Faire de l’entrepreneuriat et de l’innovation une priorité nationale

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N.B. : Ce thème recouvre plus généralement celui d’une refonte de la fiscalité et du développement économique. Il s’agit d’un thème majeur pour la politique à conduire, qui fera l’objet d’une présentation ad-hoc en cours d’élaboration.

Dans le dernier rapport compétitivité du Forum économique mondial pour 2013-2014, la France est 23e, juste devant la Malaisie, sur 148 pays. Concernant le taux global de taxation, la France est 134e. Notre pays, pourtant encore une des principales puissances économiques mondiales, est l’un des moins attractifs au monde sur deux sujets-clés pour le développement des entreprises : le poids de la bureaucratie et les incitations à l’investissement. Malheureusement sans surprise dans ce contexte, les éléments les plus dynamiques et les investisseurs quittent en masse notre pays.

En matière d’innovation, la France, malgré sa longue tradition de premier plan au niveau mondial, fait aujourd’hui pâle figure dans les classements internationaux. Alors que notre voisin la Suisse, en partie francophone et qui n’a pas nos atouts dans la mondialisation, est n°1 mondial, la France n’est même pas dans le top 10. Le succès de la Suisse ne repose pas sur le secteur bancaire comme on le croit souvent, mais sur une industrie forte, compétitive et innovante, qui représente 24 % du PIB contre 11% chez nous.

1 – Libérer l’entrepreneuriat et l’innovation

Stimuler la culture entrepreneuriale

  • Faire intervenir des entrepreneurs et des cadres en entreprise dans les écoles,
  • Rendre obligatoires des stages d’un mois en entreprise pour les professeurs, notamment d’économie,
  • Développer le soutien des pouvoirs publics aux initiatives de la société civile : par exemple le réseau Entreprendre avec des prêts d’honneur et du coaching, Initiative France, ADIE avec du microcrédit, CNAM Entrepreneurs, etc.

Encourager la prise de risques de l’entrepreneur

La fiscalité doit encourager l’entrepreneur dans sa prise de risques initiale.

Se pose par exemple la question d’une fiscalité nulle à la sortie dans le cas d’une cession de son entrepriseau-delà de 2 ans de détention. En cas de cession avant 2 ans de détention, la plus-value sera taxée au taux normal applicable en matière de plus-value de cession mobilière qui sera fixé à 25 %, CSG-CRDS comprise afin que la France se situe à nouveau dans la moyenne européenne et cesse d’être une exception et un repoussoir dans ce domaine. Les dividendes versés par l’entrepreneur au sens de la définition ci-dessus, seront également taxés à ce taux.

Alléger les contraintes inutiles pesant sur l’entrepreneuriat 1

  • Pour toute nouvelle loi, tout nouvel élément de jurisprudence, supprimer autant de lois et d’articles devenus inutiles ;
  • Lancer une vaste dynamique de réduction du nombre de textes de lois applicables afin de ramener en 5 ans les principaux codes (Impôts, Urbanisme, Sécurité sociale, etc.) à leur nombre de signes d’il y a 40 ans pour réduire considérablement le nombre de pages ;
  • Simplifier les textes de loi existants pour permettre leur meilleure application et libérer les énergies au service de la création d’emplois et de richesse pour tous.

2 – Partager la création de valeur avec les salariés

Les entreprises, notamment les jeunes entreprises en croissance, doivent pouvoir attirer des salariés de valeur et les motiver fortement à contribuer à la création de valeur dans la durée, en leur proposant de devenir actionnaires dans des conditions attractives grâce aux les Bons de Partage de la Valeur (BPV).

Les entreprises pourront attribuer gratuitement des Bons de Partage de la Valeur à leurs salariés. La plus-value réalisée, sous réserve d’une détention du BPV pendant au moins 2 ans, ne sera pas taxée dans le cas d’un investissement dans une PME au sens européen (une entreprise de moins de 250 salariés et ayant un chiffre d’affaires de moins de 50 millions d’euros ou un total de bilan de moins de 43 millions d’euros). Si l’une ou l’autre de ces conditions n’est pas remplie, la plus-value sera taxée au taux normal applicable en matière de plus-values de cession mobilière qui sera fixé à 25 %, CSG-CRDS comprise.

