fiscalité du travail

PIERRARD
PIERRARD

le 22/01/2019 à 12:01 Citer ce message

Je me lance sur le sujet de la fiscalité du travail, qui est bien trop lourde dans notre pays et incite surtout les employeurs à minimiser les salaires, voire même à les restreindre. C'est ce que j'ai moi-même constaté depuis de nombreuses années et alors que je suis en activité depuis 40 ans. Aujourd'hui les employeurs cherchent systématiquement à licencier les salariés qui touchent un bon salaire pour les remplacer par des employés certes moins qualifiés mais qui leur coûtent surtout moins chers. Un raisonnement à court terme qui explique que l'expérience professionnelle n'ait plus aucune valeur et qu'elle constitue même un handicap. Un comble alors que nous avons besoin de cadres qui ont de la bouteille pour tenir les rênes des entreprises et les empêcher de couler à pic. Rappelons également que c'est bien la valeur humaine qui font une entreprise et non pas un parc de machines informatisées ou pas. Les secteurs fragilisés (comme par exemple la presse) s'effondrent totalement. Et ce n'est sûrement pas la faute à internet contrairement à ce qu'on voudrait nous faire croire. Je constate moi-même les atermoiements des jeunes cadres qui ne savent pas quoi faire et qui sont usés au bout de 2 ans d'activité. Normal, ils n'ont jamais traversé le désert et ne savent pas comment s'y adapter. De plus, en faisant baisser les salaires, on gangrène la classe moyenne et la classe moyenne supérieure qui, à terme, deviendront une classe de travailleurs pauvres pour l'une et une classe à peine moyenne pour l'autre. Ces appauvrissements ont d'autres conséquences comme par exemple le refus de faire des enfants. Comment faire des enfants dans un monde qui vous indique que vous n'aurez pas l'argent pour les élever ? Ne faudrait-il pas inverser cette tendance en taxant au maximum les bas salaires alors qu'ils sont détaxés aujourd'hui par le biais d'aides fiscales accordées aux entreprises et qui sont souvent d'incroyables usines à gaz. Suivez mon raisonnement : si vous taxez fortement les bas salaires et que vous détaxez ces mêmes salaires au prorata et au fur et à mesure qu'ils augmentent, les employeurs préféreront donner plus d'argent à leurs salariés qui pourront ainsi dépenser plus et surtout vivre dignement. Cette règle ne concernerait pas les toutes petites entreprises qui démarrent et qui ont besoin d'air pour se développer. En revanche, les grandes entreprises et les grands groupes qui paient aujourd'hui le moins d'impôts y seraient assujettis. Une paix sociale garantie dans l'entreprise et dans le pays. Et rappelons que la TVA est l'impôt qui fait rentrer le plus de devises à l'état. Plus je consomme, plus l'état encaisse. De plus, ces mêmes salariés pourront eux-même payer des impôts. Bien sûr, cela nécessite des calculs effectués par des mathématiciens, sachant que la moitié des actifs touche le SMIC. Une catastrophe économique en vérité car non seulement les SMiCARDS n'arrivent pas à joindre les deux bouts alors que ce salaire avait été créé pour permettre à chacun de vivre avec un salaire digne. Mais en plus ils ne consomment pas et sont éligibles aux aides sociales qui sont aujourd'hui des nécessités absolus pour survivre. Un non-sens économique. D'autre part, il me semble nécessaire de remettre une taxe sur les produits de luxe comme c'était le cas précédemment. Voiture, fourrure, appartement au-dessus du million d'euros, joaillerie, champagne. Ces biens pourraient être taxés à concurrence de 30%.
Koris
Koris

le 22/01/2019 à 17:10 Citer ce message

Je comprend votre raisonnement et je suis d'accord avec vous sur les charges salariales trop fortes.

Cependant je vous propose une autre piste:
- Proposer le salaire complet (net+charges patronales+charges salariales). Ainsi ce que vous coûte votre salarié atterrit directement dans sa poche.
- Libre à lui de cotiser ensuite au système de retraite, santé, chômage de son choix (il pourra même rester à la sécu)

Pour les autres charges fiscales des entreprises, je propose de:
- supprimer toutes les aides, subventions, crédit d'impôts et instituts publics liés
- supprimer toutes les charges sur les entreprises
- alléger le code des impôts (les réformes de Macron n'ont pas diminuer les pages du codes du travail qui s'élève à près de 4000). Les suisse, danois, américains...nous montrent des exemples concrets.
pigeonvoyageur
pigeonvoyageur

le 27/01/2019 à 16:16 Citer ce message

variantes ou dit d'une autre facon, on supprime les taces à l'activité ou aux actifs de l'entreprise et on reporte tout sur le bénéfice distribué
> si l'entreprise a moins de taxe, au pire elle le trransformez en benefice : on l'impose pour recuperer l'equivalent
> au mieux elle reinvestit et se consolide, moins de faillite d'entreprise, moins de chomage.

on contrôle un peut plus les dirigeants et leur notres fe frais pour limiter les abus de bien sociaux surtout dans bon nombre de petites strucures ou d'independant

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