Diviser le chômage par deux, en finir avec le chômage de masse et créer 2 millions d’emplois

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Notre pays, gagné depuis trente ans par le syndrome « peur, protection, paralysie », est en train de multiplier les exclus, de se scléroser, de s’immobiliser et de se déliter sous le poids du chômage de masse. Les réformettes sont nombreuses, mais sans toucher aux points de blocage essentiels.

Or nous sommes convaincus de l’immense potentiel de la France. Nous avons toutes les cartes en main pour résoudre les problèmes auxquels notre pays fait face, et devons agir dès aujourd’hui pour réformer en profondeur notre modèle afin de renouer avec une dynamique vertueuse de création d’emploi qui permette, enfin, de réconcilier solidarité et prospérité.

Le chômage de masse paralyse l’ensemble de la société

La France compte près de 3 millions de chômeurs 1 sans aucune activité, soit 11 % de la population active – contre 5,3 % en Allemagne et 7,8 % en Suède. 9 millions de personnes vivent avec moins de 1 000 euros par mois. Ce sont autant de personnes exclues d’une société qui n’assure plus l’égalité des chances, la première des injustices sociales. Au-delà de la conjoncture économique, il y a bien un problème spécifique à notre pays ! Les Français subissent le sur-chômage depuis 30 ans, faute de responsables politiques ayant eu le courage de mettre en œuvre les indispensables réformes du marché du travail, du système éducatif, de la formation tout au long de la vie… Les 400 000 offres d’emploi non-pourvues chaque année illustrent l’essoufflement et l’inefficacité de notre système de retour à l’activité.

Cette situation est dramatique. Nombre de nos entrepreneurs, désabusés, baissent les bras, ou développent des projets hors de France et exportent notre potentiel de croissance. Nos entreprises asphyxiées par une des fiscalités les plus lourdes au monde, sont les moins rentables d’Europe et n’ont plus les moyens d’investir pour continuer à se battre dans la mondialisation. Même les leaders mondiaux dont nous pouvons être fiers commencent à adopter de telles stratégies de délocalisation : départs de comités exécutifs, de Conseils d’administration, fusions avec des sociétés étrangères, etc.

Notre modèle protecteur rigidifie toute la société à force de vouloir la protéger par toujours plus de réglementation

Cette volonté de tout protéger, omniprésente, aboutit paradoxalement à nous fragiliser :

  • A force de coups de pouce, le SMIC dont l’intention louable est de protéger les plus faibles, atteint un coût total trop élevé : 62 % du salaire médian, contre 45 % dans les autres pays d’Europe qui ont opté pour un salaire minimum.
  • Nos entreprises, ne peuvent pas maîtriser l’ensemble des dispositions d’un Code du Travail de 3 500 pages, incluant une jurisprudence totalement instable de la Cour de Cassation : 30 nouveaux arrêts par jour, dont 16 annulant les jugements en appel 2.

Le dialogue entre employés et employeurs, censé assurer solidarité et protection, est englué dans un formalisme qui ne protège plus rien ni personne, mais qui ralentit les ajustements indispensables :

  • Les indemnités minimales de licenciement sont trop faibles pour rassurer les salariés anxieux de tomber dans la précarité. Le recours aux prud’hommes devient alors trop systématique, avec des conséquences parfois très lourdes.
  • Les plans de licenciement, sont si formels et si procéduriers, qu’à part compliquer et ralentir les restructurations auxquelles l’entreprise est contrainte, ils n’apportent aucune protection aux salariés licenciés.
  • Le dialogue social, indispensable à la bonne marche des entreprises, ne fonctionne pas dans notre pays car d’une part il est mené par des syndicats qui rassemblent bien trop peu d’adhérents (salariés comme employeurs) pour être représentatifs, et d’autre part car le monde syndical fonctionne en vase clos, avec des pratiques et des financements peu transparents qui les coupent du plus grand nombre des travailleurs.

Qui peut encore avoir le courage d’embaucher quand le licenciement est si lourd et si coûteux ? Plus le licenciement est difficile, moins l’embauche est une priorité pour l’entreprise, et donc plus les salariés sont prêts à tout pour conserver leur emploi, par peur de tomber dans la précarité. Le résultat, c’est une France à deux vitesses, avec d’un côté des salariés en CDI surprotégés, de l’autre des jeunes et des seniors condamnés aux contrats précaires, CDD, stage et intérim. Et en cas de licenciement, Pôle Emploi agit plus comme un amortisseur de choc que comme un tremplin vers un nouveau métier, cette agence n’étant pas faite pour encourager le retour à l’emploi. Au contraire, la protection des chômeurs est telle dans notre pays que l’incitation économique au retour rapide à l’emploi est devenue quasi nulle.

De tels blocages devraient au moins être compensés par une formation efficace tout au long de la vie, pour faire de l’égalité des chances non plus un discours creux, mais une réalité concrète. Or la formation professionnelle n’est pas orientée vers les réalités immédiates et à moyen terme du marché du travail.Les formations sont principalement utilisées par ceux qui sont les mieux armés (les cadres disposant d’un emploi), et au contraire inaccessibles pour ceux qui en ont le plus besoin : les moins qualifiés, les demandeurs d’emploi.

A cause de ces nouvelles lignes Maginot, la fracture sociale explose, frappant en premier lieu les plus fragiles d’entre nous. Il est temps de réagir, de changer les règles du jeu et de pratiquer la solidarité tout en libérant l’économie et responsabilisant les Français !

Nous pensons que le chômage n’est pas une fatalité, que les emplois publics ou aidés ne sont pas la solution, car ils contribuent à aggraver un peu plus la situation d’un pays, déjà champion du monde d’une dépense publique qui menace aujourd’hui l’économie d’asphyxie fiscale. Nous devons aider les créateurs d’emplois, les PME, les entrepreneurs, les artisans, les commerçants et les professions libérales.

L'objectif :

Créer plus de 2 millions d’emplois en 5 ans en réintégrant les exclus par le travail, et en tirant parti des atouts considérables de la France dans la mondialisation.

Atteindre cet objectif demande d’agir en parallèle et de manière décisive sur deux enjeux complémentaires :

  • Réinsérer d’urgence les exclus dans la société, par le travail, et leur permettre d’acquérir des compétences nouvelles (propositions 1 à 3)
  • Créer des emplois à forte valeur ajoutée en tirant parti des atouts de la France dans la mondialisation (propositions 4 à 6).