3 – Réorienter la fiscalité pour encourager les investisseurs

Encourager les investisseurs privés à investir dans les jeunes sociétés, avec une exonération d’impôts à l’entrée et une taxation réduite à la sortie

La France doit enfin s’appuyer sur la société civile pour financer l’innovation. Les business angels constituent une source de financement très efficace pour la collectivité.

Nous proposons que les investisseurs personnes physiques puissent déduire de leur revenu imposable un tiers des montants investis dans l’année dans des PME (au sens européen), dans la limite de 1 million d’euros (donc 333 333 euros maximum d’économie fiscale annuelle).

La plus-value constatée après 2 ans de détention ne sera pas taxée en cas d’investissement initial dans une PME au sens européen. Si l’une ou l’autre de ces conditions n’est pas remplie, la plus-value sera taxée au taux normal applicable en matière de plus-value de cession mobilière qui sera fixé à 25 %, CSG-CRDS comprise. La Grande-Bretagne a renforcé récemment un mécanisme comparable, baptisé EIS (Enterprise Investment Scheme) à la suite d’une étude démontrant son impact positif sur les comptes publics : en 9 mois, le Trésor britannique a vu revenir l’équivalent des avantages fiscaux accordés, sous forme de TVA sur le chiffre d’affaires des entreprises financées, sur les achats de biens et services qu’elles ont effectuées avec les apports de fonds, sur les charges sociales payées sur les emplois créés.

Supprimer le caractère anti économique de l’Impôt sur la fortune (ISF) afin de garder en France les entrepreneurs, les décideurs, les investisseurs, les porteurs de projets, pour qu’ils investissent dans l’économie française et mettent leur expertise et leurs réseaux au service de l’économie française. Pour cesser de faire de cet impôt un des principaux obstacles à notre développement économique, l’ISF sera limité aux biens de jouissance (résidence secondaire, voiture, bateau, etc.) à hauteur de 0,1 %. Toute forme d’action de société sera exonérée d’ISF.

Faire bénéficier les entreprises d’un système d’aides publiques simplifié : l’efficacité du système français d’aides publiques, actuellement pléthorique et peu lisible, sera concentré sur ces 3 mécanismes principaux: l’Abondement Public à l’Investissement Privé, le Crédit d’Impôt Recherche et le statut Jeune Entreprise Innovante.

Sauf exception, l’État n’investira pas directement au capital des entreprises. L’Abondement Public à l’Investissement Privé sera un abondement à l’investissement dans des fonds gérés par des investisseurs privés sélectionnés, et agréés pour recevoir des fonds de l’État. L’État abondera largement et demandera un rendement au moins 30 % inférieur aux autres investisseurs et favorisera l’émergence d’une puissante industrie du financement de l’innovation. Ce mécanisme s’inspire de la politique de l’État israélien qui a favorisé intelligemment l’émergence d’un écosystème de l’innovation très actif.

Mobiliser les contrats d’assurance-vie pour l’entreprenariat. En échange des avantages fiscaux significatifs dont ils bénéficient, les contrats d’assurance vie auront l’obligation d’être investis en partie dans des fonds d’amorçage, dans des fonds de capital-risque et dans des fonds de capital-développement, par exemple à hauteur respectivement de 0,5 % ; 1 % et 2 %.

Favoriser les fonds de pension comme conditions du vrai patriotisme économique : l’ensemble des mesures proposées serait insuffisant sans un instrument permettant de fédérer des capitaux français à grande échelle : les fonds de pension. Outre l’intérêt d’assurer une partie du financement des retraites, les fonds de pension ont celui d’être par nature un actionnaire de longue durée. Une manière efficace de conserver l’influence économique vertueuse de ces sociétés sur l’économie française est de les arrimer à notre sol. Les fonds de pension en sont l’arme la plus efficace et la moins perturbante.

