Levées d’immunités parlementaires : la morale publique avant tout

Après Urba-Gracco pour la gauche il y a une vingtaine d’années, Bygmalion pour l’UMP il y a quelques mois, et quelques autres « smallmalion », le bureau de l’Assemblée nationale vient de décider la levée de l’immunité parlementaire du député-maire de Levallois Monsieur Balkany, et le bureau du Sénat celle du sénateur UDI Aymeri de Montesquiou.

Sans préjuger de l’issue judiciaire, une fois de plus des élus, des gestionnaires travaillant avec l’argent public ont maille à partir avec l’intégrité et la rigueur. Voici encore un exemple du bienfondé de l’attitude de Nous Citoyens qui lutte âprement pour restaurer en France un comportement exemplaire pour toute personne travaillant avec l’argent public. Outre la pétition lancée à l’automne 2014, qui a rassemblé 15 000 signataires, appelant à l’inéligibilité de tout serviteur de l’état condamné en justice, Nous Citoyens s’est doté de deux instruments à l’usage de ses adhérents et de ses élus : tout d’abord une charte que tout citoyen qui adhère doit signer pour rejoindre le mouvement. Mais aussi un contrat d’intégrité que tout élu, s’il veut notre soutien, devra signer et respecter, et que nous avons déjà mis en place pour nos candidats aux élections départementales.

Nous ne pouvons laisser croire que tous les serviteurs de l’Etat et de la démocratie soient tous corrompus au motif qu’une minorité bruyante éclabousse le travail de ceux qui sont intègres et honnêtes. Rester passif devant cette attitude de base profite aux extrémistes.