début de ma révolte citoyenne. » Et dresse ce double constat pour la France : « Notre pays a tout pour réussir, mais l’Etat omniprésent pousse au surendettement pour pouvoir assurer la paie des fonctionnaires ! » Acclamations.

34 listes labellisées pour les municipales

Denis Payre a chauffé la salle pour un autre tribun, Bruno Constantin, agent d’assurances, candidat d’opposition à la mairie de Narbonne, un novice en politique qui entre dans la salle sur la musique du film Pirate des Caraïbes. « Quand j’écoute Denis Payre, j’ai l’impression de m’entendre parler », scande ce quinquagénaire exubérant bâti comme un pilier de rugby. Et c’est précisément l’objectif recherché par le président de Nous Citoyens, qui a labellisé 34 listes pour les municipales sur la base d’une charte dans laquelle les candidats s’engagent à communiquer sur des indicateurs de la gestion communale : évolution des dépenses et de l’endettement par habitant, publication des notes de frais des élus, liens familiaux entre élus et employés municipaux…

Il suggère d’ailleurs une règle : pas plus de quatre mandats exécutifs dans une vie, pas plus de deux mandats successifs. Cela permet tout de même de cumuler vingt-deux ans de représentation. Amplement suffisant, selon Denis Payre, qui réclame un renouvellement du personnel politique pour parvenir à l’éradication du clientélisme.

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