Réduction du nombre d'agences pour plus d'efficience

Xayaphoummine
Xayaphoummine

le 04/01/2019 à 10:41 Citer ce message

A mon sens la France est un pays efficace mais pas efficient. Ceci explique le pourquoi nous avons les meilleurs services publics, mais aussi pourquoi ils nous coutent beaucoup si cher au regard du service perçu.
En ne regardant que le secteur particulier des organismes avec lesquels j’interagis ou j’ai interagis à ce jour dans le domaine du conseil aux entreprises innovantes et de croissance, on retrouve pas moins de vingt-et-un organismes financés directement ou indirectement par l’état et les collectivités. Chacun d’eux à un sens, mais tous ensemble, ils sont la plupart du temps redondant pour 80% de leurs services deux à deux et il faut souvent en cumuler plusieurs pour avoir une réponse complète à ses interrogations. Voici ci-bas une liste non exhautive de ses organismes et services qui tous adressent les sociétés innovantes :
1. Clusters de laboratoire de recherche
2. Cluster de laboratoire d’excellence : LabEx
3. Ecole Universitaire de recherche
4. Société d’accélération de transfert de technologie : SATT
5. Centre de transfert de technologie (CRITT, Institut Carnot,…)
6. Institut hospitalo universitaire
7. Incubateurs
8. Accélérateurs
9. Organismes de support à l’innovation thématique (Captronic,….)
10. Clusters French Tech
11. Pôles ruraux
12. Pôles nationaux
13. Pôles régionaux de compétence
14. Pôles de compétitivité
15. Clusters et Associations professionnelles thématiques (Aria alimentation, etc….)
16. Agence de développement territoriale
17. Agence de développement à l’international
18. Chambre des métiers
19. Chambre du commerce et de l’industrie
20. Pépinières d’entreprises
21. Syndicat professionnel
- …(j’en oublie sans doute)

Auquels s’ajoutent les organismes incontournables :
- BPIFrance
- Business France
- Les départements économiques des régions
- L’URSSAF

En tant qu’ancien de ce réseau et ancien directeur d’opération d’une start-up mon sentiment est clair : aucun organisme n’est capable de répondre aux questions d’un entrepreneurs. Chacun a un bout de la réponse globale et il faut cumuler près de 3 à 7 organismes différents, ayant des procédures différentes, des dossiers différents, des délais différents, et qui se recoupent parfois jusqu’à 80% dans leur demande et leur réponse, pour pouvoir in fine obtenir une réponse complète à votre question de départ. Et enfin pouvoir mettre en œuvre les actions qui en découlent. Cela vient moins de la compétence des équipes que des missions et des périmètres d’interventions qui leur sont donné.
En plus d’être sous-employé, ces structures sont petites et donc ne proposent pour la plupart aucune évolution de carrière, induisant un turn-over des équipes. Elles ont toute une structure administrative et de support (marketing, communication, etc…), induisant un taux d’encadrement plutôt élevé. Du coup, pour limiter les coûts, les moyens qui y sont alloués sont faibles induisant une sous-efficacité des services supports.
Si ajoute que chaque structure étant financée par la puissance publique, y siège à leur conseil un représentant de ces instances.
Il serait bon de regrouper une grande partie de ces organismes sous 3 à 5 pavillons régionaux ou nationaux, offrant une taille critique, des évolutions de carrière possible, un support administratif qui ne représente pas 50% de la masse salariale et des experts en capacité de répondre en pool sous un seul process aux questions des dirigeants. Cela n’exclus pas d’avoir en leur sein, des départements thématiques. Tout cela pourrait amener à des économies de fonctionnement, tout en améliorant les services pour les entreprises.
Je suppose que ce qui est vrai dans le domaine économique de l’innovation l’est aussi dans le logement, l’écologie, le social, l’éducation (avec la démultiplication des acteurs financeurs).

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