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Denis Payre, fondateur du mouvement « Nous Citoyens », une réponse au « Moi, président » de François Hollande, a été reçu vendredi 12 septembre dans le cadre du Club Entreprise La Tribune-Chambre de commerce de Paris-Ile-de-France. L’entrepreneur y a détaillé le projet de son « parti de la société civile » qui présentera des candidats aux régionales de 2015 et à la présidentielle de 2017.

LA TRIBUNE – Comment sortir de la crise économique et politique dans laquelle est plongé notre pays ?

Nous devons nous remettre sérieusement en question. Face à l’impuissance du personnel politique, qui n’a rien réformé en profondeur depuis plus de trente ans, la société civile doit prendre son destin en main.

Aujourd’hui, raisonner en fonction de la gauche ou de la droite n’a plus de sens. L’une comme l’autre passent à côté des sujets et se voilent la face sur les problèmes du pays en cherchant sans cesse des boucs émissaires : la finance pour certains, les immigrés ou l’Europe pour d’autres…

La priorité est de remettre les finances d’aplomb et d’améliorer la compétitivité des entreprises pour retrouver la croissance et l’emploi. Les gouvernants doivent dire vérité et réaliser des réformes audacieuses comme le retour aux 39 heures de travail hebdomadaire et aux 5 semaines de congés pour tous. Les Français sont assez raisonnables pour entendre ce discours et porter au pouvoir ceux qui ne céderont pas à la démagogie.

Quels sont les blocages qui empêchent ces réformes ?
Le poids des dépenses publiques, bien supérieur à la moyenne des pays européens, pénalise la croissance, la productivité et l’emploi. C’est un fait : l’Etat est mal géré. Son fonctionnement doit changer de fond en comble, ce qui permettrait d’énormes économies. Pour diminuer les dépenses, nous devons commencer par réduire le nombre de fonctionnaires. Le recrutement de 60.000 fonctionnaires dans l’Education nationale décidée par François Hollande est complètement aberrant.

Savez-vous que la France emprunte tous les jours 800 millions d’euros pour payer les salaires de ses fonctionnaires ? Il faudrait supprimer 800.000 fonctionnaires en cinq ans, en profitant des départs à la retraite et en incitant au départ. Cela peut se faire sans brutalité. Si nous ne nous en occupons pas vite, les marchés nous obligeront à le faire de façon brutale car ils ne supporteront plus longtemps l’escalade des déficits.

Il faut également améliorer le fonctionnement des services publics. Notre système éducatif, par exemple, figure à la fois parmi les plus coûteux dans le monde développé et aussi parmi les moins performants. Paradoxalement, nos professeurs sont parmi les plus mal payés. Aujourd’hui, ce sont les syndicats qui gèrent le personnel dans l’éducation nationale et dans les hôpitaux. Ce sont eux qui décident des promotions, entre autres. Est-ce normal ? Je pense que les chefs d’établissements devraient être de vrais managers, qui décident eux-mêmes avec quels professeurs ils veulent travailler et qui les évaluent régulièrement. Il faut remettre à plat le fonctionnement des administrations.

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