Et l'Europe ?

Expat
Expat

le 15/01/2019 à 20:37 Citer ce message

UNE Europe plus UNIE qui EVOLUE pour devenir FORTE et au SERVICE: des Personnes et des Communautés; des Entreprises Locales et Mondiales; de la Planète.
UNE Europe qui ACCUEILLE, PARTAGE, ECHANGE avec les Autres
UNE Europe qui SOIGNE sans distinction de Revenus, qui FORME, CREE des emplois et AIDE ceux qui veulent bouger ET ceux qui ne veulent pas bouger.
UNE Europe qui COMBAT pour la LIBERTE: d'Aimer, de Bouger, d'Apprendre, de s'Informer, de Croire,
UNE Europe qui COMBAT pour le Suivi MONDIAL des MEILLEURES NORMES de respect de la SECURITE des produits et de l'alimentation, de la FINANCE Responsable, droit du TRAVAIL, de respect de l'ENVIRONNEMENT

ou bien nous aurons des petits pays à l'échelle mondiale, nations fermées, se regardant dans le miroir de leurs grandeurs passées, écrasées et sans capacité de communiquer d'égal à égal avec les pays continents. Sic transit gloria mundi
Ribes
Ribes

le 10/02/2019 à 23:36 Citer ce message

CREER DES EMPLOIS ET AUGMENTER LES SALAIRES.
FINANCER LES SERVICES PUBLICS,LA PROTECTION SOCIALE ET LA TRANSITION ECOLOGIQUE.

Jean Tirole,prix Nobel d’Economie écrit cette évidence:
«La globalisation met en concurrence, dans les secteurs non protégés (ceux soumis à la concurrence internationale),les salariés des pays à bas salaires et ceux des pays développés,offrant une chance aux premiers de sortir de la pauvreté,mais exerçant une pression à la baisse sur les salaires des seconds».

Il faut ajouter que cette « pression à la baisse »:
-touche également,par effet d'entraînement,les salaires et les autres revenus du travail dans les secteurs protégés
-s’exerce aussi sur la protection sociale (assurance maladie, retraites,politique familiale,etc..) ,sur les biens publics essentiels (sécurité intérieure et extérieure,éducation,santé, infrastructures etc..) et sur les politiques environnementales et de transition écologique des pays développés,puisque leur financement dépend,en grande partie,du niveau des salaires et des autres revenus du travail.
-est renforcée par la mondialisation qui a entraîné,compte tenu de ses règles actuelles,un chômage de masse dans la plupart des pays développés,et notamment en France,chômage qui touche notamment les personnes les moins qualifiées et pénalise à la fois le pouvoir d’achat et les dépenses publiques.
-est renforcée,à l’intérieur même de l’Union, par la concurrence des travailleurs détachés,des travailleurs clandestins et des travailleurs au noir et par l'ubérisation de certains services.

En effet cette concurrence est:
-inéquitable (normes sociales,environnementales,sanitaires et juridiques radicalement différentes)
-asymétrique (restrictions aux importations et aux investissements étrangers par certains pays émergents)
-déséquilibrée (excédents structurels des paiements courants de certains pays émergents au détriment de leur demande intérieure)
-et renforcée par le protectionnisme monétaire de la Chine.

De ce fait,elle entraîne non seulement le sous-emploi et la stagnation des salaires mais elle exerce aussi une forte pression à la baisse sur le financement des services publics,de la protection sociale et de la transition écologique.

Autrement dit,la concurrence entre les entreprises des pays européens et les entreprises de certains pays émergents constitue le principal obstacle pour:
-créer des emplois
-augmenter les salaires et autres revenus du travail
-mais aussi financer à hauteur convenable les services publics,la protection sociale et la transition écologique.

En bref,les règles actuelles de la mondialisation entravent le progrès social,environnemental et sanitaire des européens:il faut donc changer ces règles.

Le « Manifeste européen pour un juste échange »,développe ce point de vue et propose d’instaurer un « Juste échange » au niveau international,et une « Nouvelle politique commerciale commune » au niveau de l’Union Européenne.

Le « Juste échange » et la « Nouvelle politique commerciale commune » seraient fondés sur trois principes:
-la réciprocité
-l’équilibre structurel des paiements courants et la régulation monétaire internationale
-l’équité et le progrès social,environnemental et sanitaire.