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Didier VICENTE, 1 décembre 2014 à 21 h 49 min  

Nous Actionnaires ! Pour une France de propriétaires … des entreprises.
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Les Français doivent mieux s’approprier leurs entreprises. Celles faisant d’importants profits ne seraient pas tant décriées si elles étaient largement aux mains des Français, qui seraient alors les premiers bénéficiaires.
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Au lieu de cela, les dividendes partent en grande partie à l’étranger, par exemple pour les retraites des Américains.
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Il faut donc encourager plus la détention d’actions (par le biais des SICAV notamment), le crowdfunding, améliorer la culture économique et financière des Français, lutter contre les abus à l’encontre des actionnaires minoritaires, …

Matthieu GENOUEL, 14 novembre 2014 à 17 h 02 min  

attention au sujet de l’ISF. il doit être maintenu mais totalement remis à plat. il faut le rendre plus efficace et plus juste. ainsi, son objectif serait de sanctionner l’enrichissement important qui ne serait pas réinvestie dans l’économie.

autrement dit, quelqu’un qui s’enrichit mais qui fait profiter l’économie payerait nettement moins d’ISF que la personne qui ne fait que d’accumuler les sous sur son compte en banque.

FOSSAT NATHALIE, 7 novembre 2014 à 15 h 58 min  

Attention à ne pas faire de la simplification des normes… un risque pour les consommateurs et/ou environnement! Il faut préserver notre santé d’être humain avant la santé économique. Ex: normes pollution environnementale…
De même ok pour les fonds de pension, mais ne pourrait on pas les obliger à être français? Ainsi des français qui capitalisent pour leur retraite participeraient à l’économie du pays avec du coup une responsabilité accrue en terme d’arbitrages.

Adrien David, 6 novembre 2014 à 2 h 06 min  

Ayant démarré plusieurs entreprises en Angleterre, leur système devrait clairement être une source d’inspiration:
– création en ligne et électronique pour les LLC (SARL)
– le processus prend 30 minutes réelles
– le coût est proche de 0, la maintenance en papier est inexistante si l’entreprise n’a pas, ou peu, d’activité
– la maintenance en papier est faible en cas d’activité
– la clôture est simple et rapide

Chaque papier, chaque déclaration, chaque relation avec l’état, tout peut être effectué en ligne via le portail de l’entreprise créée.

Lionel Belot, 4 novembre 2014 à 23 h 13 min  

On pourrait commencer par remettre à niveau le plan d’épargne entreprise qui présente beaucoup d’atouts:
– stabilité de l’actionnariat, meilleur contrôle français (cf arcelor; péchiney…)
– motivation des salariés en les intéressant aux résultats/valeur de l’entreprise
– augmentation du volume de la bourse française

Frederic PORTMANN, 31 octobre 2014 à 12 h 09 min  

Attention concernant l’ISF qui est un sujet extrêmement sensible en France. Sur le plan culturel les Français sont très proches de Robin des Bois. Il ne faut pas supprimer complètement l’ISF (0,1 % c’est trop faible), et lors des débats d’idées nos adversaires s’empresseront de se focaliser sur cette proposition (si elle n’évolue pas) et qui s’acharneront à nous caricaturer comme libéraux-extrêmes.

Christophe DEBOUZY, 17 novembre 2014 à 17 h 36 min  

Il faut supprimer l’ISF pour simplifier les impots.
Mais, on peut imaginer :
* des frais de successions plus élevés
* des impots fonciers plus élevés
* des impots fonciers plus élevés pour les résidences secondaires
* des impots fonciers moins élevés pour les logements loués à l’année, différent des logements loués à la semaine.
Et on peut se demander si cela doit être géré localement pour être au plus prés du territoire concernant cette gestion

Lionel Belot, 4 novembre 2014 à 23 h 08 min  

L’ISF fait double emploi avec l’impôt sur les successions.
La règle est d’avoir soit l’un, soit l’autre, sauf en France.
Le plus indolore est l’impôt sur les successions (on est plus riche après avoir payé l’impôt).
L’ISF rapporte avant le décès (bon pour l’état) mais appauvrit le contribuable.
Pour supprimer l’ISF, il suffit donc de dire qu’on augmente les impôts sur les successions et il ne peut y avoir d’opposition raisonnable.