Nous évaluons à plus de 2 millions le nombre d’emplois qui peuvent être créés 3 :

  • un million d’emplois en rendant l’économie française plus créatrice d’emploi à niveau constant, ce grâce à une baisse massive des charges focalisée sur les plus fragiles (proposition 1)
  • un autre million en libérant l’économie et en donnant la chance aux entreprises françaises de rivaliser avec leurs voisines. (propositions 2 à 6)

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    AURELIA MOUCHET, 4 décembre 2014 à 12 h 41 min  

    Croire qu’il suffirait de supprimer les charges sociales sur les bas salaires pour créer 2 millions d’emplois est tout à fait utopique.
    Ce n’est pas parce que l’on améliore l’offre que l’on crée la demande. Mon mari et moi connaissons de très nombreuses entreprises privées : aucune entreprise du secteur concurrentiel (privé) n’emploiera une personne uniquement parce que ce n’est pas cher. Elle embauchera en fonction de son carnet de commande ou si elle espère créer un nouveau produit ou concept ; si elle n’a pas de besoin, elle ne fera jamais l’effort d’augmenter son effectif. Depuis des années, il y a des réductions sur les bas salaires et des contrats aidés : cela n’a jamais réduit de manière significative le chômage des personnes non qualifiées. Les contrats, CEI, emplois d’avenir n’ont jamais marché ; il n’y a que l’état, les collectivités locales, les entreprises vivant de subventions qui les ont utilisés. En outre, il y a déjà de nombreuses niches fiscales qui permettent de se faire rembourser les charges sociales. Ces mesures ont certainement réduit le travail au noir mais pas le chômage. Et on constate encore que les emplois pénibles sont occupés par des étrangers (surtout en région parisienne pour les femmes de ménage, les ouvriers du BTP). Donc ne croyons pas au père Noel bien que l’on soit en décembre : supprimer les charges sur les bas salaires n’aura pas d’incidence sur l’emploi ; par contre cela aura un impact négatif sur nos déficits car on perdra les cotisations sur les 1,9 million de smicarts (environ 10 milliards)
    Les ouvriers indiens, africains sont rémunérés quelques dollars par jour. Même si on multiplie ce coût par 3 (pour tenir compte du coût de transport et surtout de celui des bakchichs, de la corruption locale), il faut constater que l’on ne peut pas être compétitif.
    Quand on parle de bas salaire, on pense surtout aux personnes qui n’ont pas de qualification. Notre système éducatif génère par an 150 000 personnes sans qualification professionnelle et à ceux-là il faudrait rajouter les étudiants diplômés de matières dont le secteur n’a aucun débouché. En 10 ans, c’est certainement plus de 2 millions de jeunes qui se trouvent sur le marché de l’emploi sans réel futur. Ce n’est pas par une baisse de charge que le problème de chômage sera résolu.
    Un autre aspect ne doit pas être négligé : pour embaucher, il faut être optimiste et avoir confiance en l’avenir. Les perpétuels changements réglementaires, les augmentations fiscales crée un contexte incertain peu propice à l’emploi.
    Il faut simplifier le code du travail, avoir une réelle flexibilité dans l’embauche, améliorer la formation, l’éducation, baisser les charges pour toutes les catégories….ou alors il faut attendre le déluge…les ventres affamés trouveront bien moyen de se tirer d’affaire.

    DUJARDIN Jacques, 4 décembre 2014 à 11 h 49 min  

    Bonjour,
    j’ai regardé l’émission ITELE hier soir sur sa fin.
    J’ai compris au bout de la troisième prises de parole d’isabelle bordry représentée NOUS CITOYENS, car indiqué sur l’écran.
    Il me parait important de répéter ‘Chez nous citoyens » avant de répondre aux questions. .
    Bon courage d’un convaincu de la sortie de UMP/PS MEDEF/SYNDICAT

    DUJARDIN Jacques, 4 décembre 2014 à 11 h 44 min  

    Bonjour,j’airegardél’émissionITELEhiersoirsursafin.J’aicomprisauboutdelatroisièmeprisedeparoled’isabellebordryqu’ellereprésentaitNOUSCITOYENS,carindiquésurl’écran.Ilmeparaitimportantderépéter’Cheznouscitoyens »avantderépondreauxquestions.Etpeutêtreunpeuplusagressif.Boncouraged’unconvaincudelasortideUMP/PSMEDEF/SYNDICAT.JD

    Claude DELAFORGE, 4 décembre 2014 à 4 h 06 min  

    Pour l’État, tirer une part importante de ses ressources de la TVA pouvait peut-être se justifier en période de plein emploi. Actuellement, c’est devenu un frein ; en effet, qu’est la « Valeur Ajoutée » sinon essentiellement du « travail ».
    Il me semble qu’il faudrait progressivement remplacer la TVA par une taxe sur les matières premières non-renouvelables (hydrocarbures gazeux, liquides et solides, minerais : fer, bauxite, uranium, etc. ).
    Il faut taxer ce qu’on veut protéger, pas ce qu’on veut développer !

    Dominique GELMINI, 17 novembre 2014 à 15 h 17 min  

    Aujourd’hui tout ce qui intéresse nos politiques, c’est de ne pas être pris en défaut. On crée des entretiens individuels (très utile) puis des entretiens professionnels (pourquoi pas) mais qui doivent être séparés des premeirs….et avec amende si ce n’est pas fait dans les règles de l’art (de l’administration française !) Ce côté punitif, manque de confiance est devenu permanent. On doit se jusitifer de tout, tout le temps, comme si tous les entrepreneurs méprisaient leurs salariés. Ne pourrait on pas crier haut et fort que ZOLA est mort. La France est un pays moderne, dynamique, mais dont tous les avantages sont jetés au tapis par une administration trop présente, trop gouvernante.
    Lacher les TPE et TPI, les PME et PMI, laisser tous ces français fiers de leur travail le partager, le vendre au sein des collèges et des lycées,. Cassons la barrière du privé et du public, personne n’est un ennemi, nous sommes tous des citoyens français et fiers de l’être.
    Virons tous ces technocrates et autres décideurs tueurs d’emploi et de dynamique.
    REVOLTONS NOUS, mais dans le calme, en faisant connaitre notre mouvement @nous citoyens !

    josette DAUTRICHE, 13 novembre 2014 à 22 h 15 min  

    Beaucoup de travailleurs indépendants, commerçants, artisans auraient volontiers besoin de main d’oeuvre, mais ils ont peur d’embaucher. Etre employeur dans notre pays est quelque chose de trop compliqué et de trop coûteux. Les contraintes sont nombreuses. Si le chiffre d’affaire baisse se séparer d’un salarié devient le parcours du combattant, avec la peur de se retrouver devant le conseil des prud’hommes. Ce dernier sanctionne la plupart du temps l’employeur au profit de son salarié. Devant ces innombrables difficultés le travailleur indépendant préfère travailler 60 heures par semaine plutôt que d’embaucher. C’est bien regrettable mais tout le temps que nos politiques seront complètement déconnectés de la réalité, nous n’arriverons à rien…..