La « Nouvelle politique commerciale commune » consistera à imposer une obligation de fabrication dans l'Union Européenne ou à contingenter ou taxer les importations dans l’Union Européenne de certains produits ou services provenant de pays:
qui pratiquent des restrictions à l’importation ou aux investissements étrangers
dont les Balances de paiements courants avec l’Union sont structurellement excédentaires ou qui pratiquent un protectionnisme monétaire
et qui ne respectent pas :
-les normes sociales fixées par l’ONU et par l’OIT
-et des normes sociales,environnementales, sanitaires et juridiques comparables à celles
de l’Union.

Cette proposition rejoint celle de Maurice Allais,prix Nobel d’Economie,pour un « protectionnisme raisonnable et raisonné ».Plus récemment elle est partagée par plusieurs économistes mais aussi par plusieurs dirigeants d’entreprises,y compris du CAC 40.

Rappelons aux européens qui refuseraient un tel protectionnisme que la Chine est bel et bien,et de très loin,le pays le plus protectionniste du monde. et que d’autres grands pays,dont les Etats-Unis, ne s’interdisent pas d’appliquer des mesures protectionnistes.

La reconstruction de l’Europe au lendemain de la 2ème guerre mondiale démontre qu’il est possible de contribuer au développement des pays émergents sans nuire à l’emploi des pays développés.Dans le cadre du Plan Marshall, les américains avaient transféré aux pays européens des capitaux et des technologies pour leur permettre de se reconstruire et de se hisser, en quelques années, à un haut niveau de développement. Mais ils avaient maintenu des barrières douanières pour ne pas ouvrir leur pays à une concurrence inéquitable (tout en y trouvant l’opportunité de favoriser leur croissance et leur emploi et de conquérir des positions durables dans l’économie européenne).
Ribes
Ribes

le 10/02/2019 à 23:48 Citer ce message

REPONSES EUROPEENNES AUX GILETS JAUNES.

Première revendication: vivre dignement des fruits de son travail.
D’où deux exigences:
-avoir un travail,c’est-à-dire un emploi
-percevoir une rémunération permettant de vivre dignement,en échange de ce travail.

Deuxième revendication:des services publics disponibles, efficaces et performants,une protection sociale de haut niveau face à la maladie,la vieillesse et les aléas de la vie,une transition écologique à la hauteur des défis environnementaux.
D’où un troisième exigence:
-financer les services publics,la protection sociale et la transition écologique.

Avoir un emploi.

En France : 6,5 millions de français sont en sous-emploi,dont 3,5 millions sans emploi.
En Europe :17 millions d’européens sont sans emploi.
En France,le sous-emploi coûte environ 80 milliards €/an:
-40 milliards € de dépenses publiques (indemnités,gestion du chômage,formation,etc..)
-40 milliards € en moins pour le PIB,d’où 20 milliards € en moins pour les finances publiques.
Une réduction de 50 % du taux de chômage (de 8,9% à 4,5 %) permettrait donc de:
-réduire les dépenses publiques d’environ 20 milliards €/an
-augmenter les recettes publiques d’environ 10 milliards €/an.
Le premier objectif est donc de créer les conditions du plein emploi.

L’une des solutions est de re-localiser dans l’Union Européenne la production de certains biens et services importés de pays émergents où les normes sociales,environnementales et sanitaires son radicalement différentes,entraînant d’énormes écarts de coûts de production (jusqu’à 7 ou 20 fois inférieurs,avec une productivité équivalente) et provoquant une désindustrialisation et un chômage massifs dans l’Union Européenne.

Pour ce faire,instaurer une nouvelle politique commerciale commune au niveau de l’Union Européenne,analogue à celles de la Chine et d’autres pays émergents,en imposant la production, totale ou partielle,dans l’Union Européenne et sous contrôle européen,de certains biens et services actuellement importés.

Cette nouvelle politique commerciale commune se justifiera en vertu de trois principes:
-la réciprocité
-l’équilibre structurel des paiements courants et la saine régulation monétaire internationale
-l’équité et le progrès social,environnemental et sanitaire.

Le « Manifeste européen pour un juste échange » développe ce point de vue et cette proposition.

Percevoir une rémunération permettant de vivre dignement.

Comme le fait remarquer Jean Tirole,prix Nobel d’Economie:
«La globalisation met en concurrence, dans les secteurs non protégés (ceux soumis à la concurrence internationale),les salariés des pays à bas salaires et ceux des pays développés,offrant une chance aux premiers de sortir de la pauvreté,mais exerçant une pression à la baisse
sur les salaires des seconds».

