reponse à la lettre aux français

archi64
archi64

le 12/02/2019 à 19:42 Citer ce message

Comment pourrait-on rendre notre fiscalité plus juste et plus efficace ? Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ?
La fiscalité est le moyen de repondre à la mise en œuvre des actions publiques que nous esperons.
Ceci dit ,nous sommes arrives maintenant à un refus de l'impot parce que le niveau de prélèvement est devenu insupportable, et ce phenomene est irréversible parce que la confiance est définitivement rompue.
Les pouvoirs en place essaient de rappeler la liaison obligatoire entre service au public et prélèvements ,mais ceci ne fonctionne plus... c'est trop tard.
Il faut dire que depuis 40 ans ,notre systeme politique pratique « l'illusion fiscale », théorie economique bien connue consistant à effectuer un saupoudrage fiscal sur un maximum de gens afin de pouvoir surevaluer les prelevements sans quepersonne puisse en faire rationnellement le total.
il est pourtant simple : ne parlons pas impot, parlons depenses ; elles representent ,toutes actions publiques -et para,publiques( toutes societes para publiques de droit privees mais in fine financées sur affaires publiques)-, presque les 2/3 de notre economie..

une fiscalite plus juste, c'est d'abord une fiscalite plus claire,il faut que le prelevement se voit et sois conscient et volontaire : il faut donc tendre vers un nombre réduit d’impots et donc identifiables.
De meme ,il faut rendre public le cout -réel,analytique (tous frais confondus -salaires,equipements ,couts bureaux,etc)de chaque action de l’etat.

A titre d’exemple, la construction d’un batiment public coute 1,5 fois le prix du seul bati,le reste etant les honoraires et frais divers. C’est le cout annoncé par la puissance publique , mettons 12M€ht pour une EPAHD de 80 lits, mais sans y compter le cout de ses propres services qui ont contribué -sur plusieurs années – à l’elaboration du service. … soit peut etre plus de 15M€ht..cout réel à comparer avec d’autres solutions .
Le public pourra juger si le service rendu est à la hauteur....et faire alors les choix prioritaires.
Ou poser la question évidente de la necessite d'un impot efficace, ce qui ,à mon avis ,est le probleme.
L'etat ne doit pas devenir une entreprise dans ces choix d'actions qui sont bien evidement politiques, par contre , l'application quotidienne de l'action publique devrait etre ,au contraire de ce qu'elle est , etre encore plus efficace que dans une entreprise,(un patron peut choisir de « laisser courir », pas l'agent de l'etat car l'argent public est « sacre ») ; ceci ne peut se faire que dans une redefinition complete des missions des agents de l'etat, bien sur à l'aune des principes de responsabilite/solidarite/confiance precedement énoncés( nous verrons que ceci pose bien evidemment le probleme de l'organisation de l'etat et du statut de ces agents).

La question Quels impôts faut-il à vos yeux baisser en priorité ? Est mal posée… peut etre volontairement.
Un impot efficace et clair, et des choix d'actions redefinies vers les seules fonctions regaliennes de l’etat, aboutira necessairement à la baisse de l’impot.
Actuellement , dans le systeme de prelevement/depenses sectorisées à outrance, il n'y a que des depenses supplementaires à faire ...puisque tout va mal !

Quelles sont les économies qui vous semblent prioritaires à faire ?
Faut-il supprimer certains services publics qui seraient dépassés ou trop chers par rapport à leur utilité ? À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?
« services publics » est le mot « magique » à l'origine de tout- de nos pensées et de nos malheurs-
le service public n'existe pas, seul doit etre pris en compte « le service au public » .
A t’on besoin du service public pour rendre un service au public ?
A t’ on besoin que l'agent « executeur » fasse partie d'un service public , protege par un statut garatissant son independance d'action (dont il n'a pas besoin puisqu'il est executant) ?
Il faut au contraire d'urgence, supprimer tous les statuts pour garantir la responsabilite (donc aussi les fruits salariaux de cette responsabilite), des agents indispensables au « service au public »,alors la fonction de « salariés de l’etat » pourra redevenir motivante. Pour les missions de simple execution , l’état n’ayant jamais été réputé pour sa bonne gestion, il ferait surement mieux de sous traiter ce type de missions.
D’une manière generale,on peut penser que l’etat devrait etre un bon « acheteur » plutôt qu’un gros employeur.
Le cadre philosophique des questions énoncées est révélateur de l'endoctrinement à l'etat providence qui nous regente depuis l'apres guerre .
À l’inverse, voyez-vous des besoins nouveaux de services publics et comment les financer ?
Nous depensons, donc il faut les prélévements correspondants. Ce raisonnement sans fin nous a mene à 66% de prelevements et un sentiment de services publics insuffisants.
Qui sommes nous, quelle richesse acceptons nous de produire, quelle part de ces richesses acceptons nous de deleguer à l'action collective, donc avons nous les moyens de nouveaux services publics me paraitrait un raisonnement plus sain.
Comment mieux organiser notre pacte social ? Quels objectifs définir en priorité ?
C'est bien de cela qu'il s'agit: une redefinition de notre pacte social à l'aune des principes de responsabilite, de solidarite et de confiance.
Mais nous ne leurrons pas du dysfonctionnement et du cout de l'action publique : il profite largement à ceux qui en vivent, à tous les étages du système...
Les reformes d'efficacite n'ont donc que peu de chances de voir le jour, sauf qu'aujourd'hui, le financement de ce systeme porte sur des « producteurs » de moins en moins nombreux...ce qui rend la reforme malgré tout imminente
Reduction du nombre d’impots
Comptabilité analytique des actions de l’état
Suppression des statuts
Recentrage des actions de l’etat dans le seul domaine regalien
LaJour
LaJour

le 19/02/2019 à 16:18 Citer ce message

Assez d'accord avec vous. En particulier sur le fait que certaines actions pourraient se faire par le privé doté d'un contrat de service public avec l'État. Et notamment il est anormal que les HLM soient construits par des organismes publics ou parapublics au lieu de l'être par des organismes privés.

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