    Dominique GELMINI, 17 novembre 2014 à 15 h 03 min  

    @cyprien, vous avez tout à fait raison, la formation aux métiers de l’artisanat n’est pas considérée comme une chance, mais comme une punition. Alors que créer, travailler pour développer sa propre entreprise est ce qu’il y a de plus valorisant pour les jeunes. C’est tout notre système de formation, notre regard sur le travail, et surtout sur l’éducation nationale qui est à poser, afin de créer un véritable parcours professionnel pour chacun d’entre eux.

    Pierre TARISSI, 17 novembre 2014 à 9 h 37 min  

    Bonjour Cyprien et Josette, Bonjour à toutes et à tous,
    Entre 1880 et 1960, il y avait dans des villes françaises moyennes, une vingtaine d’établissements modernes et en avance, les Ecoles Nationales Professionnelles. Elles recrutaient beaucoup parmi les meilleurs des petits paysans de 10-12 ans, élèves des hussards noirs de la République. Elles ont formé des générations d’excellents techniciens, avec leur enseignement pratique et leur discipline de fer (internat, uniforme …).
    Aujourd’hui, elles sont remplacées par les « lycées professionnels » qui recrutent les élèves largement en échec dans le « collège unique ».
    Amitiés,
    Pierre

    Cyprien Benezet, 16 novembre 2014 à 22 h 14 min  

    On a aussi un problème avec l’alternance et l’apprentissage en France. C’est une des clés de l’efficacité allemande dans le faible chômage des jeunes. Hélas notre système dévalorise ces métiers et pousse dans ses voies les seuls enfants qui sont en phase d’échec scolaire. Certains bons élève, ayant cette vocation, se voient interdire l’accès à ces métier au motif qu’ils sont trop brillants pour… Résultat ces filières sont tirées vers le bas, les employeurs ne trouvent pas d’enfants motivés et chômage des jeunes est à 23%

    Pierre TARISSI, 10 novembre 2014 à 17 h 08 min  

    Bonsoir à toutes et à tous,
    Quelque chose commence à devenir pénible, à mon avis, dans le discours officiel, gouvernemental ou d’opposition – même si c’est un peu HS … Quand on parle de « baisse des dépenses de l’Etat », en gros, on parle exclusivement de baisses de prestations : soit diminutions de « niches fiscales » (quotient familial), soit diminutions de prestations sociales (allocations familiales, retraites, …). On ne parle quasiment JAMAIS des vraies « baisses de dépenses de l’Etat », à savoir diminution des commandes de ronds-points, ou d’embauche de fonctionnaires qui n’apportent aucune valeur ajoutée, voire redéploiement sur des activités utiles et rentables de fonctionnaires en poste et dont les postes sont devenus inutiles.
    A mon sens, ce biais accrédite dans l’esprit des français l’équivalence :
    « baisse des dépenses de l’Etat = destruction du modèle social ».
    Pourrait-on insister un peu plus sur ce point – sauf si c’est déjà fait -, tout comme il est indispensable à mon sens d’insister sur un autre point, à savoir ne pas confondre « service public » et « emploi public des personnels du service rendu », déjà traité dans un autre de mes posts … ;)
    Amitiés,
    Pierre

    Dominique GELMINI, 17 novembre 2014 à 15 h 11 min  

    @ Pierre, je suis très en phase avec ce discours. D’autre part, la plupart des postes de fonctionnaires ne peuvent être supprimés, on ne va pas créer d’autres demandeurs d’emplois. Maisn e pouvons nous pas imaginer ne garder que des personnels de la fonction publique, en nombre plus important pour tout ce qui est santé, justice, éducation, et demander à tous les autres de basculer leurs entités (SNCF, 1240 agences d’Etat, etc…) dans le domaine du privé.
    Ils auront à répondre à un cahier des charges précis afin d’équilibrer leurs comptes, ils partiront à la retraite à 62 ans, comme tout le monde et permettront ainsi de cotiser poour le régime général, bien en peine il me semble.
    D’autre part, pourquoi chercher à embaucher des profs supplémentaires, quand on sait que nos inspections académiques ne servent pas à grand chose. Pourquoi ne pas faire comme dans toute entreprise, utiliser la pyramide d’âge pour rendre efficient le fonctionnement, et non embaucher parce que les syndicats le demandent.
    Je ne sais pas si ma réponse peut vous donner du grain à moudre, mais je veux bien poursuivre l’échange sur ce sujet.

    Cyprien Benezet, 16 novembre 2014 à 22 h 04 min  

    Bonsoir,
    Sur cette histoire de baisse des prestations, il aurait été beaucoup plus « juste » (notre gouvernement n’a que ce mot à la bouche) de fiscaliser les allocations. Chacun aurait ainsi contribué selon ses revenus qu’ils proviennent du travail ou à la solidarité nationale (pourquoi ne pas considérer par ailleurs qu’un logement en HLM est un avantage social en nature qui mérite d’être taxer ? ;-).. Mais nos gouvernants auraient alors du taxer leurs « clients » politiques..
    De même la suppression de la première tranche de revenus est une hérésie, au contraire il convient d’accroître la base fiscale et réduire le taux !
    Pour en revenir à ton propos on valorise souvent les collectivités territoriales au motif qu’elles investissent.. Mais effectivement souvent elles le font à tort et à travers sans parler d’abus en tout genre et de clientélisme a tout va. N’avoir qu’un échelon de niveau agglomération limiterait ses abus et permettrait une professionnalisation des acteurs, permettrait également de mettre en place des contrôles et audits efficaces et des économies d’échelles substantielles !

    Jacques BOURLET, 8 novembre 2014 à 21 h 31 min  

    Certes à chaque Présidentielles les Français ont suivi celui qui a le plus promis, mais je pense qu’en 2017 celui qui gagnera sera celui qui osera prendre le contrepied de ses prédécesseurs : Remettre la valeur travail, la liberté d’entreprendre, la liberté de négocier en entreprise, en finir avec l’état fait tout et celui qui osera dire OK vous voulez plus de liberté et moins d’impôts alors comme les caisses sont vides on va commencer par plus de liberté et demander vous alors ce que vous pouvez faire pour la France avec ce plus de liberté, créer des emploi et alors le moins d’impôts pourra venir.

