Réformer la France pour une plus grande efficacité de la dépense publique

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1. Travail des commissions > 2. Débat en ligne > 3. Synthèse des contributions > 4. Projet final


Alors que la plupart des pays occidentaux ont entrepris des transformations profondes, la France décroche de plus en plus : chute de l’emploi, accroissement de la dette et des impôts, baisse de performance de notre système éducatif, crise de confiance vis-à-vis des politiques et de leur capacité à agir… Notre pays réussit l’exploit d’avoir un des systèmes publics les plus coûteux des pays développés, l’un des moins efficaces, et l’un des plus injustes socialement.

Les dépenses publiques de l’État français, des collectivités et des systèmes sociaux représentent 57 % du PIB, contre 50 % en moyenne en Europe et 45 % en Allemagne ! A ceci s’ajoute l’accroissement de la dette publique qui a été de 80 milliards d’euros en 2013. Son total approche aujourd’hui une année du PIB. Cette situation n’est évidemment pas durable et pourrait obliger à une remise à plat dans l’urgence du modèle français sous la pression des créanciers du pays qui pourraient perdre confiance du jour au lendemain.

Face au déclin de notre pays, nous avons besoin d’une vision globale sur la transformation à accomplir, pour mettre en perspective tous les travaux à réaliser, une approche systémique qui repense globalement nos modes d’organisation, de gouvernance et d’exécution, indispensable pour dépasser les blocages locaux.

Nos constats

1/ Des fonctionnaires de qualité mais un management public archaïque et coûteux

Malgré le sens de l’intérêt général souvent élevé de nos fonctionnaires et le fait qu’ils constituent un des atouts incontestables de notre pays, le mode de management public très traditionnel conduit à une très faible productivité, à un fort niveau d’irresponsabilité et donc à des coûts élevés. Il faut valoriser rapidement le formidable capital humain que constitue la fonction publique française.

Il n’y a pas de reconnaissance de la contribution individuelle, ce qui n’incite pas les fonctionnaires à donner le meilleur d’eux-mêmes. Le système du Glissement Vieillesse Technicité (GVT) implique une promotion essentiellement l’ancienneté fortement démotivante.

En outre, l’emploi à vie, les multiples statuts, entravent la gestion des effectifs entre administrations, compliquent l’indispensable respiration entre public et privé. La productivité est très en-dessous des standards : la durée réelle de travail dans la fonction publique est souvent inférieure à 35 heures, le nombre de jours de congés payés souvent supérieur aux 5 semaines usuelles en France, et les taux d’absentéisme nettement supérieurs à ceux du privé (21,5 jours par an en moyenne dans les collectivités, soit en moyenne 3 fois plus que dans le privé)1. Les départs à la retraite se font encore souvent aux alentours de 50 ans avec des conditions souvent très avantageuses par rapport au privé. Les syndicats jouent un rôle excessif dans la gestion des ressources humaines.

2/ L’absence d’un système professionnel de management des coûts

Une multitude de logiques d’organisation, chacune spécifique aux politiques menées (défense, logement, santé, sécurité sociale, environnement, etc.), complique les actions transverses et de contrôle.

Les budgets, nationaux comme locaux, sont le plus souvent construits par ajustement des recettes sur le niveau des dépenses. On dépense avant de chercher à percevoir des fonds, l’impôt et la dette jouant le rôle de variables d’ajustement.

Les fonctions de contrôle et d’audit sont très insuffisantes, ou sans pouvoir réel d’intervention. La Cour des Comptes et ses Chambres régionales ne disposent d’aucun pouvoir de contrôle a priori des budgets, ni de pouvoir de sanction en cas de dérive et leurs rapports sont souvent classés sans suite. Au final, le niveau total des dépenses n’est pas piloté.

3/ Un État qui veut tout faire par lui-même, engendrant trop souvent des surcoûts pour une faible qualité de prestation

L’État est à la fois trop centralisé (Éducation nationale, voir « le rapport coût efficacité de notre école »), trop multiforme (domaines de la santé ou du social), voire absent (absence d’une politique réelle d’aménagement du territoire, manque d’expertise et d’anticipation dans les domaines industriels).

Or si le recours à des tiers n’est pas toujours la meilleure solution (notamment lorsque le niveau de concurrence n’est pas suffisant comme en matière de traitement de l’eau), l’expérience prouve que c’est souvent le modèle le plus efficace.

Par exemple le modèle de la Délégation de Service public (DSP) fonctionne déjà efficacement en France pour les crèches2 ou les transports. Mais le réflexe d’examiner la possibilité de faire appel à des tiers pour mettre en œuvre un service public est loin d’être systématique. Ce modèle permettrait aux pouvoirs publics de se consacrer efficacement à la vision stratégique et au contrôle des prestations.

4/ Le mille-feuille territorial français

Les précédentes réformes des collectivités territoriales se sont faites sans contrôle et surtout sans supprimer les structures obsolètes. L’organisation territoriale actuelle est à juste titre qualifiée de mille-feuille, et conduit simultanément à une dilution des responsabilités, à un manque de clarté dans le suivi et le pilotage, et à un accroissement des coûts.