Il faut ajouter que cette « pression à la baisse »:
-touche également,par effet d’entrainement,les salaires et les autres revenus du travail dans les secteurs protégés
-s’exerce aussi sur la protection sociale(maladie,retraites,dépendance,handicap,chômage,famille,etc),sur les biens publics essentiels(sécurité intérieure et extérieure,éducation,santé, infrastructures, etc..) et sur la transition écologique des pays développés,puisque leur financement
dépend,en grande partie,du niveau des salaires et des autres revenus du travail.
-est renforcée par la mondialisation qui a entraîné,compte tenu de ses règles actuelles,un chômage de masse dans la plupart des pays développés,et notamment en France,chômage qui touche notamment les personnes les moins qualifiées,les plus jeunes et les seniors
et pénalise à la fois le pouvoir d’achat et les dépenses publiques.
-est renforcée,à l’intérieur même de l’Union, par la concurrence des travailleurs détachés,des travailleurs clandestins et des travailleurs au noir et par l'ubérisation de certains services.

La nouvelle politique commerciale commune,permettra de limiter la concurrence avec les salariés des pays émergents et de provoquer une tendance à la hausse des salaires et autres revenus du travail en se rapprochant du plein emploi.

Financer les services publics,la protection sociale et la transition écologique.

A mesure qu’on se rapprochera du plein emploi ,que les salaires et les autres revenus du travail augmenteront,les recettes publiques augmenteront et certaines dépenses publiques de protection sociale diminueront.
Comme mentionné plus haut,une réduction de 50 % du taux de chômage (de 8,9% à 4,5 %) permettrait de:
-réduire les dépenses publiques d’environ 20 milliards €/an
-augmenter les recettes publiques d’environ 10 milliards €/an
sans compter l’impact des hausses des revenus du travail sur les recettes publiques.
Ribes
Ribes

le 11/02/2019 à 00:14 Citer ce message

MANIFESTE EUROPEEN POUR UN JUSTE ECHANGE

SITUATION ECONOMIQUE ET SOCIALE DE L’UNION EUROPEENNE.

Avec 17 millions de chômeurs, 80 millions de pauvres, l’explosion du travail précaire, la stagnation des salaires et du pouvoir d’achat, l’apparition de travailleurs pauvres, l’effondrement des classes moyennes, le creusement des inégalités de revenus,les objectifs de plein emploi et d’amélioration du niveau de vie des européens ne sont pas atteints. Cette situation menace la cohésion sociale et la paix sociale au sein de l’Union.

Avec les surendettements publics (environ 15.000 milliards d’euros), financés aux 2/3 par des non-résidents, les déficits extérieurs de la majorité des pays de l’Union et les réserves de change colossales accumulées par certains pays émergents comme la Chine (plus de
3.000 milliards de dollars), l’objectif de croissance économique équilibrée de l’Union Européenne n’est pas atteint. Cette situation menace la cohésion économique et territoriale de l’Union et son indépendance économique vis-à-vis des pays tiers.

De tous ces maux, le chômage est le plus intolérable. Atteinte majeure à la dignité, à l’égalité des chances et à la liberté, le chômage est la première cause d’exclusion sociale, de pauvreté,de précarité et de désespérance, en particulier pour les plus jeunes et les chômeurs de longue durée. Le premier devoir économique et social des pouvoirs publics est de créer les conditions du plein emploi et de l’amélioration du niveau de vie de tous les citoyens.

De tous ces maux, l’énorme accumulation de réserves de change par la Chine, au détriment de sa demande intérieure, est le plus dangereux. En effet elle entraîne des risques de tensions et de conflits internationaux majeurs car elle offre à la Chine la capacité de contrôler,dans le monde entier:
-des ressources énergétiques et minières et des terres agricoles dont son territoire ne dispose pas en quantités suffisantes et qui seront nécessaires à son développement futur
-le capital d’entreprises occidentales susceptibles de lui apporter rapidement des marques, des réseaux de vente et d’après-vente et des technologies complémentaires
-des réseaux logistiques nécessaires à ses besoins d’importation et à sa capacité d’exportation (voir les Nouvelles Routes de la Soie).

Les dirigeants européens ont essayé de limiter ces maux et de maintenir la paix sociale par un recours massif aux déficits et aux surendettements publics mais la dégradation des finances publiques qui en est résultée compromet le maintien des systèmes de protection
sociale des Etats membres,leurs politiques en matière d’éducation, de santé ou de logement et leurs objectifs en matière de développement durable et de protection de l’environnement.

