Rendre aux citoyens l'énergie qui leur appartient

Renaud VIGNES
Renaud VIGNES

le 17/01/2019 à 19:06 Citer ce message

Relocaliser la production d’énergie
Principaux détenteurs des gisements en ressources renouvelables, quasiment tous les espaces ont la capacité à devenir des acteurs majeurs de la transition énergétique. La décentralisation énergétique est un levier central pour permettre un réel développement de l’économie sédentaire. Tout simplement parce qu’elle concentre les objectifs de pouvoir d’achat, d’emplois non-délocalisables, de souveraineté et d’efficacité énergétique et qu’elle est rendue possible par des progrès technologiques indéniables. Les énergies renouvelables sont l’avenir si elles sont inscrites dans la décentralisation énergétique. Cette relocalisation doit s'accompagner d'une implication forte des citoyens. Tous ceux qui le souhaitent doivent pouvoir se constituer en coopérative d’habitants pour réaliser sur leur territoire ce type de projets dont ils seraient les acteurs et les bénéficiaires. Les banques locales doivent pouvoir les financer, car le risque financier est très faible. Et, ce faisant, ces projets s’inscriraient dans la conception générale de relocalisation qui forme le modèle économique du futur.
Un article du Monde en date du 28 mai 2018 montre comment le Pays basque se trouve à la pointe de cette nouvelle souveraineté énergétique. Une société de production d’énergie a été créée (I-ENER), détenue majoritairement par les habitants volontaires. Elle développe un parc de panneaux photovoltaïques qu’elle pose sur les toits des édifices publics mis à disposition par les municipalités. L’objectif affiché par les élus est simple et clair : relocaliser la production d’énergie verte au Pays Basque en faisant appel au financement citoyen. Aujourd’hui, neuf projets ont été réalisés pour un investissement de 450 000 euros. Six autres vont l’être au cours de l’année 2018 et vingt-cinq supplémentaires sont à planifier.
La mise en place du modèle décentralisée de production et de consommation d’énergie a pour conséquence de générer des ressources financières au lieu d’en consommer. Et c’est la bonne exploitation de cette nouvelle richesse qui va entraîner les territoires dans un cercle vertueux. Ces nouvelles ressources vont permettre d’engager des programmes ambitieux de rénovation énergétique des bâtiments. On estime que plus de 15 millions de logements requièrent ce type de travaux. Ils sont parfaitement identifiés. Le lien avec le modèle circulaire de l’énergie vient du fait que le territoire dégagera d’autant plus de ressources qu’il consommera moins (puisqu’il épargne d'autant plus d’énergie). En conséquence, investir dans la rénovation énergétique, vient diminuer la consommation et augmenter les ressources. C’est un cercle vertueux : la grande partie de la richesse créée sera conservée dans le territoire. Par ailleurs, au moment où on peut raisonnablement s’inquiéter du déséquilibre structurel entre l’offre et la demande de qualification dans cette économie, il est très clair que les emplois ici créés relèvent d’une toute autre logique. La demande est facilement identifiable et n’est pas amenée à se modifier à court terme. En conséquence, l’offre peut être adaptée via des programmes de formation initiale ou continue. Les contraintes de l’accélération technocapitaliste en matière de formation ne joue pas sur ce marché.
Masson Thierry
Masson Thierry

le 17/01/2019 à 22:55 Citer ce message

Renaud ,
Tu as tout a fait raison et il faut aller plus loin , il faut faciliter les investissements en énergies renouvelables de tous types : éthanol , énergie solaire , , il faut aussi un gros programme d' hydrogène fabriqué par les centrales nucléaires et des éoliennes sur les aires d'autoroutes pour recharger les véhicules électriques .
Un grand emprunt citoyen national pour soutenir la transition écologique .
Renaud VIGNES
Renaud VIGNES

le 18/01/2019 à 07:25 Citer ce message

Masson ThierryRenaud ,
Tu as tout a fait raison et il faut aller plus loin , il faut faciliter les investissements en énergies renouvelables de tous types : éthanol , énergie solaire , , il faut aussi un gros programme d' hydrogène fabriqué par les centrales nucléaires et des éoliennes sur les aires d'autoroutes pour recharger les véhicules électriques .
Un grand emprunt citoyen national pour soutenir la transition écologique .

Toutes les énergies renouvelables bien sûr, mais le plus important c'est la décentralisation énergétique. Sinon ça ne marchera pas. Une partie doit rester centralisée (nucléaire par exemple), mais tout le reste doit appartenir aux habitants et aux entreprises.
Gilleron Philippe
Gilleron Philippe

le 19/01/2019 à 09:38 Citer ce message

Renaud ,
Tu as tout a fait raison et il faut aller plus loin , il faut faciliter les investissements en énergies renouvelables de tous types : éthanol , énergie solaire , , il faut aussi un gros programme d' hydrogène fabriqué par les centrales nucléaires et des éoliennes sur les aires d'autoroutes pour recharger les véhicules électriques .
Un grand emprunt citoyen national pour soutenir la transition écologique .

Pour cela, il faudrait que la fabrication des éléments (panneaux voltaïques, générateurs, électrodes, batteries...) soient produite plus régionalement (au moins en Europe) et surtout d'une façon indépendante de puissances étrangères (surtout de la Chine pour les terres rares). Cela impliquerait l'exploitation des nodules des fonds marins, ce qui n'est pas sans risque de détérioration de niche écologique que l'on ne connait pas suffisamment. C'est peut-être moins polluant que l'exploitation des mines ?
Cela devra aussi comprendre le traitement des batteries en fin de vie.
L'emprunt citoyen national, devrait prendre en compte c'est point là, pour soutenir dans le temps la transition écologique.
Renaud VIGNES
Renaud VIGNES

le 19/01/2019 à 10:10 Citer ce message

Attention à ne pas poursuivre la course folle vers toujours plus d'hyper technologie. On est en train de découvrir ce qu'il en coûte, à la fois en terme de dérèglement social et économique, mais bien évidemment aussi en terme de dégats pour la planète (alors qu'il était promis le contraire). Prenons exemple sur le Pays Basque qui applique des solutions simples, très décentralisées, impliquant les habitants et inscrites dans des logiques de boucles énergétiques territoriales associées à des programmes de maîtrise de l'énergie. En bref, on n'a pas besoin de linky mais d'innovations sociales pour rendre aux habitants ce qui leur appartient.

Répondre à ce message