Les responsabilités respectives de l’État et des collectivités locales sont enchevêtrées. La décentralisation, telle qu’elle a été menée, a engendré de nombreux doublons et duplications de compétences.

Les conséquences de cette décentralisation sont régulièrement soulignées par la Cour des Comptes3 :

  • confusion des interventions de l’État et des collectivités en matière de compétences partagées (personnes âgées, handicap, enfance, formation professionnelle, etc.), conduisant à des doublons, à une complexité de gestion et à une dilution des responsabilités ;
  • un manque de rationalisation des services des administrations 4.

Objectifs

  • Un État fort, stratège et performant, dont le poids des prélèvements et des réglementations se situe dans la moyenne européenne, et qui maintient son budget à l’équilibre, ce qui implique 200 milliards d’euros de dépenses publiques en moins.5
  • Une organisation territoriale efficace et responsable avec 3 niveaux de collectivités contre 5 aujourd’hui.
  • Un plan de transformation progressif et piloté.

Nos principes d’action

  • Simplicité et cohérence : une seule logique d’organisation quel que soit le sujet.
  • Souplesse et rapidité : donner la priorité à la vitesse, revoir toutes les procédures publiques de décisions et d’engagements, revoir le cadre juridique et réglementaire.
  • Un management public moderne : une transformation profonde du management public, en s’appuyant sur des outils à développer comme la comptabilité analytique ou le benchmarking, amenant à une nouvelle vision de la performance incluant l’évaluation et le suivi des coûts.
  • Un couplage entre plus de décentralisation et plus de contrôle : une décentralisation poussée au maximum pour apporter l’efficience opérationnelle et permettre la mise en œuvre de la transformation, tout en renforçant le contrôle et la maîtrise des dépenses publiques globales.

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    Robert ABIVEN, 19 octobre 2014 à 12 h 36 min  

    Milles excuses : il faut lire M Jean Tirole
    robert

    Robert ABIVEN, 19 octobre 2014 à 12 h 30 min  

    Bonjour à tous
    Que de propositions intéressantes dans ces échanges.! Comme toujours les idées jaillissent, et la synthèse est difficile.
    Notre mouvement s’attaque à la rude mais nécessaire tâche de la refondation de l’état. Ce dernier doit être fort. En effet, Il ressort des propos de beaucoup d’économistes sensés de renom,( dont Jean TIROL prix Nobel), que dans le monde d’aujourd’hui et de demain, l’état doit piloter, contrôler mais ne pas gérer en propre toutes les politiques publiques. Les propositions de Nous Citoyens sont donc en phase avec cette idéologie dominante depuis la crise des subprimes de 2008. Les nouvelles élites politiques doivent donc développer des qualités de stratège pour atteindre la performance optimum e dans l’exécution de ces missions de pilotage et de contrôle.
    Étant donné la situation catastrophique du bilan et compte de résultat de l’état, il est impératif d’entreprendre avec persévérance les actions suivantes :
    - 1- Répartir les tâches dites régaliennes de celles qui peuvent être soit déléguées (Délégation de Service Public), soit privatisées. Et ceci dans tous les domaines gérés actuellement par l’état et ses opérateurs, et les collectivités locales.
    - 2- Définir les règles d’un nouveau statut public pour le personnel affecté strictement  à la conduite et à l’exécution  des missions régaliennes.
    - 3- Repenser complètement les méthodes de management public et les modalités du recrutement de ces futurs cadres de haut niveaux responsables (avec le véritable sens de ce mot, ce qui n’est pas, loin s’en faut, toujours le cas aujourd’hui)
    - 3- Réorganiser les 52 missions et les 200 programmes du budget de l’état pour ne retenir que ce qui correspond à la proposition 1
    - 4- Refondre l’organisation administrative de la France en s’appuyant par exemple sur les travaux de M JC Fromentin pour les régions (8) et ne retenir immédiatement que les 2145  ECPI communautés de communes, en lieu et place des 36 802 communes,
    - 5- Mettre en place les moyens matériels du 21ème siècle au service de l’état et des collectivités pour exécuter les politiques publiques. A ce sujet pour avoir exercer 43 ans de fonction régalienne dans deux ministères, je suis persuadé qu’il est temps de repenser l’organisation informatique de l’état et des collectivités publiques, par un investissement massif (augmenter la bonne dette) dans les technologies du cloud computing public. C’est ce que fait actuellement le gouvernement fédéral des USA depuis 2011, et ce que le gouvernement britannique vient de lancer en 2013. Faire une administration ou les d’informations stockées dans des énormes centres de données,sont accessibles par des réseaux à très haut débit: l’assurance de sécurité, de rapidité, d’économies d’échelle considérables, sans compter la transversalité des données entre ministères…et enfin un véritable OPEN DATA à destination des citoyens, think tank, fondations…. Construire une Administration non pas 2.0 mais 3.0
    - 6-  Depuis plusieurs dizaines d’années par des lois de finances successives, notre classe politique de droite comme de gauche est responsable de l’élaboration d’une fiscalité illisible, incompréhensible, néfaste pour la croissance économique, injuste, parfois inapplicable, et ceci en collaboration avec la haute fonction publique de Bercy, en charge de la préparation de ces lois, puis de l’élaboration des conditions d’application ( BO ) dont le personnel de l’administration fiscale est en charge de faire respecter. Nous sommes là dans le noyau dur des problèmes. Notre mouvement ne peut refonder toutes les politiques publiques sans refonder leur financement.
    Amitiés
    Robert

