Emploi actualisation - il faut baisser les charges sur tous les salaires

BC55
BC55

le 30/10/2018 à 17:20 Citer ce message

Le paragraphe précédent n'est plus d'actualité. Les gouvernement de Hollande puis celui de macron ont fait des réformes : CICE et transformation à venir du CICE en baisse des charges sociales. Ils s'appliquent pour les salaires qui vont de une fois le smic à 2,5 fois le smic.
En fait ces mesures ne sont pas satisfaisantes et sont devenues une aberration économique. pourquoi ?
1) les mesures en faveur des personnes peu qualifiées ne datent pas de Hollande. Dès 1993 Balladur prend des mesures d'atténuation des charges trop élevées sur les bas salaires. Puis Fillon les complétera en 2003 et enfin Hollande et Macron. Pour quel résultats ? le chômage des non qualifiés augmente.
2) La France est une économie développée qui ne peut concurrencer les autres pays et notamment les pays en voie de développement par des services ou produits générés par des non qualifiés.
3) la formation professionnelle est insuffisante en France. les raisons sont multiples entre autres parce qu’elle est mal organisée, source de gaspillage énorme et coûtent un argent fou aux entreprises.
4) ce sont les cadres, techniciens, ingénieurs, ouvriers qualifiés qui tirent la croissance et donc principalement le travail non qualifié. Mais les charges qui pèsent sur les qualifiés ne bougent pas et donnent à la France un défaut de compétitivité en terme de coût accentué par les 35H (qui n'existent nulle part ailleurs). Les entreprises à personnel majoritairement qualifié délocalisent depuis plus de 10 ans donc (laboratoires, bureaux d'études, ingénieries, usines de produits complexe, ..) ou font faillite. Le personnel qualifié va tenter sa chance à l'étranger et ceux qui restent sont découragés.
5) vous trouverez deux articles intéressants à ce sujet après mon introduction
Depuis la mise en place du CICE, je ne cesse de penser que cette mesure est insuffisante pour créer de l’emploi en nombre et durablement.
Outre ces effets pervers d’attirer tous les salaires vers le bas, elle ne règle que marginalement l’insuffisant manque de compétitivité des entreprises produisant en France.
Les articles que je vous fais parvenir montre avec de bons arguments qu’il est nécessaire pour créer durablement de l’emploi en France de baisser les charges sur tous les salaires et non jusqu’à 2,5 fois le smic. Bien évidemment ce ne sera pas suffisant pour ré industrialiser et faire baisser le chômage durablement.
Un an après la mise en place du CICE, j’ai écouté, à la radio, par le plus grand des hasards son promoteur Louis Gallois (ancien président d’EADS). Il indiquait qu’après avoir fait des simulations avec ses modèles macro-économiques, baisser les salaires jusqu’à 3,5 fois le smic créerait plus d’emplois qu’avec la limite des 2,5.
J’ai le sentiment en étant sur le terrain qu’il ne faut pas donner de limite à cette baisse des charges. Cela n’existe pas ailleurs en Europe. Il faut ajouter que la moyenne européenne pour les charges patronales est d’environ 34% et pour les charges salariales d’environ 15%.

https://entrepreneurs-pour-la-france.org/Les-impasses/La-fuite-sociale/article/Ne-pas-supprimer-le-plafonnement-des-allegements-de-charges-est-une-grave-erreur-economique-et-sociale
https://www.lopinion.fr/edition/economie/toujours-plus-d-impots-industries-en-2019-chronique-frederic-gonand-166501
TdB92
TdB92

le 06/11/2018 à 23:06 Citer ce message

Tout à fait intéressant et partagé.
Notamment pour le déplafonnement d'un multiplicateur du SMIC pour la réduction des charges mais aussi l'exclusion de charges ne concernant pas directement l'entreprise et/ou le salarié : allocations familiales. Évidemment cette réduction de charges/cotisations est limitée par la capacité à maintenir les avantages sociaux correspondants
Cependant nombre d'entreprises qui ont délocalisé reviennent.
La formation professionnelle est aussi complètement à revoir. C'est une pompe à finance des syndicats. Il conviendrait que ces derniers soient rémunérés par un chèque syndical donné à chaque salarié.

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