François Manchon, 4 novembre 2014 à 8 h 01 min  

Si, si, supprimons l’ISF. le Français sont effectivement très « robin des bois » mais ils ont besoin qu’on leur ouvre les yeux. Pas de demi-mesures. Il faut simplifier. Quoi d’élu simple que de supprimer cet impôt anti riches? Nous avons besoin d’encourager les gens à s’enrichir.

Lionel Breuil, 30 octobre 2014 à 21 h 35 min  

En allégeant les charges sociale de moitié pour tout le monde et en compensant ce budget par de la TVA, l’entreprise devient compétitive et entrepreneuriat deviendra facile.
J’ajoute qu’une TVA forte taxe le travail des machines et des importations à bas coût.
Pour que les revenue modestes accepte une TVA forte, il faut leur assurer un revenu de base inconditionnel.

François Manchon, 4 novembre 2014 à 8 h 03 min  

La TVA est un impot sur la consommation. Les entreprises (les importatrices comme les autres) ne la payent pas. Elles ne font que la collecter et la reverser à l’etat. Augmenter la TVA n’aurait aucun effet sur la compétitivité.

Pierre TARISSI, 26 octobre 2014 à 15 h 57 min  

Bonsoir à toutes et à tous,
Je suis un peu surpris de ne pas trouver dans les propositions d’aides publiques la création d’un « Small Business Act » français, façon élégante de « doper » le CA des jeunes entreprises innovantes.
Attention aussi aux « fonds privés » qui nécessitent une vigilance particulière à leurs frais, sensibles par exemple dans les SIBA (Société d’investissement de Business Angels) que la loi oblige fort « intelligemment » à avoir … deux salariés ! Ceci dit, l’abondement direct de l’Etat dans les SIBA agréées serait certainement plus efficace et plus simple que la ré-étude des dossiers de startups par une BPI et autres instances régionales …
Pour les contrats d’assurance-vie et les fonds de pension, il me semble qu’il serait possible d’aller plus loin …
Tout d’abord, pour les contrats d’Assurance vie. Les supports en Euros sont actuellement la contrepartie de la dette d’Etat, donc extrêmement intéressants pour les gouvernants. Il semblerait judicieux de les orienter globalement beaucoup plus vers la Recherche et les entreprises. Et les 3,5 % proposés ne sont que de l’ordre de grandeur du « dopage » en actions des actuels fonds en Euros (au moins pour certains). On devrait pouvoir faire nettement mieux, en tenant compte du fait que l’investissement en startups est en fait très rentable, dès que le portefeuille est suffisamment diversifié. Encore faut-il sélectionner les entreprises de façon pertinente. C’est le « job » par excellence des Business Angels. Et il semble bien que les entreprises sélectionnées par les BA aient une espérance de survie à 5 ans nettement meilleure que les autres (75 % contre 50 % selon France Angels).
Je me demande enfin si on ne pourrait pas rendre héréditaire une partie des futurs fonds de pension – alors totalement exonérés de droits de succession ? Cela permettrait le financement des entreprises sur plusieurs générations, ce qui est très bon pour le tissu industriel des ETI, et rien n’oblige à dépenser totalement les fonds de pension en rentes viagères. Au bout de quelques générations on obtiendrait même, mobilité sociale aidant, un « lissage » des capitaux retraites de chacun à partir du travail de ses ascendants. Un véritable « capitalisme populaire » en somme. Idée évidemment à préciser …
Amitiés,
Pierre
P.S. : Pour augmenter le nombre de Business Angels français, actuellement peu nombreux (4 500 environ dans 80 réseaux), il est bon de venir assister à l’une des manifestations de « France Angels » pendant la « semaine des Business Angels », du 24 au 28 novembre dans toute la France ! http://www.franceangels.org/semaine-des-ba.html

François Manchon, 26 octobre 2014 à 13 h 33 min  

Je suis d’accord avec l’objectif de favoriser et développer l’entrepreneuriat. Je ne suis pas d’accord avec les moyens proposés:
– Les BPV c’est compliqué. Il y a déjà suffisamment d’outils financiers similaires.
– La déduction fiscale celà existe déjà. Et c’est encore une niche.
– L’ISF est un vrai problème. Supprimons le franchement.
– L’abondement par l’Etat c’est encore ue niche fiscale.