    Patrick NAUZIN, 16 octobre 2014 à 10 h 54 min  

    Le gouvernement a décidé de raboter les dotations aux collectivités territoriales et notamment communales. C’est encore une aberration du centralisme parisianiste, une vision décalée de la réalité des terrains. Les institutionnels nationaux, afin de préserver leurs intérêts propres, refusent de remettre en question leur fonctionnement, voire leur existence. J’ai souvenir qu’en 1969 lors du référendum pour la régionalisation, le général de Gaulle avait proposé la disparition du Sénat qui devait être fondu dans le Conseil Economique, Social et Environnemental Régional (CESER).
    En effet, quel est le rôle des CESER ?
    « Le conseil économique, social et environnemental régional est une assemblée consultative représentant les « forces vives » de la région. Il remplit une mission de consultation auprès des instances politiques de la région. Il ne prend aucune décision mais émet des avis, par lesquels il participe à l’administration de la région.
    Chaque CESER est composé de 4 « collèges » représentant quatre catégories socioprofessionnelles :
    • les entreprises et activités non salariées ;
    • les organisations syndicales de salariés ;
    • les organismes et associations participant à la vie collective de la région ;
    • des personnalités qualifiées participant au développement régional.
    Le nombre des membres d’un CESER varie selon les régions. Les membres sont désignés (et non élus) pour six ans renouvelables.
    Il est obligatoirement saisi pour donner son avis, avant leur examen par le conseil régional, sur des documents relatifs :
    • à la préparation et à l’exécution dans la région du plan de la nation ;
    • au projet de plan de la région et à son bilan annuel d’exécution, ainsi qu’à tout document de planification et aux schémas directeurs ;
    • aux différents documents budgétaires de la région ;
    • aux orientations générales dans les domaines sur lesquels le conseil régional est appelé à délibérer ;
    • aux schémas régionaux d’aménagement et de développement du territoire.
    Des demandes d’avis sur des projets économiques, sociaux, culturels ou environnementaux intéressant la région peuvent lui être adressées par le président du conseil régional .
    Le CESER peut aussi, de sa propre initiative (auto-saisie), émettre des avis sur toute question relevant des compétences de la région. »
    Il s’agit donc bien des mêmes compétences que celles exercées par nos « chers » sénateurs qui justifient leur existence par la représentation des collectivités territoriales.
    De mon point de vue, l’un des deux : Sénat ou CESER est de trop.

    Jean-Loup THIERS, 15 octobre 2014 à 20 h 59 min  

    Pour injecter massivement de la croissance, réduisons la durée d’instruction des contentieux commerciaux. Nous avons la des millions bloqués, des projets suspendus, des situations limpides. Ces durées incroyables au delà du ridicule que représente une correspondances tous les trois mois, empêchent l’accès au droit pour les personnes moins aisées. Je peux développer cette idée, l’investissement administratif serait mineur au regard des crédits libérés dans l’économie.
    Jean-Loup

    Véronique VIAS, 11 octobre 2014 à 19 h 23 min  

    Une des principales difficultés réside dans ce que nous voulons vraiment en tant que citoyens : toujours plus pour soi, en payant moins.
    Comment concilier efficacité, solidarité et service public ?
    Je ne crois pas au grandes décisions et au big bang ; je privilégierais les « micro mesures », très pragmatiques, qui s’appuieraient dans un premier temps sur la volonté d’une partie des fonctionnaires à se moderniser et faire bouger les lignes.

    michel beury, 10 octobre 2014 à 9 h 45 min  

    Je lis avec attention toutes les propositions et les débats . Je retrouve enfin l’enthousiasme , l’envie d’y participer , cela n’était plus arrivé depuis 1987..!!! Il ne faut jamais désespérer , merci et bravo à vous tous qui redonner l’espoir de revoir une France en état de rendre une vie meilleure au plus grand nombre de nos concitoyens.

    Jean Emile Tible, 7 octobre 2014 à 21 h 21 min  

    Je suis pour l’apprentissage à 14 ans.
    Je pour 32 heures avec le même salaires.
    Je suis pour que les patrons est les même droits que ses salariés.

    Jean Emile Tible, 7 octobre 2014 à 21 h 19 min  

    Jean Emile
    Pourquoi il n’ y as pas de référendum pour nos conditions de travaille.
    Je pour interdire les licenciements et les nationalisés les entreprises avec les comptes.

