Retrouvez la tribune de Denis Payre sur le site des Echos.fr

Monsieur Valls, vos réformes sont encore trop loin du compte !

Le discours de Manuel Valls a commencé par le constat de la situation grave dans laquelle se trouve notre pays. Il a dit que les Français « veulent des résultats sur les sujets clefs que sont l’emploi et la lutte contre la précarité ». Il a pris acte du message de défiance vis-à-vis des partis traditionnels envoyé à l’occasion des municipales avec la forte progression de l’abstention et du Front national. Il a dit vouloir redonner confiance en particulier aux acteurs économiques. Il a pris acte du fait que beaucoup de Français« n’y croient plus » et que « la parole publique est devenue une langue morte ». Je ne peux être que d’accord, ayant lancé le mouvement Nous Citoyens au mois d’octobre dernier sur la base du même constat. Notre appel au réveil citoyen, sans surprise dans ce contexte, a été largement entendu puisque nous avons plus de 8.000 adhérents, ce qui fait de nous un des dix premiers mouvements politiques du pays en seulement six mois d’existence.

Il a poursuivi en disant que « soutenir les entreprises, c’est soutenir l’emploi » et que « ce sont les entreprises qui font la richesse de notre pays ». En complément des récentes déclarations de François Hollande, nous voilà enfin en train de sortir du déni profond dans lequel les dirigeants politiques français sont enfermés depuis près de quarante ans. Dans presque n’importe quel pays développé, et de nombreux pays émergents, ce discours passerait pour d’extraordinaires banalités. Pas en France où notre classe politique, droite et gauche confondues, a inventé l’Etat total, a laissé filer la dépense publique depuis quarante ans et est coupée du monde de l’entreprise.

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