Proposition 4 – Renforcer la capacité de réaction citoyenne sur le terrain

L’attentat déjoué dans le Thalys a montré qu’une réaction sur le terrain pouvait sauver des dizaines de vies. Ces vies ont été sauvées grâce à la présence chanceuse de personnes formées au combat.

Il faut maximiser la capacité de réaction des personnes sur le terrain, dans la mesure de leurs formations et de leurs capacités.

Sous réserve de formation et d’aptitude, les policiers municipaux doivent pouvoir être équipés d’une arme légère, à l’image de leurs collègues de la Police Nationale.

Les policiers en civil doivent, sur la base du volontariat et après approbation de leur hiérarchie, être autorisés à garder leur arme de service individuelle sur eux, même lorsqu’ils ne sont pas en service. Cette demande a été effectuée par plusieurs syndicats de Police (Unsa Police, SCPN, Synergie). Cette mesure pourrait être étendue à d’anciens policiers formés, spécifiquement autorisés et assermentés, ainsi qu’à des militaires d’active ou de réserve formés au tir avec armes légères. Toutes ces autorisations doivent être attribuées à titre individuel, après vérification d’aptitude et pour une durée limitée renouvelable.

Les personnes travaillant dans la sécurité privée font maintenant l’objet d’une sélection extrêmement rigoureuse par le CNAPS (Conseil national des activités privées de sécurité), incluant l’absence de casier judiciaire et une enquête de moralité, et sont également formés par des organismes certifiés (CQPAPS). La loi permet maintenant à ces agents d’être armés. Les personnes ayant été jugées aptes à titre individuel doivent pourvoir progressivement être équipées avec des armes non léthales (taser, gaz lacrymogènes). Une phase de test pourra être menée avant extension générale de cette mesure.

Les autres citoyens doivent pouvoir, s’ils le souhaitent, être formés à réagir en cas d’attaque terroriste, y compris à des gestes d’autodéfense, de manière similaire aux formations existantes aux gestes de premiers secours (BNS) qui peuvent être également généralisées. Ils peuvent être également formés à la détection et l’identification de comportements suspects. Ces formations pourront être mises en place au sein des communes ou des établissements éducatifs, sur la base d’un contenu défini au niveau national.

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