    Christian PASCO, 7 octobre 2014 à 17 h 47 min  

    Bonjour à toutes et à tous,
    Tout à fait d’accord avec toutes ces propositions qui, réjouissons nous, font leur chemin dans la population française et dans les partis politiques républicains.
    6 propositions pour créer 2 millions d’emploi !! Ces 6 propositions vont effectivement créer les conditions pour rebondir, en limitant les excès de dépense publique, en rationalisant les niveaux de décision et d’intervention. Cependant, il ne faut pas oublier que pendant ce temps-là, le monde évolue à toute allure. Alors que même aujourd’hui, les entreprises ont, malgré le fort taux de chômage, du mal à recruter certains profils, (nous « importons » des ingénieurs informaticiens, des médecins…..), que 400 000 emplois ne trouvent pas preneurs, nous ne faisons pas l’effort colossal de redressement et d’adaptation de l’éducation et de la formation professionnelle. Les spécialistes nous disent que les emplois de demain seront soit très qualifiés, soit de basse qualification et que les professions intermédiaires souffriront.
    Il serait d’ailleurs intéressant, si ce n’est déjà fait, d’identifier les domaines et les métiers des principaux gisements de ces 2 millions d’emplois nouveaux.
    En conclusion je voulais donc souligner que la création de 2 millions d’emploi, liée à ces six propositions ne pourrait être réaliste qu’avec des propositions fortes dans les domaines de l’éducation et de la formation professionnelle qui devront constituer deux priorités d’action de long terme, afin d’adapter en permanence l’offre de formation aux besoins de l’économie en pleine révolution..

    jean Louis GUILBERT, 7 octobre 2014 à 14 h 56 min  

    Bonjour, La faible qualité des prestation de l’état est elle due à des fonctionnaires de qualité ou plutôt à leur médiocrité d’ensemble. Je connais de très bons fonctionnaires consciencieux mais je connais aussi pas mail de j’men foutistes qui de plus passent leur temps à aboyer dans les rues pour obtenir toujours plus. Il faut arrêter d’entretenir la pensée unique des médias qui vante la grande qualité des fonctionnaires français, embaucher les nouveaux autrement qu’avec un contrat à vie et plutôt les rémunérer au mérite qu’à l’ancienneté. Les politiques n’ont de cesse de prétendre que la France a le meilleur système de santé du monde, le meilleur enseignement etc… Il est grand temps qu’ils cessent de se regarder le nombril pour aller voir ce qui se fait de mieux dans les pays voisins

    Pierre TARISSI, 4 octobre 2014 à 18 h 07 min  

    Re,

    Désolé, mes deux derniers posts sont apparemment hors sujet. Pendant que je rédigeais, Robert Branche m’a tweeté que ces points allaient être abordés sur des forums spécifiques …

    Amitiés,

    Pierre

    Pierre TARISSI, 4 octobre 2014 à 17 h 59 min  

    Bonsoir à toutes et à tous,

    A la suite d’un tweet récent (d’ailleurs, pour le webmestre de « Nous Citoyens », ce serait bien de pouvoir partager les commentaires sur les réseaux sociaux, il y en a quand même énormément d’intéressants sur lesquels on pourrait faire de la « pub » …) je reviens sur un point, avec mes excuses si le sujet est déjà traité quelque part …

    Au-delà des économies évidentes, il ne faudra pas oublier le besoin de renforcer certaines fonctions régaliennes de l’Etat. Je pense en particulier à l’Armée, à la Recherche, et à la Justice.

    RECHERCHE

    L’actuel budget de l’Enseignement supérieur et de la Recherche est de 25 milliards environ, si mes souvenirs sont bons … Donc inférieur (c’est un comble !) aux quasi-inutiles dépenses de prétendue « formation professionnelle » de 30 milliards !

    Or, le monde de demain sera hyper-technologique. Ce que les écolos appellent la « transition énergétique » ou le « développement durable » – slogans sans contenu, c’est, en gros, sur un plan beaucoup plus scientifique et technique :
    1) Comment produire de plus en plus d’énergie en se passant d’hydrocarbones fossiles ?
    2) Comment se passer de matières premières qui seront un jour contingentées (entre autres le minerai de fer) ?

    Les réponses de ces questions sont à haute teneur en rechenche, en R&D, en industrialisation. Or, nous avons d’excellents chercheurs et d’excellents labos, mais je pleure quand je compare les budgets du MIT ou de CalTech avec ceux de mon école d’ingénieurs favorite ou même de l’X … Les directeurs de labos ont toutes les peines du monde à payer des post-docs pour faire avancer leurs recherches.

    Si nous ne sommes pas capables d’augmenter radicalement la recherche, la R&D et la création d’entreprises, le monde se passera de nous, et nous n’existerons plus dans le gigantesque développement à venir des BRIC et de l’Afrique, dont les PIB vont être multiplés par un facteur 10 (ce qui est fort bien …) avec des produits, des processus de fabrication, des matériaux, entièrement nouveaux.

    …./… Suite dans la première réponse …

    Pierre TARISSI, 4 octobre 2014 à 18 h 00 min  

    …/… Suite
    ARMEE ET DOM TOM

    Cette question m’amène à l’armée. Nous avons encore une armée qui a des possibilités d’intervenir un peu partout dans le monde (et elle n’a jamais été autant sollicitée depuis la guerre d’Algérie !) mais qui est en limite de rupture capacitaire, et a souvent des matériels inadaptés ou obsolètes. Je suis furieux quand je vois des photos de convois de l’armée au Mali / Centrafrique ou un petit gars mitrailleur risque sa peau avec le torse sorti de son VBL, PVP, ou VAB, à la merci d’un sniper ou d’un retournement de son véhicule, alors que pour quelques dizaines de k€, ces véhicules pourraient être équipés de mitrailleuses sur tourelleau téléopéré de l’intérieur du blindé …
    Même fureur quand je vois l’armement misérable d’autodéfense des « Mistral », avec leurs missiles AA d’opérette, et leurs canons de 30 mm promis mais non montés.

