Proposition 2 – Intensifier la lutte contre l’islamisme radical, notamment par une cyberdéfense coordonnée avec les mouvements citoyens

La mouvance salafiste de l’islamisme radical concerne, d’après le Ministère de l’intérieur, environ 3,5% des mosquées françaises soit environ 80 sur les 2 400 mosquées présentes en France. Un arsenal juridique existe aujourd’hui (possibilités d’interpellation en cas de provocation à la haine ou apologie du terrorisme, d’expulsion pour les étrangers après éventuellement déchéance de nationalité pour les binationaux). Il doit être exercé avec la plus grande fermeté, et le cas échéant renforcé, en coopération avec la communauté musulmane.

Les autorités religieuses doivent s’organiser pour former les imams et limiter le développement des franges les plus extrémistes en leur sein. Car l’islamisme radical provoque également un renoncement progressif à nos règles élémentaires de vie en société par une succession d’incivilités jusqu’à présent trop souvent passées sous silence, à l’image de ces salariés radicalisés qui refusent de serrer la main à leurs collègues femmes. Les règlements intérieurs des entreprises doivent aussi être modifiés pour exclure sans hésitation les actes d’incivilité religieuse.

Mais au-delà de la mise à l’écart des Imams et autres individus susceptibles de propager des idées islamistes, il faut aussi neutraliser l’arme Internet, qui est un élément clé dans le dispositif de Daech.

La cyberlutte contre le terrorisme doit devenir un élément central de la riposte citoyenne. Les moyens de cette lutte doivent être accrus, et son cadre juridique sécurisé.

Les budgets de la cyberdéfense et de la cybersécurité doivent être augmentés, afin  de renforcer les équipes dédiées, accentuer la formation et investir dans des technologies de traitement de données. Dans une logique d’écosystème, des équipes de chercheurs publics ou des universités doivent pouvoir être mobilisées pour contribuer au développement d’outils de pointe.

La cyberdéfense doit s’appuyer sur les mouvements citoyens tels qu’Anonymous. Leur action doit être encouragée mais surtout coordonnée à celle des équipes de cyberdéfense et cybersécurité, afin de pouvoir maximiser l’impact de la riposte.

Les potentielles barrières juridiques liées au droit commun de la CNIL doivent pouvoir, sous réserve d’audit et de validation par la représentation nationale, faire l’objet de mesures exceptionnelles de contournement dans le cadre d’enquêtes sur des personnes suspectées d’incitation au terrorisme ou la haine raciale, ou d’activités terroristes.

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