    Pierre TARISSI, 9 novembre 2014 à 1 h 02 min  

    Bonsoir Jacques, Bonsoir à toutes et à tous,
    Il y a plusieurs choses que l’on peut faire dès aujourd’hui pour la France, et pour ceux qui le peuvent – plus précisément ceux qui ont un bout de patrimoine :
    - Sortir son argent de l’épargne réglementée en Euros (supports AV, PEL, livrets …). Ca assèche la source « française » de la dette d’Etat …
    - Investir cet argent dans des entreprises françaises ou étrangères, en actions et obligations,
    - Sortir également de l’immobilier hors RP,
    - Financer la recherche, de préférence par des dons directs à des labos,
    - Financer des startups innovantes.
    Amitiés,
    Pierre

    Cyprien Benezet, 8 novembre 2014 à 20 h 06 min  

    Petite suggestion sur la tenue des débats, au delà des propositions générales sur lesquelles chacun peut réagir et que chacun peut commenter, analyser, compléter.. Serait-il possible d’ajouter un ou des sondages sur des points clés et précis sur lesquels il peut y avoir débat chez nous et qui nécessitent un arbitrage clair des adhérents ?
    Je pense par exemple à l’ISF, dont la rénovation est proposée dans une proposition, mais dont plusieurs commentaires (dont le mien) souhaitent la suppression pure et simple. On pourrait ainsi préciser sans ambiguïté des mesures programmatiques. Je parle de l’ISF mais la question se posera sans doute sur des questions « clivantes » de sociétés, d’écologie, de modèle européen, d’immigration, de nationalité, de santé publique..

    OLIVIER MURET, 7 novembre 2014 à 13 h 24 min  

    Aujourd’hui le coût du travail est bien connu pour être un poil énorme pour la compétitivité ou la viabilité, surtout pour les entreprises qui nécessitant beaucoup de main d’oeuvre. A chiffre d’affaire comparable, certains secteurs ont une masse salariale représentant un pourcentage du chiffre d’affaire très conséquent, alors que d’autres ne nécessite que peu de personnel. A chaque fois qu’il y a une réduction de charge (une loi fillon, cice…) nous mettons tout le monde dans le panier. Or ces aides ne devraient-elles pas être en fonction d’un ratio charges salariales/chiffre d’affaire ?

    Michel BAUDU, 1 novembre 2014 à 23 h 40 min  

    Quelques illustrations de ce que je viens de suggérer:
    1- contrat unique oui à condition de le fonder sur un échange (contractualisé) entre compétence et progrès de chaque collaborateur et compétitivité de l’entreprise.
    2- apprentissage des jeunes oui, a fortiori si c’est un cas particulier de la démarche de l’entreprise et de ses collaborateurs d’augmenter leur compétence en sorte de dégager des surplus.
    3- libérer juridiquement et financièrement l’entrepreneur oui, en lui demandant d’augmenter la liberté de ses collaborateurs (compétence et employabilité) et de ses sous-traitants (partenariat gagnant-gagnant: savoir faire, chasse en meute).
    4- former les demandeurs d’emploi oui; c’est encore plus aisé si leur employabilité a été précédemment augmentée et/ou si leur formation initiale les a habitués à apprendre).
    5- refondre les rapports sociaux oui en leur donnant comme objectif de multiplier les réussites entrepreneuriales et d’éviter de gâcher nos capacités entrepreneuriales et nos compétences dans un contexte mondialisé (plus d’opportunités, plus de compétition entre entreprises et entre contextes socio-politiques) et de généralisation du traitement de l’information (multiplication des coopérations horizontales, des apprentissages, des informations et de leurs traitements).

    Michel BAUDU, 3 novembre 2014 à 18 h 58 min  

    Dernières précisions relatives au nouveau contrat unique et à la sous traitance partenariale:
    1- J’ai retrouvé une référence utilisable pour élaborer le futur contrat unique. Elle date du 1/1/1997 mais me semble toujours d’actualité:
    C’est une charte: Déclaration des droits et devoirs de l’entreprise et du salarié (dans le manifeste pour le lien social),
    par Fanny Barbier, André Brunetière et une trentaine de consultants de cabinets membres de l’ASCOREP (maintenant SYNTEC Conseil en Evolution Professionnelle pour le développement d’une culture de conduite du changement. Adhérent depuis le 1/1/1999 au GSSEC: Groupement des Syndicats SYNTEC des Etudes et du Conseil).

    Il y est dit notamment que « observer et faire observer cette charte est un acte citoyen de l’entreprise et du salarié en faveur de la cité.
    Liste des articles de la charte:
    - a1 « toute personne est potentiellement porteuse d’une contribution utile à l’entreprise »
    - a2 concilier l’économique, le social et l’humain
    - a3 sceller un engagement mutuel
    - a4 parler un même langage
    - a5 apprécier pour évoluer
    - a6 valoriser le capital – compétences
    - a7 élargir les champs d’action
    - a8 élargir la vision
    - a9 vivre flexible
    - a10 avancer de concert
    - a11 échanger les pratiques
    - a12 continuer à apprendre

    2- Je n’ai pas de référence analogue pour un partenariat gagnant-gagnant entre donneur d’ordre et sous traitant. Peut-être nos voisin allemands en ont-ils qui, dit-on, cahassent en meute?
    Ma propre expérience m’a plutôt fait vivre des contre exemples: grands groupes informatiques prompts à développer des centres de production de logiciel dans des pays à bas coût de main d’oeuvre; donneurs d’ordres de grands groupes péférant la mise en concurrence ponctuelle systématique sur les prix à la recherche de valeur ajoutée par le sous traitant et son corollaire en termes de partenariat.

    Michel BAUDU, 3 novembre 2014 à 17 h 30 min  

    Précision relative au besoin de formation professionnelle et de base:
    Le nouveau contexte d’activité du 21ème siècle se caractérise par la « volativité » des contenus, des techniques, des organisations… Pour chacun, ce qui était naguère variable devient constant: il faut maîtriser débuts et fins d’une action, d’un projet, d’un travail, d’un métier et cela en environnement incertain et contenu mal connu. D’où l’intérêt d’un savoir-faire formel, indépendant des contenus pour guider son action. Je cite ci-après les paradigmes que je connais; ils ne sont pas nouveaux mais à ma connaissance, ils ne font pas l’objet d’un enseignement/entraînement pour « une action réussie »:
    - règles et modèles d’efficacité: gérer le temps, l’organisation du travail, la communication avec un tiers,
    - notion d’information: signifiant/signifié, codification,
    - notions de structure et d’algorithme,
    - notion de grammaire.