    Par ailleurs, une autre point me désespère … Les DOM / TOM (j’y ajoute la Corse, mon île ancestrale), ont des économies de territoires sous-développés, drogués aux subventions, alors qu’ils pourraient être des positions avancées de l’Europe dans les océans Atlantique Nord, Indien et Pacifique. Cela imposerait par exemple d’avoir une présence militaire significative (au moins une escadre avec un « Mistral » et 2-3 frégates et 1 SNA dans le Pacifique), et d’injecter un vrai développement dans ces territoires (développement qui n’existe pour le moment qu’en Nouvelle Calédonie, à ma connaissance, avec le nickel et une Université), en leur injectant des compétences, des capitaux, et des moyens pour développer l’exploitation de la ZEE française, la 2é du monde. A ma connaissance, il y a un seul homme politique qui a dit quelque chose sur le sujet, c’est le Député Philippe Folliot (élu terrien, pourtant !). Evidemment, ce développement doit être initié SUR PLACE, mais encore faut-il que les moyens institutionnels soient là, et que le robinet des subventions sans contrepartie se ferme !

    JUSTICE

    Quant à la Justice, j’ai eu l’occasion d’y faire appel ces dernières années, elle est en ruines : délais ubuesques, moyens antédiluviens, procédures qui avaient 100 ans d’avance du temps de Cambacérès, j’en passe et des meilleures. A côté de cela, tout le « cirque » de Christiane Taubira, de ses opposants, et l’énergie dépensée sur le « mariage gay » faisaient au moins « hors sujet »….

    Amitiés,

    Pierre

    olivier sanchez, 1 octobre 2014 à 8 h 09 min  

    Bonjour,
    Ce matin, j’ai entendu qu’une association de consommateur lançait la première « Class Action » en France. J’ai alors regardé comment cela marchait. Il semble que suel des associations agréées (environ 15) aient le droit de faire des « Class Action ». Je me pose la question alors. Mais n’a-t-on pas créé une nouvelle profession réglementée? Ces associations ont obtenu un « privilège ». n’y a-t-il pas une contradiction avec l’autre actualité qui nous informait que certaines professions réglementées étaient en grève car le gouvernement vuet y mettre un terme? Mais je dois certainement mal comprendre.

    Pierre TARISSI, 26 septembre 2014 à 10 h 02 min  

    Bonjour Daniel, Bonjour à toutes et à tous,

    C’est exact … De même, toute dépense privée génère une recette publique (taxe, impôt, …). Et toute dépense publique génère AUSSI la suppression d’une dépense ou d’une épargne privée de même montant actuelle (par l’impôt) ou future (par la dette) …
    En fait, tout échange d’argent (et donc de biens et/ou de services) génère d’autres échanges d’argent (biens et services) avec un effet multiplicateur. Toute la question est de savoir quelle est la dépense qui a le plus grand effet multiplicateur et produit le plus de richesses nouvelles. Il est permis de douter du « bon » effet multiplicateur de la création d’un rond-point parfaitement inutile ou de l’embauche d’un fonctionnaire dont le poste ne sert à rien. Ce qui est par contre certain, c’est que ces deux dépenses vont générer de la dette et des impôts supplémentaires.
    Dans ces conditions, il est évident que supprimer des dépenses inutiles de l’Etat entraînera une récession. Mais cela n’est que momentané, si on sait en parallèle générer la production de vraies richesses nouvelles. Une « vraie richesse » n’est pas un concept fumeux, c’est de façon très pragmatique un bien ou un service que des clients capables de le payer sont disposés à acheter de leur plein gré. Contrairement aux prestations forcées de l’Etat.
    Mais remplacer de la « dépense inutile » en « dépense utile » nécessite des chercheurs, des chefs d’entreprise, des ingénieurs, des techniciens, des artisans, des vendeurs, capables de sécréter de l’innovation. Et cela prend du temps.
    Pour permettre cette évolution nous avons besoin d’intérioriser quelques principes simples :
    - Notre pays devra innover massivement en recherche fondamentale et technologique pour redevenir une puissance industrielle au XXIe siècle ;
    - Le travail non qualifié ne vaut presque plus rien, et vaudra de moins en moins dans la société française ;
    - Par corollaire, nous devrons assurer à tout citoyen la formation initiale et permanente suffisante pour qu’il soit capable de produire des richesses par son travail (voir les 30 milliards annuels de formation professionnelle – plus que la recherche et l’enseignement supérieur ! – gaspillés en pure perte chaque année). Cela commence à la maternelle … 98 % des enfants de trois ans sont certainement capables de devenir au moins de bons plombiers, soudeurs, métalliers, techniciens, ingénieurs … quand ils ont 2-3 ans. Quand ils sont en CP et qu’ils ont « décroché », c’est souvent pour la vie et ils viennent grossir le flux des 150 000 nouveaux « sans formation » voire illettrés que l’Educ Nat produit chaque année ;
    - Une dépense publique qui est hors fonctions régaliennes (armée, police, justice, …) et qui, à l’opposé de la recherche, par exemple, ne produit pas de « vraies richesses » est nuisible.