Par contre j’approuve sans hésiter la mobilisation des contrats d’assurance vie et la création des fonds de pension.

Lionel Belot, 4 novembre 2014 à 23 h 15 min  

Fonds de pension (avec une fiscalité raisonnable) : OUI

Antoine Roché, 21 octobre 2014 à 11 h 10 min  

La meilleure carrière pour les salariés c’est d’avoir de pouvoir choisir leur employeur. C’est la meilleure défense possible des intérêts du salarié, mieux que n’importe quel code du travail ou syndicat. La situation actuelle du marché du travail en France est loin de cet idéal de libre choix. Donc oui favoriser le risque d’entreprendre signifie ne pas désinciter fiscalement le créateur d’entreprise et son investisseur le business angel. L’entreprise n’est pas la vache à lait de la dépense publique, souvent électorale d’ailleurs. La priorité morale n’est pas l’assistanat public, mais la possibilité donnée même aux moins qualifié (mais courageux tout de même) de vivre eux et leur famille du fruit de leur travail.

Pierre TARISSI, 21 octobre 2014 à 11 h 21 min  

Bonjour Antoine, Bonjour à toutes et à tous,
Exact … Le nouveau contrat de travail unique devra savoir s’adapter FACILEMENT à plusieurs employeurs simultanés (actuellement, c’est horrible en gestion pour les susdits employeurs …).
D’autre part, aujourd’hui, les 20-50 ans QUALIFIES peuvent choisir leur employeur (ils sont en plein emploi, taux de chômage 3 %, on ne le dit pas assez …). Les startups en création, d’autre part, embauchent quasiment ZERO collaborateur sans qualification. Donc, oui, il est vital de donner au « moins qualifiés (mais courageux tout de même) » les moyens de se former. En France, nous avons 2 millions de jeunes sortis du système scolaire sans diplôme, aujourd’hui sans travail, sans formation en cours, et sans espoir d’en avoir.
Amitiés,
Pierre

Gaëlle Coroller, 20 octobre 2014 à 4 h 34 min  

46% pour le Rsi, un racket désastreux, travailler 70h minimum la semaine et devoir tout redonner! Une honte! http://www.claudereichman.com/mlps.htm,http://liberte-sociale.eu/ notre système si parfait, pourquoi les frontaliers suisses ne le veulent ils pas? http://www.les-liberes-de-la-secu.auto-bing.fr/

Antoine MORVAN, 18 octobre 2014 à 23 h 13 min  

Faciliter l’entrepreneuriat est important, mais faut-il encore que la population est le goût de l’entrepreneuriat. Pourquoi ne pas faire rentrer dans les programmes scolaires des jeux d’entreprise, des concours d’innovation pour donner ses lettres de noblesse à l’entrepreneuriat? De nombreux projets locaux existent aujourd’hui et mériteraient d’être généralisés

Pierre TARISSI, 19 octobre 2014 à 15 h 12 min  

Bonjour Antoine, Bonjour à toutes et à tous,
Des gens y travaillent en ce moment, comme Philippe HAYAT et son association « 100 000 entrepreneurs ». En particulier dans l’enseignement secondaire.
Mais pour le moment au moins, la connaissance qu’a le monde enseignant de l’entreprise est très faible.
Amitiés,
Pierre

Michel Jeanmougin, 18 octobre 2014 à 10 h 57 min  

Tout à fait d’accord mais en y ajoutant une fiscalité et un droit du travail qui incite.à développer son entreprise en France au lieu d’avoir plus intérêt à la vendre à des investisseurs qui feront le développement à l’étranger.
En France on a des idées, c’est vrai, encore faudrait-t-il avoir des idées pour inciter les innovateurs à les développer en France