    Michel BAUDU, 3 novembre 2014 à 17 h 06 min  

    Merci Pierre de tes remarques qui me suggèrent interrogations et précisions:

    1- Les gros bataillons des chômeurs sans aucune formation: j’ai compris que Nous Citoyens fait la proposition n°1 pour les amener à l’emploi: c’est donc leur 1er employeur, souvent un artisan, une PME qui va leur donner une 1ère formation: j’espère que ça marchera mais je n’en suis pas sûr du tout; j’ai souvent rencontré des artisans qui renonçaient pour des raisons de comportement pas de coût et dans ces métiers peu qualifiés, j’ai entendu dire que les fédérations professionnelles ne sont pas toujours compétentes; bref je manque d’information précise et me garderai bien de faire un pronostic.
    2- Pour le reste je pense qu’il faut maintenant vraiment vouloir recréer une dynamique de l’emploi sur des bases nouvelles susceptibles de fédérer, d’autant que le nouveau contexte d’activité du 21ème siècle (mondialisation et traitement généralisé de l’information) fournit l’occasion et que c’est au politique de montrer cette voie et d’entrainer toutes les parties. Cela consacre d’abord de nouvelles façons d’agir, de se comporter, d’apprendre, de manager, de gouverner et il y a effectivement des conséquences juridiques (contrat) et sur la formation professionnelle et de base et à mon avis, autant tout lancer à la fois!

    Pierre TARISSI, 2 novembre 2014 à 14 h 49 min  

    Bonjour Michel, Bonjour à toutes et à tous,
    Quelques éléments de réponse :
    1- contrat unique oui à condition de le fonder sur un échange (contractualisé) entre compétence et progrès de chaque collaborateur et compétitivité de l’entreprise.
    - Exact … ça implique la refonte totale de la prétendue « formation professionnelle ».
    2- apprentissage des jeunes oui, a fortiori si c’est un cas particulier de la démarche de l’entreprise et de ses collaborateurs d’augmenter leur compétence en sorte de dégager des surplus.
    - C’est le « cas particulier » « intégration des jeunes », effectivement.
    3- libérer juridiquement et financièrement l’entrepreneur oui, en lui demandant d’augmenter la liberté de ses collaborateurs (compétence et employabilité) et de ses sous-traitants (partenariat gagnant-gagnant: savoir faire, chasse en meute).
    - Ce sont déjà les « bonnes pratiques » qu’il s’agit d’encourager.
    4- former les demandeurs d’emploi oui; c’est encore plus aisé si leur employabilité a été précédemment augmentée et/ou si leur formation initiale les a habitués à apprendre).
    - Attention ! Le besoin prioritaire actuel, c’est les chômeurs sans AUCUNE formation, gros bataillons de 20 à 50 ans. La « formation initiale », c’est la génération suivante, à condition de commencer dès la MATERNELLE.
    5- refondre les rapports sociaux oui en leur donnant comme objectif de multiplier les réussites entrepreneuriales et d’éviter de gâcher nos capacités entrepreneuriales et nos compétences dans un contexte mondialisé (plus d’opportunités, plus de compétition entre entreprises et entre contextes socio-politiques) et de généralisation du traitement de l’information (multiplication des coopérations horizontales, des apprentissages, des informations et de leurs traitements).
    - C’est sans doute le plus difficile et de longue haleine ! Des gens comme « 100 000 entrepreneurs » s’y emploient, dans un effort pas suffisamment médiatisé ni soutenu par le gouvernement.

    Amitiés,

    Pierre

    Michel BAUDU, 1 novembre 2014 à 23 h 23 min  

    J’adhère globalement à toutes ces propositions. La principale difficulté sera d’obtenir une adhésion suffisante des Français pour les mettre en oeuvre puis pérenniser ce changement de société.
    Pour cela il faut exprimer une perspective qui sorte de la technique et de la modification des systèmes; elle doit être globale, humaniste en sorte de fédérer les énergies et une référence invariante au regard des difficultés de mise en oeuvre.
    Proposons à chaque français de devenir entrepreneur là où il agit, dans ce qu’il fait et montrons lui ce que cela veut dire (et pas seulement dans la modification de la relation entreprise-collaborateur ou du fonctionnement du marché du travail).

    Pierre TARISSI, 1 novembre 2014 à 23 h 33 min  

    Bonsoir Michel, Re-,
    Oui, les ajustements ne sont plus à faire « à la marge » … Voir le point ci-dessous sur la retraite, par exemple ! ;)
    Amitiés,
    Pierre

    Jacques BOURLET, 1 novembre 2014 à 22 h 18 min  

    L’age de la retraite réel doit être une moyenne entre l’age de la retraite légale et l’age auquel la personne obtient le nombre de trimestre requis. Exemple : un salarié qui a commencé à travailler à 18 ans et doit cotiser 42 ans aura tous ses trimestres à 60 ans, alors que l’age de la retraite légale est à 62 ans pourra partir à 61 ans ; inversement un salarié qui n’aura le total de ses trimestre qu’a 64 ans alors que l’age de la retraite légale est à 62 ans pourra partir à 63 ans.

    Pierre TARISSI, 4 novembre 2014 à 14 h 35 min  

    Bonjour Jacques et Olivier, Bonjour à toutes et à tous,
    Je pense utile de préciser un point purement technique :
    • Dans la retraite en « répa », les cotisants et les pensionnés sont ponctionnés / payés sur des assiettes égales (peu ou prou) à la masse salariale totale de la communauté active (salariée ou indépendante) FRANCAISE – complétée par des impôts et de la dette de l’Etat FRANCAIS ;.
    • Dans la retraite en « capi », rien n’interdit aux gestionnaires d’aller chercher de la valeur auprès d’entreprises ou d’Etats ETRANGERS – dans le monde entier : la diversification est d’ailleurs un sain principe de bonne gestion !
    La retraite en « répa » dépend donc beaucoup plus de la conjoncture et de la gouvernance FRANCAISES que la retraite en « capi ».
    Amitiés,
    Pierre

    olivier sanchez, 2 novembre 2014 à 23 h 02 min  

    Bonjour,
    Concernant la retraite, je pense que le vrai sujet est l’emploi.
    Tout d’abord, Que ce soit dans un régime par répartition ou un régime par capitalisation, ce sont les actifs qui payent pour les inactifs. Pour la répartition pas besoin de préciser. Pour la capitalisation, il faut peut être un peu expliquer. Un actif va verser des cotisations dans son régime de capitalisation, le régime va placer l’argent obtenue. Il va donc placer dans les actions ou des obligations d’entreprises. Il va placer dans des entreprises qui produisent donc dans des entreprises qui produisent grâce à des actifs. Puis, pour le retraité, le régime par capitalisation va vendre des actions ou des obligations pour pouvoir payer la retraite, il va vendre à qui? Pas à des retraités, donc à des actifs.
    Donc, on voit bien que ce sont toujours les actifs qui financent les retraites.

