Denis Payre répond aux questions du site Atlantico.fr sur la réunion autour des questions d’emploi organisée lundi 28 avril par le Président de la République et le Premier ministre

Atlantico : Pour la grande réunion sur l’emploi qui se tient ce lundi 28 avril à la Maison de la Chimie, François Hollande et Manuel Valls ont convoqué les préfets, ainsi que quelques représentants de collectivités locales, pour réaffirmer une volonté d’action. Est-ce une réunion pour l’emploi sans créateurs d’emplois ? Qui auraient-ils dû inviter pour que cette rencontre ait une quelconque utilité

Denis Payre : En France, les créateurs d’emplois sont avant tout le fait des dirigeants de PME, de TPE, des artisans, des commerçants. Ils connaissent les freins à l’embauche et les difficultés qui les asphyxient quotidiennement : droit du travail inadapté, sur-administration et sur-fiscalité. Le président de la République et le Premier ministre ont semblé montré des signes encourageants depuis le début de l’année pour les entrepreneurs ; des signes qui devaient néanmoins être plus forts. Cette réunion nous prouve malheureusement que les gouvernements restent dans une approche technocratique, étatiste des choses. Pour mettre en oeuvre des solutions efficaces et rapides pour créer de l’emploi il faut évidemment organiser un rendez-vous avec les créateurs d’emplois ! Ce ne sont ni les préfets ni les maires qui pourront donner des orientations concrètes. Sans remettre en cause leurs compétences, les représentants de l’Etat sont, de par leur formation et leur quotidien, incapables de proposer des mesures simples et efficaces. Le président et le Premier ministre se doivent de réagir car cela est une évidence ; les principaux créateurs d’emplois doivent être entendus en priorité sur le thème de la création d’emplois ! Les artisans, les commerçants, les chefs de petites et moyennes entreprises n’ont qu’une obsession :  sauver leur entreprise pour sauver les emplois de leurs salariés et développer leur activité pour embaucher, écoutons-les ! …

Retrouvez l’intégralité de l’interview sur le site Atlantico.fr