A court terme,les mesures de discipline budgétaire prises par les Etats surendettés ont aggravé les problèmes sociaux, sans parvenir à améliorer leur situation financière.

LA CONCURRENCE ENTRE LES ENTREPRISES DES PAYS DEVELOPPES ET LES ENTREPRISES DE CERTAINS PAYS EMERGENTS EST LA CAUSE PRINCIPALE DE CETTE SITUATION.

En effet cette concurrence mondialisée est asymétrique,déséquilibrée,renforcée par le protectionnisme monétaire de la Chine et inéquitable,freinant ou remettant en cause les progrès sociaux,environnementaux et sanitaires des pays développés.

CONCURRENCE ASYMETRIQUE.

De nombreux pays émergents imposent des restrictions à leurs importations (sous forme de parts locales,compensations,apports de technologies, obligations de production locale, fermeture des marchés publics) ou des restrictions aux investissements étrangers
(autorisation d’investissement, obligation d’association avec un partenaire local et limitation du pourcentage de participation).

CONCURRENCE DESEQUILIBREE ET RENFORCEE PAR LE PROTECTIONNISME MONETAIRE DE LA CHINE.

Les pertes d’emplois occasionnés par cette concurrence mondialisée auraient pu être compensées partiellement si les échanges de l’Union Européenne avec les pays émergents avaient été équilibrés : malheureusement ils sont très déséquilibrés avec certains pays,notamment la Chine, qui ont fondé leur croissance sur leurs exportations au détriment de leur demande intérieure et du pouvoir d’achat de leurs concitoyens, et qui ont préféré accumuler des réserves de change colossales en vue de leur développement futur.

La non-convertibilité du yuan et la fixation arbitraire de sa valeur par les dirigeants chinois aggravent la situation : la sous-évaluation du yuan constitue un protectionnisme de fait puisqu’elle revient à taxer les importations et à subventionner les exportations. Résultat : tous les pays européens sont en déficit avec la Chine.

Cette stratégie permet à la Chine d’accumuler des réserves de change colossales (plus de 3.000 milliards de dollars).Comme nous l’avons souligné plus haut (situation économique et sociale de l’Union Européenne),cette accumulation poursuit plusieurs objectifs stratégiques.Mais ces objectifs,parfaitement compréhensibles du point de vue chinois,entrent en contradiction avec les intérêts fondamentaux des peuples européens car ils font peser de lourdes menaces sur l’indépendance économique de l’Union Européenne et sont porteurs de risques majeurs de tensions et de conflits mondiaux.

Face à cette stratégie, l’Europe doit prendre toutes les initiatives et toutes les mesures nécessaires, dans le domaine commercial et dans le domaine monétaire, pour que les échanges commerciaux avec la Chine et les autres pays émergents soient structurellement équilibrés.

CONCURRENCE INEQUITABLE.

Des normes sociales(salaires,protection sociale,droit du travail),environnementales et sanitaires radicalement différentes:
-entraînent des coûts du travail de 8 à 20 fois inférieurs dans certains pays émergents (avec une productivité industrielle équivalente),d’où des délocalisations,des fermetures d’usines,une désindustrialisation massive et des pertes d’emploi massives dans l’Union Européenne.
-freinent,voire remettent en cause,les progrès sociaux,environnementaux et sanitaires des pays développés,compte tenu de la pression de la concurrence mondiale.

En effet,comme l’écrit Jean Tirole,prix Nobel d’Economie,«La globalisation met en concurrence, dans les secteurs non protégés (ceux soumis à la concurrence internationale),les salariés des pays à bas salaires et ceux des pays développés,offrant une chance aux premiers de sortir de la pauvreté,mais exerçant une pression à la baisse sur les salaires des seconds».

Il faut ajouter que cette « pression à la baisse »:
-touche également,par effet d'entraînement, les salaires et les autres revenus du travail dans les secteurs protégés
-s’exerce aussi sur la protection sociale(assurance maladie, retraites,politique familiale,etc..),sur les biens publics essentiels(sécurité intérieure et extérieure,éducation,santé, infrastructures,etc..) et sur les politiques environnementales et de transition écologique des pays développés,puisque leur financement dépend,en grande partie,du niveau des salaires et des autres revenus du travail.
-est renforcée par la mondialisation qui a entraîné,compte tenu de ses règles actuelles,un chômage de masse dans la plupart des pays développés,et notamment en France,chômage qui touche notamment les personnes les moins qualifiées et pénalise à la fois le pouvoir d’achat et les dépenses publiques.
-est renforcée,à l’intérieur même de l’Union, par la concurrence des travailleurs détachés,des travailleurs clandestins et des travailleurs au noir et par l'upérisation de certains services » .