    Il est très paradoxal de constater que les grands responsables des entreprises sont les premiers à dire qu’il faut pour sauver les régimes de retraite repousser l’age de départ à la retraite mais ce sont les premiers à chercher à virer les employés de plus de 50 ans car ils les jugent trop vieux alors qu’eux mêmes ont bien plus de 50 ans !!

    Le chômage de masse pèse sur le régime d’assurance chômage évidemment mais également sur les régimes de retraite.

    Ensuite, il faut se poser également se demander pourquoi les français en général sont-ils si préoccupés par les retraites.

    Si les français avaient un travail et s’il s’épanouissaient dans ce travail, ils accepteraient plus facilement de voir l’âge de départ à la retraite repoussé au-delà de 60 ans.

    J’ai cru comprendre qu’à 45 ans, les employés avaient un entretien avec la RH pour faire un point sur leur fin de carrière. Et après, on s’étonne que l’employé se croit fini et attende sa retraite.

    Jacques BOURLET, 2 novembre 2014 à 17 h 10 min  

    Non c’est sûr que ce n’est qu’un ajustement mais qui se révèlera essentiel si l’on reprend l’augmentation d’1 trimestre par an de l’âge de la retraite et du nombre d’années de cotisation. Si un l’on doit aller à l’horizon 2030 à un âge de la retraite à 65 ans et un nombre d’année de cotisation de 45 ans, devoir obtenir l’un et l’autre pour partir à la retraite commence à faire beaucoup, l’échange de trimestre entre l’un et l’autre permet d’ajuster au cas de chacun.

    Mon idée est d’en profiter pour supprimer le compte pénibilité, la dernière usine à gaz inventé par nos gouvernants sous Sarkozy en contrepartie de l’âge de la retraite à 62 ans même pour ceux qui ont commencé à travailler à16 ans. Depuis le dispositif carrières longues a été inventé sous Hollande et le compte pénibilité est en cours de mise en place.

    Alors qu’en réalité dans la plupart des cas ceux sont ceux qui ont commencé à travailler tôt qui ont un travail pénible, donc leur permettre de partir plus tôt sans passer ni par l’exception du dispositif carrières longues ni par l’usine à gaz du compte pénibilité est plus juste et plus simple.

    Pierre TARISSI, 1 novembre 2014 à 23 h 30 min  

    Bonsoir Jacques, Bonsoir à toutes et à tous,
    DANS LE CADRE DE LA RETRAITE « PAR REPARTITION »
    Le vrai problème des retraites n’est pas dans des ajustements « à la marge », comme celui que vous proposez, qui est tout à fait applicable. Il est dans le ratio « actifs / inactifs » qui chute de façon dramatique. Il faut avoir en tête que les calculs actuariels de la retraite ont été faits dans les années 1930. Alors, les gens avaient une espérance de vie de 59 ans, et on a royalement mis la retraite « par répartition » à … 65 ans !
    Dans ces conditions, les retraites versées aux gens qui n’avaient jamais cotisé, peu nombreux, étaient très correctes, et peu coûteuses pour la génération des « baby-boomers », en phase de « plein emploi » (300 000 chômeurs en France vers 1973 …).
    Depuis, ça s’est fortement gâté avec la mise en préretraite des gens à partir de 52 ans parfois, et l’entrée de plus en plus tardive des jeunes chômeurs sur le marché du travail. Les gens travaillent aujourd’hui de 25 à 55 ans contre de 14 à 65 dans les années 50-60. Le ratio « actifs / inactifs » est passé de 4 ou 5 à … 1,5 (en gros) !
    Si on ajoute le nombre des « non-producteurs de richesses » (en gros l’explosion incontrôlée du nombre de fonctionnaires avec la « décentralisation Defferre »), les ratios sont encore plus mauvais.
    Une des « solutions » du problème des « retraites par répartition » est donc le retour à l’emploi des 55-65 ans, beaucoup plus que l’augmentation de l’âge de la retraite, et l’emploi des jeunes de moins de 25 ans, ce qui nécessite de les qualifier, d’une part, et de créer davantage d’entreprises d’autre part … Une fois ces points traité, il faudrait AUSSI augmenter l’âge de la retraite, sans doute jusque vers 67 ans. Sans compter la possibilité, dans deux ou trois décennies, d’un « break-through » dans les biotechs et la médecine, qui amène toute la population à vivre 150 ans en bonne santé : là, on ne sait plus où on va !
    LA RETRAITE « EN CAPITALISATION »
    L’autre solution radicale est de passer à une retraite par « capitalisation » individuelle, un truc génial : les générations nées avant 1914 n’ont en gros jamais cotisé et ont eu une retraite, les générations nées après 1990 … cotiseront deux fois (1 fois pour payer la retraite des générations nées à partir de 1950, en « répa », et une fois pour eux-mêmes, en « capi ») ! Il n’empêche que c’est à long terme la seule solution pertinente – surtout en cas de « break-through » biotech !.
    Evidemment, ces raisonnements, parfaitement connus de TOUS les spécialistes de la retraite, en particulier ceux qui expliquaient à Mitterrand en 1980 que sa « retraite à 60 ans » était de la folie pure, ne sont pas « politiquement corrects ».
    Nos politiciens, depuis des décennies et devant le désastre annoncé, se contentent de mettre des rustines pour « tenir » jusqu’à l’élection suivante – avec la complicité des « partenaires sociaux », qui gèrent les régimes de retraites.
    ET LA DEPENDANCE ?
    Ne parlons même pas de la gestion de la dépendance des personnes âgées atteintes d’Alzheimer ou autres maladies dégénératives. C’est un problème connexe. Il faut bien financer les soins de ces personnes, horriblement coûteux, sur des périodes de plus en plus longues et des populations en croissance permanente. Les propositions étatiques insistantes sur le « droit de mourir dans la dignité » peuvent en fait cacher des préoccupations beaucoup plus bassement matérielles, évidemment inacceptables, au moins à mon sens. Là aussi, on ne sait pas où on va, les « break-through » dans les biotechs pouvant totalement changer la donne.
    Amitiés,
    Pierre

