Si notre pays a l’un des meilleurs systèmes de santé au monde, le sujet reste une préoccupation majeure pour les Français,  inquiets de la capacité de la nation à financer un système coûteux. Ce d’autant plus que nos concitoyens consomment 40 % de médicaments de plus que la moyenne des pays voisins.

Or si en matière sanitaire (espérance de vie à la naissance, taux de mortalité infantile etc.), la France continue à enregistrer des résultats satisfaisants, cette politique a un coût élevé : 11 % de son PIB contre une moyenne de 9 % pour les pays développés, un coût en augmentation constante lié au vieillissement de la population.

Notre système est bancal, tiraillé entre un modèle de financement socialisé et une organisation des soins à la fois publique et privée. Il souffre également d’une sur-administration liée à une accumulation de textes législatifs qui engendre des gaspillages et une qualité de service dégradée. Il doit enfin faire face à un enjeu fort d’accès aux soins lié au développement des déserts médicaux.

Nous prônons une politique de santé respectueuse des principes fondateurs du modèle social français, c’est-à-dire capable de garantir l’accessibilité aux soins pour tous, en finançant une part des dépenses. Mais elle doit être plus efficiente et veiller à ne pas permettre une surconsommation d’actes et de produits, préjudiciable pour la santé publique et trop coûteuse pour la société. Nous souhaitons voir émerger un système de santé qui agit efficacement contre les problèmes des déserts médicaux et qui permet aux médecins de retrouver leur place centrale.

 

N.B. : ce texte n’est qu’une brève présentation de nos orientations sur ce sujet. Nos commissions thématiques travaillent actuellement à l’élaboration de propositions concrètes qui seront mises en ligne progressivement pour être débattues sur notre plate-forme collaborative.