    Amitiés,

    Pierre

    Pierre TARISSI, 28 septembre 2014 à 6 h 51 min  

    Bonjour Olivier, Bonjour à toutes et à tous,

    Très honoré, Olivier ! :D
    Bon, j’en profite pour préciser ce que j’entends par « faire ce que je peux » à titre individuel et autant que possible … Et en fonction de ce que chacun peut faire, certes :
    • Sortir de l’immobilier hors RP ;
    • Sortir des fonds d’AV en Euros, et des produits réglementés (livret A et autres …) qui représentent la contrepartie de la dette d’Etat. Cest de la chair à « haircut ». L’encours actuel (plus de 1 500 milliards d’Euros) permet à l’Etat d’alimenter sa boulimie de dette … et à Martine Aubry (entre autres) de rêver d’une « grande confiscation » ;
    • Investir dans des actions et obligations privées françaises et internationales ;
    • Faire des dons ciblés à la Recherche (pas au hasard, mais à des laboratoires qui trouvent, et il y en a !) ;
    • Investir dans des PMI innovantes …

    Rêvons un peu, et admettons que les 10 % de français disons « les plus aisés » fassent de même, jusqu’à déplacer la moitié des 1 500 milliards d’encours en Euros .., Ca devrait avoir deux conséquences majeures – très schématiquement :
    • Forcer l’Etat à diminuer ses emprunts, « asséchés » de 750 milliards d’Euros ;
    • « Booster » fortement l’investissement des entreprises et la Recherche des mêmes 750 milliards d’Euros …

    Evidemment, je pars du principe que d’ici à ce que j’ai besoin des PV générées par ces opérations, le gouvernement aura changé, et le nouveau Président de la République (Denis Payre …) nous aura mis en place une saine fiscalité du patrimoine !

    J’imagine que je suis devenu un peu trop optimiste à force de rencontrer des entrepreneurs créateurs de startups. Mais bon, si quelqu’un trouve un inconvénient à ce programme, je suis tout ouïe. Personnellement, je n’en vois pas … mais je me trompe peut-être ! :D

    Amitiés,

    Pierre

    olivier sanchez, 27 septembre 2014 à 16 h 31 min  

    J’adore votre dernière phrase.

    Pierre TARISSI, 27 septembre 2014 à 16 h 22 min  

    Re-,

    Exact, Olivier … Il faut les deux (ingénieurs et vendeurs …) mais la société « de services » a besoin d’une puissante base scientifique, technologique et industrielle pour prospérer. Le monde actuel est de plus en plus technologique et a de plus en plus besoin d’innovation si nous voulons loger, nourrir et soigner 10 milliards d’humains à la fin du XXIe siècle, tout cela de préférence sans hydrocarbones fossiles, ou même sans un certain nombre d’autres matières premières (minerai de fer, par exemple …).
    Donc, il est urgent en France d’attirer les meilleurs vers la science et la technologie … Nous avons tout un monde à construire, et pour le innovateurs et les inventeurs, ce ne sera jamais la « crise » dans les 100 prochaines années au moins.
    Alors, au boulot ! A titre personnel, je fais ce que je peux dans mon coin ; un des ojectifs de « Nous Citoyens », c’est de nous y mettre tous ensemble ! :D

    Amitiés,

    Pierre

    olivier sanchez, 27 septembre 2014 à 15 h 20 min  

    Tout à fait d’accord. De plus, depuis des années, les études scientifiques sont sans arrêt dévalorisés. Il vaut mieux faire des études de commerce. Les commerciaux dans une entreprise sont largement mieux payés que les ingénieurs. Il faut constater que les filières scientifiques sont de plus en plus délaissés. dans les grandes entreprises, les commerciaux et les financiers (souvent issus du même monde et des mêmes filières) ont pris le pouvoir au détriment des ingénieurs. Il ne faut pas s’étonner que les entreprises ont une vision à cours terme et n’investissent plus.

    Pierre TARISSI, 27 septembre 2014 à 11 h 34 min  

    Bonjour Olivier, Bonjour à toutes et à tous,

    Certes … C’est pour cela qu’il est absolument indispensable d’injecter massivement de l’argent dans la Recherche, par tous les moyens … Aujourd’hui, les labos de recherche ont toutes les peines du monde à financer leurs post-docs, pourtant générateurs de découvertes, d’innovation, voire créateurs d’entreprises high-tech, futures exportatrices.
    En clair, en France, la formation a des « ventres mous », où l’on dépense de l’argent trop peu et mal (maternelle et primaire …), trop et mal (collège et lycée), trop peu et très bien ou mal, c’est selon (enseignement supérieur et recherche), et enfin énormément et très mal (formation permanente – voir le dossier du Point de cette semaine …).
    L’ENA est un problème en soi. Créée pour former des serviteurs de l’Etat, elle est aujourd’hui la pourvoyeuse quasi-unique des grands responsables politiques et patrons du CAC 40 (dans une moindre mesure), ces gens n’ayant d’expérience que politique.
    La Recherche et la R&D renforcées soigneront le commerce extérieur, et pour la même raison, il faut conserver en France les gens issus des formations d’excellence (30 % des promos des grandes écoles filent à l’étranger sans intention de retour …) pourvoyeuses de chercheurs, de chefs d’entreprises, etc. Le renforcement de la qualité de l’enseignement « maternelle-primaire-secondaire » devrait à coûts égal ou diminué, assécher la production nationale annuelle de nouveaux illettrés – futurs chômeurs assistés à vie -, et produire les citoyens qualifiés dont les entreprises high tech en question ont besoin …
    Amitiés,