PREMIERE PROPOSITION: FONDER LES ECHANGES COMMERCIAUX INTERNATIONAUX SUR TROIS PRINCIPES.

Le juste échange sera fondé sur trois principes:
-le principe de réciprocité permettra de lutter contre les conséquences économiques et sociales de concurrences asymétriques
-le principe d’équilibre structurel des échanges commerciaux permettra de lutter contre les conséquences économiques et sociales de concurrences déséquilibrées et du protectionnisme monétaire
-le principe d’équité sociale,environnementale et sanitaire et de progrès dans ces trois domaines permettra de lutter contre les conséquences économiques et sociales de concurrences inéquitables.

PRINCIPE DE RECIPROCITE.

Tout pays est en droit de restreindre l’accès à son marché à un autre pays qui restreindrait l’accès à son propre marché (restrictions aux échanges commerciaux ou aux investissements étrangers).

PRINCIPE D’EQUILIBRE STRUCTUREL DES ECHANGES COMMERCIAUX ET DE REGULATION MONETAIRE INTERNATIONALE.

L’absence d’un Système Monétaire International, définissant un étalon monétaire et régulant les valeurs relatives des différentes monnaies par rapport à cet étalon, impose le principe d’équilibre structurel des balances de paiements courants .

PRINCIPE D’EQUITE SOCIALE,ENVIRONNEMENTALE ET SANITAIRE ET DE PROGRES DANS CES TROIS DOMAINES.

La politique commerciale de l’Union Européenne devra tenir compte des différences radicales de ses normes sociales,environnementales et sanitaires avec celles des pays émergents pour ne pas entraver les progrès de l’Union dans ces trois domaines.

DEUXIEME PROPOSITION: INSTAURER UNE NOUVELLE POLITIQUE COMMERCIALE DE L’UNION EUROPEENNE RESPECTANT LES TROIS PRINCIPES ENONCES CI-DESSUS

La nouvelle politique commerciale commune consistera à imposer une obligation de fabrication dans l’Union Européenne ou à contingenter ou taxer les importations dans l’Union Européenne de certains produits ou services provenant de pays:
qui pratiquent des restrictions à l’importation ou aux investissements étrangers
dont les Balances de paiements courants avec l’Union sont structurellement excédentaires ou qui pratiquent un protectionnisme monétaire
et qui ne respectent pas :
-les normes sociales fixées par l’ONU et par l’OIT
-et des normes sociales,environnementales, sanitaires et juridiques comparables à celles de l’Union.

Cette proposition restera en vigueur aussi longtemps que les conditions ci-dessus subsisteront et qu’un nouveau Système Monétaire International ne sera pas mis en oeuvre,mettant un terme à l’arbitraire chinois en matière monétaire et à l’hégémonie du dollar.

Les normes sociales auxquelles il sera fait référence sont la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (articles 23 à 26) et le Pacte International relatif aux Droits Economiques, Sociaux et Culturels (articles 2 à 15) de l’ONU et les 8 Conventions Fondamentales de l’OIT.
Ces normes concernent notamment la liberté syndicale, la limitation de la durée du travail,les congés périodiques, les assurances sociales, l’éducation obligatoire et gratuite, le travail forcé, l’âge minimum d’admission à l’emploi, le travail des enfants.

Cette proposition rejoint celle de Maurice Allais,prix Nobel d’Economie,pour un « protectionnisme raisonnable et raisonné ».

Rappelons aux européens qui refuseraient un tel protectionnisme que la Chine est bel et bien,et de très loin,le pays le plus protectionniste du monde. et que d’autres grands pays,dont les Etats-Unis, ne s’interdisent pas d’appliquer des mesures protectionnistes.

La reconstruction de l’Europe au lendemain de la 2ème guerre mondiale démontre qu’il est possible de contribuer au développement des pays émergents sans nuire à l’emploi des pays développés.Dans le cadre du Plan Marshall, les américains avaient transféré aux
pays européens des capitaux et des technologies pour leur permettre de se reconstruire et de se hisser, en quelques années, à un haut niveau de développement. Mais ils avaient maintenu des barrières douanières pour ne pas ouvrir leur pays à une concurrence
inéquitable (tout en y trouvant l’opportunité de favoriser leur croissance et leur emploi et de conquérir des positions durables dans l’économie européenne).

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