    Pierre

    Dominique ALBA, 28 octobre 2014 à 10 h 05 min  

    la population active de la France ( personnes travaillant + personnes à la recherche d’un emploi) a augmenté de 3,6 millions depuis 1996. Le taux de chômage des 25/49 ans est rigoureusement stable, celui des plus de 49 ans a très légèrement augmenté : c’est celui des 15/24 ans qui s’est fortement dégradé et notamment chez les hommes. Contrairement à ce que l’on croit la France ne détruit pas d’emplois : elle n’en crée pas assez pour absorber l’augmentation de la population.
    Le problème se pose donc avant tout au sein de la population jeune, sans diplôme et qualification.
    Qui crée des jobs à la productivité immédiate et sans besoin de qualification ? Des secteurs comme les Hotels, Cafés et Restaurants, le BTP, les services aux entreprises et les travaux saisonniers.
    Ce sont aussi les secteurs qui selon la répression des fraudes , font le plus appel au travail au noir.
    Pour une raison très simple : un dmic plus charges est un cout trop élevé.
    Le problème n’est donc pas d’augmenter la formation de cette population mais de l’intégrer économiquement au sein de ces entreprises. Concrètement en créant un salaire avec des charges minimum et en renforçant les contrôles et les amendes sur le travail dissimulé.

    Pierre TARISSI, 31 octobre 2014 à 1 h 20 min  

    Bonsoir Dominique et Olivier,
    Je pense que ce point est incomplet. Voir ma réponse plus détaillée sur l’item « rendre le SMIC compéttif » …
    Amitiés,
    Pierre

    olivier sanchez, 28 octobre 2014 à 18 h 41 min  

    Tout à fait d’accord sur un point. Il faut libérer les entreprises des contraintes administratives. Faire des règles simples et applicables. Une fois, cela mis en place, l’état n’a plus la responsabilité de créer et de gérer les emplois mais uniquement de contrôler de bon fonctionnement. Mais ce contrôle doit également permettre aux fonctionnaires chargés du contrôle d’avoir un degré d’appréciation afin de favoriser l’emploi. Toute initiative dérogeant aux règles mais qui est favorable à l’emploi sans être défavorable aux règles (fiscalement, juridiquement,..) doit pouvoir être acceptée.

    andré sudac, 27 octobre 2014 à 9 h 48 min  

    D’accord sur l »ensemble de ces propositions dont certaines méritent sans doute d’être amendées comme le suggère un certain nombre de contributions mais si elles me semblent être une condition nécessaire, elles ne sont pas suffisantes à court terme eu égard à la situation économique de notre pays car étant donné la structure et le fonctionnement de celui-ci , ces mesures vont prendre du temps non seulement à être élaborées mais surtout à être mise en place ; en conséquence à court terme je pense qu’il faut relancer l’activité économique par des investissements publics/privés dans le bâtiment , des infrastructures utiles,et de préférence les énergies renouvelables en privilégiant les installations individuelles et locales, seul moyen de soutenir l’activité des artisans et des industriels français car les chefs d’entreprise ne recruterons à nouveau que lorsqu’ ils verront leurs carnets de commandes se remplir de façon pérenne: des promesses de réforme telles que celles proposées ne suffiront pas à leur redonner confiance

    Jules DESCHAMPS, 22 octobre 2014 à 15 h 05 min  

    Un point est important et que vous avez oubliés, d’accord pour verser un RSA à chaque français en difficultés mais ce RSA doit moyenné une contrepartie de la part de ses bénéficiaires par exemple des travaux d’intérêts généraux.

    J’aimerais intégrer une commission pour avoir l’occasion de donner mon avis et de débattre avec plusieurs personnes. Si vous recherchez un jeune actif (22ans) militant pour intégré la commission de lutte contre le chômage, n’hésitez pas à me contacter.

    CONTINUONS NOTRE AVANCE VERS LE BON SENS !!!!!

    Nicolas Sauvage, 21 octobre 2014 à 22 h 10 min  

    Bonsoir à tous
    Pour répondre au point sur le SMIC régionalisé : jusqu’en 1977, le SMIC qui s’appelait d’ailleurs le SMIG était régionalisé donc modulé. Lorsque le menu complet dans un café d’un village de province, est à 11,50 euros, là où il serait à 25 ou 30 à Paris, on voit bien que le cafetier de province ne peut pas s’en sortir si son serveur et son chef, sont payés au SMIC. Donc oui, effectivement, il faut régionaliser le SMIC, en le baissant en province (car le monter à Paris n’est juste pas possible en ce moment).

    Muriel Blanc, 21 octobre 2014 à 9 h 29 min  

    Bonjour à toutes et tous
    Oui et oui au contrat de travail unique, base simplificatrice, unificatrice et qui permettra l’évolution culturelle indispensable du rapport au travail !
    Au delà, les institutions sociales doivent être unifiées et les régimes sociaux aussi : pourquoi maintenir à terme CPAM, RSI, MSA et autres régimes spéciaux ???
    Enfin, comment mettre en valeur -dans tous les sens du terme- les nouvelles activités de ce que l’on appelle le « secteur quaternaire » , secteur qui augmente rapidement (économie collaborative…) largement composée de travailleurs indépendants dans des secteurs en croissance comme les loisirs, le tourisme, l’artisanat, l’enseignement/formation, la création, les arts … [valoriser plus un entraineur sportif de nos jeunes qu'un fonctionnaire tatillon ...]
    Dialogue social, oui mais après avoir imposé des réformes de rupture car nous avons déjà bien dialogué non ? …

    Dominique GELMINI, 21 octobre 2014 à 15 h 07 min  

    @muriel, je ne peux qu’adhérer à votre pensée. Tout est affaire de logique, en effet, pourquoi multiplier les caisses, alors qu’elles font le même métier pour des secteurs différents…Mutualiser est un verbe à conjuguer au présent et dans l’avenir proche!
    Toutes les économies de fonctionnement de toutes nos structures utiles ou pas auront des répercutions immédiates sur notre vie quotidienne (pouvoir d’achat, impôts, charges…).
    pour ce qui est du dialogue, n’oublions pas que l’actuel est faussé, car si certains syndicalistes ne peuvent obtenir ce qu’ils veulent, c’est pour eux une atteinte à la démocratie, et au dialogue social. Replaçons chacun à sa place, et ne laissons plus ces infimes minorités ne représentant personne imposer leur dictature insoutenable et destructrice.