    Pierre

    olivier sanchez, 27 septembre 2014 à 10 h 39 min  

    Il faut effectivement renforcer l’aspect formation. Mais, je viens de constater quelque chose qui m’a paru quelque peu étrange. Si nous regardons le CV de Florian Philippot. Il a 33 ans, je crois, il a fait l’ENA et il est en disponibilité de la fonction publique. Il n’a semble-t-il jamais vraiment travailler. Sa formation a coûté extrêmement cher à la collectivité pour quel retour? J’ai pris cet exemple mais il en existe bien d’autres hors FN. De plus, la France dépense énormément d’argent pour former des polytechniciens. ET nous constatons qu’un bon nombre de ces ingénieurs de très haut niveau partent à la city à Londres pour faire trader pour gagner énormément d’argent dans les salle de marché afin de finir rentier à 40 ans. Est-ce vraiment cela la rentabilité de la dépense publique.

    Pierre TARISSI, 26 septembre 2014 à 10 h 26 min  

    Re-,
    Pour illustrer cet état d’esprit à faire évoluer, considérons un exemple récent … Une ex-ministre, déclarant un patrimoine de plusieurs millions d’Euros, prenait un air dégoûté pour expliquer qu’elle n’avait ni actions d’entreprise ni « rien de ce genre ».
    Donc, son patrimoine se compose exclusivement d’immobilier et de produits d’épargne réglementée à taux fixe, en fait des contreparties de la dette de l’Etat … comme celui de la plupart des actuels ministres du reste.
    Il est certain que pour cette dame, comme pour beaucoup de nos compatriotes, avoir des parts ou des obligations d’une entreprise privée est considéré comme « sale » ou « malsain ». Par contre, il est « normal » d’avoir des fonds placés en contrepartie de la dette de l’Etat, donc de bénéficier d’une rente qui sera prélevée un jour sur la production future de richesses par les entreprises.
    Moyennant quoi, il existe par exemple en France un peu moins de 5 000 « Business Angels » contre 80 000 au Royaume Uni et plus de 500 000 aux Etats-Unis.
    Donc, avec des « leaders d’opinion » comme cette ancienne ministre, nous avons encore beaucoup de pédagogie à faire sur ces points, et il faudra être particulièrement convaincants.
    Amitiés,

    Pierre

    daniel bremond, 26 septembre 2014 à 8 h 03 min  

    toujours avoir à l’esprit que (quasiment) toute dépense publique a pour contrepartie une recette privée (salaire, prestation sociale, commande publique). Supprimer une dépense publique, c’est supprimer cette recette … d’où un consensus fort pour supprimer la dépense publique qui profite aux « autres », mais pas la mienne.
    casser la logique budgétaire « je consomme tout pour avoir autant l’année prochaine » en privilégiant une élaboration des budgets utilisant largement le benchmark; l’analyse des écarts/coûts moyens est souvent riche sur les dysfonctionnements de l’entité.
    Centraliser le paiement des prestations sociales sur un seul payeur (fichier unique) pour limiter la fraude et les abus.
    supprimer les multiples structures inutiles, par ex dans certains SIVU (syndicat intercommunal à vocation unique) le principal poste de dépense de fonctionnement est … les indemnités des élus.
    les remarque plus techniques sont sous les propositions

    François Manchon, 5 octobre 2014 à 6 h 47 min  

    Tout a fait d’accord avec Jean-Louis. Fusionnons les communes pour leur donner une taille plus adaptée. Voir le débat sur la réforme de la vie politique.

    Jean-Louis BAUGUIL, 2 octobre 2014 à 15 h 24 min  

    le suffrage universel ne s’applique pas aux intercommunalités, agglos, communautés urbaines, ce qui permet aux élus locaux de s’attribuer entre eux des postes de Présidents de vice-Présidents indemnisés sans aucune visibilité aucun contrôle. Cette pratique bloque toutes possibilités de renouvellement.et permet aux partis Politiques d’offrir des postes aux membres de leur parti et faire du clientélisme. Les Maires des communes sollicitées pour intégrer ces collectivités sont « achetés en leur proposant des postes de vice-Présidents. On touche là à un fonctionnement népotique, voire maffieux. Je propose de réduire le nombre de ces collectivités, et des communes, en les regroupant, et d’instauirer le suffrage universel pour les élire.

