Le gouvernement élargit dangereusement le décret qui soumet un certain nombre d’investissements étrangers à son autorisation, conditionnant l’évolution du capital d’un nombre significatif d’entreprises du CAC 40 aux autorisations de l’Etat. 

Arnaud Montebourg incarne la naïveté des politiques de carrière, déconnectés de l’économie réelle. La naïveté c’est de croire que les lignes Maginot de ce type ou que des barrières peuvent améliorer les choses.  C’est un message de repli sur soi et de défiance inquiétant !
Rappelons que la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) indique que les nouveaux investissements directs étrangers ont chuté de 77 % en France en 2013. Un chiffre catastrophique au regard des autres pays où il est en croissance, y compris dans les pays développés.
De même la Chambre de commerce américaine en France a montré une chute très significative des intentions d’investissements en France.

Contrairement aux informations qui circulent, l’Etat n’utilise ce droit dans les autres pays que de manière exceptionnelle et sur des enjeux militaires évidents, comme les puits de pétrole sur le sol américain.

Le vrai patriotisme économique, c’est de créer un environnement propice au développement des entreprises françaises pour qu’elles soient fortes et conquérantes, et non des proies ! Le chantier est vaste car toutes les comparaisons internationales objectives montrent que l’environnement économique français créé par les pouvoirs publics de droite comme de gauche est un des moins favorables des pays développés tant au plan des prélèvements obligatoires que des réglementations.

Le message envoyé au reste du monde : « si vous voulez faire des affaires en France, attention, l’Etat va s’en mêler » ! Et la prochaine fois qu’une entreprise française voudra acheter une entreprise américaine, elle risque de subir des mesures de rétorsion !
Un blocage éventuel à la sortie crée un blocage à l’entrée ! 
Les investisseurs français ou étrangers ne voudront pas entrer au capital de sociétés susceptibles de ne pas pouvoir fusionner dans les meilleures conditions, quand cela est nécessaire, parce qu’un Etat tatillon et dirigiste en aura décidé autrement.