    xavier belmon, 20 octobre 2014 à 18 h 15 min  

    Je comprend ce débat et je pense qu’une refonte complète du système est incontournable, sinon nous allons droit dans le mur !
    Exemple simple, j’ai lue plusieurs remarque et à aucun moment je ne vois de chose pragmatique, à savoir, que fait on de la grille des salaires qui est basée sur le SMIC ? vous me direz on sans fou, ce n’est pas l’a-propos !? et pourtant comme dit le dictons le diable et dans les détails.
    Alors réformons, Oui ! mais attention de la faire dans le bon ordre.
    En espérant vraiment que ce débat participatif puisse éclaté au grand jour. Merci à nous citoyens de me redonner l’espoir en la politique de ce pays Merci

    Kannan MONBRISON, 17 octobre 2014 à 11 h 42 min  

    Les propositions des parties 4 et 5 sont intimement liées. Réformer le dialogue social en légitimant beaucoup plus la représentation des salariés et des chefs d’entreprise est une nécessité. si on souhaite que les organismes paritaires soient essentiellement financés par leur cotisants, alors il est indispensable de rendre obligatoire de s’affilier à un organisme lors de l’embauche (à l’issue de la période d’essai par exemple). Car actuellement, ces organismes se finance essentiellement sur les financements destinés à la formation professionnelle. 32 Milliards d’opacité, sans aucun contrôle. « évaluer les 55000 organismes » : a t-on besoin de 55000 organismes de formation ? l’apprentissage ne doit pas être à la seul main de l’éducation nationale. A terme, la baisse des charges ne doit pas porter sur les bas salaires, mais sur les salaires à fortes valeurs ajoutées. La baisse des charges doit être conclue dans un cadre d’investissement massif des entreprises dans la recherche et l’innovation, seules garanties de tirer son épingle du jeu (il ne faut pas se leurrer, on ne vas pas concurrencer les chinois sou même les pays de l’est sur les bas couts) et que ces baisses de charges ne doivent pas conduire à des augmentations de salaires comme c’est le cas avec le CICE ! je reprends certains propos d’Alain MADELIN : favoriser le capital, favoriser les talents, investir et innover : voilà le salut de la France.

    Pierre TARISSI, 18 octobre 2014 à 11 h 14 min  

    Bonjour Olivier, Bonjour à toutes et à tous,
    Il y a plusieurs étages … Les innovations « de rupture » ne peuvent à mon sens pas vraiment provenir des grands groupes. Ceux-ci sont engagés dans une compétition mondiale où priment les éléments d’industrialisation (améliorations coûts-qualité), d’où la délocalisation actuelle hors de France et la baisse de leurs effectifs vs chiffre d’affaires. Cela n’empêche pas les grands groupes de déposer de nombreux brevets pour protéger leurs innovations produits ou leurs procédés de fabrication.
    Les innovations « de rupture » peuvent en gros provenir de la recherche fondamentale (labos scientifiques rattachés au CNRS …) et des PME issues ou non de ces labos (créées par des post-docs), travaillant ou pas avec ces labos, ou encore aidant ces labos dans leurs recherches. Ajoutons-y les quelques rares très grandes entreprises qui sont des « bureaux d’études » fondamentalement avant d’être des fabricants. En France, Dassault est l’exemple emblématique de ce genre d’entreprise.
    Mon horizon d’investisseur dans des startup, en tant qu’actionnaire, c’est 5-10 ans, et c’est le cas de tous les Business Angels. Il n’est pas question de rechercher « de bons résultats trimestriels ».
    Les français ont près de 2 000 milliards d’Euros qui dorment dans les assurances-vie en Euros et les PEL ou livrets : ce sont les contreparties de la dette d’Etat. Imaginons que nous soyons nombreux à sortir de ces supports et à investir dans des Dassault et dans des PMI. Si la moitié de ces sommes étaient détournées desdits supports vers la Recherche et les entreprises, cela entraînerait un « boost » monstrueux de l’industrie, en créant accessoirement de très sérieux problèmes à l’Etat qui n’arriverait plus à placer sa dette.
    Il y a une révolution culturelle à faire. Voir le patrimoine de nos élus pour s’en convaincre ! ;)
    Amitiés,
    Pierre

    olivier sanchez, 18 octobre 2014 à 8 h 54 min  

    Bonjour,
    Pierre : tout à fait d’accord qu’il faut renforcer la recherche et la R&D dans les entreprises. Pour cela, il faudrait que dans les grandes entreprises, les dirigeants ne soient pas exclusivement des gestionnaires, des personnes issues des grandes écoles de commerce qui ne connaissent pas le métier.
    Ces gestionnaires ont une vision à court terme de l’entreprise et du bénéfice de l’année qui va leur permettre d’obtenir leur bonus. Or, la recherche, c’est le long terme de l’entreprise. Les investissements dans la recherche vont produire leurs effets à long terme, donc trop tard pour le dirigeant qui veut uniquement le résultat immédiat.
    Il faut également revaloriser considérablement le salaire des chercheurs et des scientifiques. Pourquoi les ingénieurs des grandes écoles scientifiques vont plutôt faire traders à la City à Londres à la place d’aller faire de la R&D dans des industries? Ils préfèrent les salaires démesurés des traders.
    Trop souvent, j’ai entendu dans les entreprises les commerciaux dire :  » sans nous, vous êtes rien car nous on rapporte l’argent dans l’entreprise. » et du coup, leurs salaires, primes, bonus et commissions étaient bien plus importantes que les ingénieurs. Mais sans les ingénieurs, il n’y a pas de produit à vendre.
    La solution passe peut être par les start up dans lesquels les personnes créent leur produit, le propre job. Il faut donc leur permettre d’avoir des financements.

    Pierre TARISSI, 17 octobre 2014 à 13 h 52 min  

    Bonjour Kannan, Bonjour à toutes et à tous,
    Tout à fait d’accord … Il est à mon sens indispensable renforcer considérablement la Recherche et la R&D des entreprises.
    J’estime que pour « suivre » le mouvement mondial, la Recherche devrait doubler ses effectifs et multiplier ses crédits par 3 d’ici 2020 (il y aura alors 20 millions de chercheurs dans le monde, contre un peu plus de 10 aujourd’hui).
    En tant que Business Angel, je rencontre pas mal de startup « high tech », qui travaillent à partir de portefeuilles de brevets. Il est clair que ces boîtes créent de l’emploi, mais cet emploi commence en gros à Bac + 2 (ZERO poste non qualifié).
    Il faut donc favoriser en priorité ces entreprises fortement exportatrices et pas assez nombreuses pour le moment, alors que les talents capables de les créer sortent de notre enseignement supérieur et vont massivement réussir … à l’étranger, où ils sont fort appréciés. Amitiés,
    Pierre.