    olivier sanchez, 24 septembre 2014 à 22 h 33 min  

    Je viens d’entendre aux informations aujourd’hui, que les 3 individus revenant de Turquie ont eu droit à un voyage en avion affrétés par les autorités. Voilà une grande efficacité de la dépense publique. Un fourgon par route aurait coûté bien moins cher et aurait déjà trop d’honneur.

    olivier sanchez, 23 septembre 2014 à 23 h 00 min  

    Proposition : Suite à un reportage sur le fonctionnement du CESE, je propose soit sa suppression, soit son regroupement avec d’autres organismes (commissions, hautes autorités,…). Lors du reportage, on une assemblée à moitié vide avec des membres qui votent pour d’autres qui sont partis en cours de séance. On voit un membre expliquer qu’en 7 ans de présence, il a participé à la rédaction d’un rapport. Une membre reconnait que son rapport qui a été publié n’a servi à rien. Donc soit il disparait, soit le gouvernement et l’assemblée doivent obligatoirement demander les rapports, les missions, les commissions, les études au CESE et il est alors interdit de créer une commission dès qu’on veut avoir un rapport.

    François Manchon, 5 octobre 2014 à 6 h 51 min  

    Oui oui vous avez bien lu, il y existe un de ces machins pour chaque région! Allez voir sur http://www.cesdefrance.fr vous aurez un aperçu de leur inutilité…

    François Manchon, 5 octobre 2014 à 6 h 48 min  

    Et surtout supprimons les CES régionaux…

    Pierre TARISSI, 23 septembre 2014 à 11 h 02 min  

    Bonjour à toutes et à tous,

    Je me permets de faire quelques remarques techniques qui me semblent assez importantes à propos de la comptabilité nationale.

    Tous les politiques parlent de « croissance » et de favoriser la « croissance » par tous les moyens. Or, cette « croissance » mesurée par le PIB a au moins à mon sens deux gros biais, car elle comprend :
    - Les dépenses inutiles de l’Etat qui font toutes partie du PIB (le rond-point totalement absurde, le fonctionnaire dont le poste est parfaitement inutile …) ;
    - Les dépenses d’énergie primaire non renouvelable (gaz, pétrole, charbon).

    Il est donc par nature schizophrénique pour un gouvernement d’un côté d’expliquer qu’il va « favoriser la croissance » et de l’autre, « économiser l’énergie » et « diminuer les dépenses de l’Etat », ce qui est en contradiction avec la « croissance ».

    A ma connaissance, il existait jusqu’à une date récente un autre agrégat, qui représentait le PIB créé par le secteur privé. Comme l’INSEE ne le publie plus, pour d’obscures raisons, on n’en parle jamais. La moindre des choses serait de le publier à nouveau, et d’orienter le discours public sur l’évolution de :
    - La croissance de ce « PIB privé »,
    - Les dépenses d’INVESTISSEMENT de l’Etat (y compris la recherche), en valeur absolue et en %,
    - Les dépenses de nature régalienne de l’Etat (armée, police, justice, affaires étrangères …).

    On peut peut-être commencer à mettre en exergue ce genre de points depuis « Nous Citoyens » ?

    Amitiés,

    Pierre

    François Manchon, 5 octobre 2014 à 6 h 58 min  

    Bonne remarque. J’ajoute que, depuis pas mal d’années, les dépenses publiques augmentent plus vite que le PIB. Cela signifie que le PIB du secteur privé diminue… Nous sommes donc en récession, mais c’est masqué par le gonflement de… La dette publique. Au secours!

    Didier VICENTE, 4 octobre 2014 à 18 h 39 min  

    Bonjour Pierre,
    On retrouve là le problème de ceux qui pensent encore augmenter les dépenses publiques et faire de la relance, alors que cela fait des décennies qu’on l’a fait, pour arriver à ce taux d’endettement, qui en plus d’être très dangereux, plombe la compétitivité des entreprises. Nous sommes dans un cercle vicieux infernal.
    Je ne suis pas économiste, mais il y a la notion de PIB marchand et non marchand (https://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int%C3%A9rieur_brut pour citer un site internet bien connu de nous tous ;-))
    Amicalement,
    Didier

    didier lerouge, 21 septembre 2014 à 14 h 27 min  

    je recommande à tous de lire un essai qui vient de sortir, de Philippe Fabry,  » ROME du libéralisme au socialisme  » leçon antique pour notre temps, chez Godefroy, qui explique très bien la chute de rome, par l’interventionnisme de l’Etat, la démagogie et le renoncement des élites. Lecture facile et édifiante, ce livre devrait être offert à tous les lycéens pour leur ouvrir l’esprit critique, déformé par la F.E.N., et les intéresserait plus que le  » de viris illustribus urbis Romae  » !

    olivier sanchez, 20 septembre 2014 à 18 h 25 min  

    Nouvelle proposition (je n’en suis pas l’auteur mais je la trouve intéressante). Afin de combiner économie, renforcement de l’Europe, il pourrait être intéressant ce regrouper dans un certain nombre de pays les consulats de pays européen pour créer un consulat européen. Ainsi un touriste Français qui a un souci dans ce pays, il se rend dans le consulat européen, il est reçu par un un allemand parlant français. On réduit ainsi les coûts.