Lionel Breuil, 17 octobre 2014 à 21 h 44 min  

Que pensez vous de l’allocation universelle ou revenue de base, ça parait fou mais l’idée commence à etre très sérieusement étudiée et le nombre de problème résolu par une solution simple est séduisante.
http://youtu.be/qiJ-ZLSbJ-A?list=PLGxJGljPjK0HVATlEwnP3oJmhY1LfuaV3

DIDIER REINACH, 15 octobre 2014 à 9 h 10 min  

Avant de faire intervenir des entrepreneurs dans les écoles, avant de faire des stages en entreprise, il est impératif de développer la culture des enfants et des ados, de développer leur curiosité, leur sens de l’analyse critique, leur compréhension des effets systémiques.

La culture, dans le sens de « cultiver des richesses », est un objet de confrontation positive, un moyen de développer des connexions cérébrales (plasticité du cerveau), un outil pour apprendre à rêver et à réaliser…. à créer ! L’entrepreneur est un créateur !

Il faut créer l’envie !

Pour créer l’envie, il faut ouvrir les portes du possible à l’intérieur de chacun et la culture est l’outil le plus efficace en la matière !

pascal LEROUX, 13 octobre 2014 à 19 h 08 min  

Autoriser les Fonds de Pension dans les Entreprises Françaises (majoritairement) pour permettre aux Français d’avoir dans de bonnes conditions des compléments de retraite (et pas seulement la Prefon réservée aux fonctionnaires)
cela donnera des capitaux longs Français aux Entreprises Françaises,une stabilité du capital .
Pour réduire les risques d’insolvabilité ,chaque entreprise bénéficiaire ne pouvant pas dépasser un seuil maximum de 5% environ des investissements.
Une loi tres proche avait été votée sous Juppé a la fin de son mandat et a été supprimée par Jospin si je ne me trompe pas .! dommage encore une fois.

pascal LEROUX, 13 octobre 2014 à 19 h 01 min  

je supporte la proposition ,je crois du Medef:
Un an supplementaire en Entreprise pour tous les élèves de l’ENA (mesure a mettre en Œuvre au plus vite (la rentrée prochaine)
un An de césure avant la dernière année,si possible 6 mois en ETI/PME en France (dans diverses fonctions dont Gestion/administration) et 6 mois en Europe dans une ETI/ PME de préférence également

pascal LEROUX, 13 octobre 2014 à 18 h 55 min  

le courage c’est la suppression complète de l’ISF comme dans les autres grands pays,
Toute autre mesurette serait de la complexité inutile :des fonctionnaires vérificateurs ,des combines de sous évaluations, du papier et aucune justification économique (tous ces biens ou actions ont deja payé l’impôt et même plusieurs impôts) .NON pas seulement une reduction de l’ISF mais sa suppression pure et simple! (comme en Allemagne notre grand partenaire)
il faut clairement et simplement supprimer cet impots meurtrier et quasiment exclusif a la France

Lionel Breuil, 10 octobre 2014 à 22 h 43 min  

Je suis d’accord avec tout ça, mais il manque quelque chose, surement par volonté de politiquement correcte. Mais on peu ici vous soupçonner de gentillesse avec les grandes entreprises.

Les grandes entreprises du cac 40 sont hégémoniques et étouffe le marché et leur sous traitant ( les PME )
Elles bénéficient de largesse sur leurs impositions, sur les normes manipulées en leur faveurs. Elles organisent l’immobilité des marché en leur faveur.

Surtout elles ne créent pas d’emplois mais font chanter de ceux qu’elles assument.

A ce titre, je vous invite a plus de courage sur ce sujet.

Pierre TARISSI, 12 octobre 2014 à 14 h 05 min  

Re-,
Là, vous posez un autre problème, celui de la gestion de la PI au sens large et de la non-concurrence. Il y a également fort à faire !
Amitiés,

Pierre

Lionel Breuil, 12 octobre 2014 à 11 h 39 min  

Bonjour Pierre, merci de votre réponse, je note le SMALL BUSINESS ACT sur les marchés public. A mon avis à ajouter a votre programme.
Je vous donne un exemple concret de ce que je veux combattre; je dirigeais commercialement une entreprise d’une quarantaine de personne ou nous étions sous traitant de grands groupes, j’ai vu mon patron obligé de signer un contrat ou il s’engageait A informer le donneur d’ordre de tout nos développement de nouveau produit ou nouveau marché. Et je les ai vu récupérer mes produits ou marché….

Pierre TARISSI, 11 octobre 2014 à 5 h 05 min  

Bonjour Lionel, Bonjour à toutes et à tous,

Oui et non … Il est certain que la capacité de survie d’un sous-traitant est liée à sa réelle valeur ajoutée. Nous connaissons tous – par exemple – des entreprises de mécanique ou autre qui sont juste des « ateliers déportés », dont la seule vraie valeur ajoutée est de contourner la convention collective avantageuse des gros donneurs d’ordre. De même, certaines SSII, même importantes, sont connues comme des « body-shops », et sont en fait des agences d’intérim.

Tout ce business n’existe que parce que le marché de l’emploi dans son ensemble est « gluant », et sans aucune souplesse. La capacité de négociation d’un sous-traitant avec un donneur d’ordre devrait n’être définie que par le portefeuille de brevets du sous-traitant, son savoir-faire ou ses procédés de fabrication innovants – et pas par des considérations « sociales ».

D’autres méthodes de grandes entreprises sont toutefois contestables : voir les marques de distributeur des grandes enseignes de la distribution qui « pompent » le packaging et les produits des grandes marques agro-alimentaires en s’épargnant la R&D et le marketing y afférents. Encore que l’on constate des changements depuis quelques années …

De même l’accès des PME même performantes à des marchés d’Etat est un vrai parcours du combattant. A quand un « Small Business Act » français ?

En fait, je crois bien que c’est tout l’« écosystème » qui est à reprendre. C’est ce que nous sommes en train de faire ! 😉

Amitiés,

Pierre

Dominique GELMINI, 10 octobre 2014 à 12 h 37 min  

l’avenir n’est pas uniquement dans les mains du medef…qui ne représentent que peu d’entrepreneurs, mais beaucoup trop les affairistes.
TPE, TPI, PME et PMI représentent le véritable tissu actif actuel, susceptible de créer des emplois, au même titre que certaines associations (comme la mienne) qui comptent plus de 75 salariés (+ de 50 embauches en 12 ans). Laissons la parole aux jeunes entrepreneurs qui ont beaucoup à nous apporter et cessons de laisser la parole à des « représentants » soufflant le chaud et le froid au fur et à mesure de leurs discours….sans grands intérêts !

Pierre TARISSI, 11 octobre 2014 à 5 h 19 min  

Bonjour Dominique, Bonjour à toutes et à tous,

Les grands groupes français sont lancés dans une compétition internationale, et ce sont des entreprises monstrueuses, donc devenues relativement « peu innovantes », même si Renault et Peugeot sont les deux plus grands producteurs de brevets français.

Ils sont surtout dans une démarche d’industrialisation (compression des coûts et augmentation de la qualité, ce qui va de pair sauf dans l’administration française 😉 ), qui les amène à se mondialiser et à se délocaliser de plus en plus. Dans ces conditions, ils ne peuvent que DIMINUER leurs effectifs et leurs productions en France, sauf cas très particuliers, comme Hermès, qui exporte un savoir-faire artisanal très spécifique (le manteau d’homme en galuchat à 50 000 Euros ou autres produits tout aussi extravagants).

Il est donc vital d’entretenir la re-création d’un tissu industriel d’ETI (je crois bien que nous en avons 1 000 contre 4 000 en Allemagne) qui démarre avec la création de PME. Or, en France, sur 100 entreprises créées, 50 sont des « autoentreprises », permettant à un chômeur de redémarrer une activité ou à un retraité dans mon genre de facturer quelques journées de consulting de ci-de là à l’occasion … Il y a beaucoup moins de « vraies » PME, et encore moins de PMI à forte valeur ajoutée technologique, qui sont pourtant les emplois de demain – les futures ETI -, et l’aptitude de la France à redevenir une grande puissance industrielle.

Amitiés,

Pierre