EQUITE PLUTÖT QU'EGALITE

Dadfrancis
Dadfrancis

le 12/02/2019 à 19:26 Citer ce message

Ajuster les peines et amendes au niveau du revenu et du patrimoine de celui qui a commis le délit ou l'infraction.
LaJour
LaJour

le 13/02/2019 à 21:18 Citer ce message

@Dadfrancis Idée recevable pour les seules contraventions liées au code de la route et uniquement fonction des revenus. Cette assiette étant plus facile à connaître que la valeur du patrimoine et plus disponible qu'une immobilisation.
Ange LERUAS
Ange LERUAS

le 02/06/2019 à 17:10 Citer ce message

Il y a quelques années j'avais adhéré à Nous Citoyen mais rapidement je me suis aperçu que les adhérents étaient plus dans la recherche de ce que le mouvement pouvaient leur apporter que ce qu'eux pouvaient apporter pour améliorer notre société, le sens commun ne m'a pas paru probant qu'en est il aujourd'hui ?

La fiscalité m'intéresse dans le sens où comme le disait Einstein '' c'est la chose la plus difficile à comprendre au monde'' Vous abordez la fiscalité dans le présent thème, par un choix à faire: équité ou égalité ?

J'y vois que la proposition (la première) est de faire payer les pv en fonction des revenus et des patrimoines et l'autre (la seconde) répond que les revenus, ceci veut dire que tous admettent notre fiscalité ?

On ne peut pas réformer par des réformettes et vous le savez.
La fiscalité doit être remise à plat c'est ce que je pense et ce que nous disait Jean-Michel Blanquer le 3 décembre 2018, en pleine crise des GJ , le grand débat à mis fin à cette volonté pour mettre sur la table une succession de mesurettes. Le grand débat est un flop…

Réformer ne consisterait-il pas à se déformater de notre vision économique présente qui selon Luwing Von MISES ne doit pas être celle que certains veulent, en l'occurrence la lutte des classes (qui se fait opposer les classes) mais être l’économie que notre vie en société exige?

L'économie que notre vie en société exige : n'avons-nous pas là le socle commun dont Confucius réclame avant tout débat ?

NOUS CITOYEN a-t-il rédigé ce socle commun en quelques lignes ?
Ne devrait-il pas, pour montrer sa différence, en avoir un qui rompe avec le passé pour prendre en compte nos évolutions ?

Pour ma part je retiendrais ce qui suit.

Notre vie en société, au cours du temps, à inclus des solidarités (passage de la solidarité familiale à la solidarité nationale) qui s'expriment par des partages de consommation nationales envers nous tantôt actif et nous tantôt inactif mais encore dans nos modes de satisfaction de besoins pour là encore partager notre consommation nationale suivant des usages mutuels, collectifs ou familiaux.

À cela, compte tenu, que notre vie sociétale progresse, il faut ajouter que certains ménages sont mieux à même à capter ce progrès alors que d'autres son plus handicapés, ce qui nécessite une nouvelle solidarité des ménages aisés envers ceux qui, par capacité et circonstances, ont du mal à capter nos progrès le tout avec équité.

L'économie que cette vie en société exige doit donc être celle qui incarne ces solidarités avec équité.

Si ceci est notre socle commun : l'administration de notre société n'a alors comme finalité que de savoir les parts de notre consommation nationale à allouer à nous actif, à nous inactifs et quelles sont les parts que nous allons affecter à nos consommations familiales, collectives ou mutuelle, puis aux ayants droits.
Mais, mais, mais, en priorité, produire en quantité et qualité ce qui deviendra notre richesse, toutes « ces choses agréables et utile à la vie » comme le disait Adam SMITH.

Je vous ai proposé là un socle commun qui peut servir de basse à un débat, je prétends que le reste de l'économie qu'exige notre vie en société nationale s'explique en deux heures, est-ce ma prétention qui est prétentieuse ou les effets du formatage de notre éducation qui paralyse ?

Cette proposition de perdre seulement deux heures, chez vous comme chez les autres, nos députés LREM par exemple, va reste lettre morte. Quoi que, l'avenir me le dira sans que j'attende bien longtemps.

Que ceux qui comprennent qu'adopter ce socle commun dans son jus ou avec un assaisonnement c'est, pour eux, couper la branche sur laquelle ils se sont assis, je suis prêt à le comprendre mais que les autres, ceux qui fustigent cette élite qui sur cette branche la parasite pour sucer notre sève ne donne pas de réponse, m'interroge.

La réponse dépend t'elle de leur peur de renier leur savoir ?
Qu'il fasse appel à leur raison et oublie leurs savoirs un instant.
Avec mon idéologie, il me semble, que la raison ne peut rejeter une expérience que si celle-ci a été tentée.
LaJour
LaJour

le 05/06/2019 à 16:47 Citer ce message

@Ange LERUAS

Je suis adhérent de Nous Citoyens - France.

Vous écrivez: … je me suis aperçu que les adhérents étaient plus dans la recherche de ce que le mouvement pouvaient leur apporter que ce qu'eux pouvaient apporter pour améliorer notre société, le sens commun ne m'a pas paru probant qu'en est il aujourd'hui ?
Il est évident que certaines personnes désireuses d'être élues sollicitent le label de Nous Citoyens espérant que ce parti politique proche de leurs idées accepte de les labelliser mais c'est aussi l'intérêt de Nous Citoyens d'avoir des candidats de qualité pour les élections. Chacun y trouve ou espère y trouver son compte. Mais il y en a aussi, et c'est la majorité des adhérents, qui veulent contribuer à promouvoir des idées communes et à les développer.

Ce n'est pas Nous Citoyens - France qui a initié le thème "Équité plutôt qu'Égalité" mais Dadfrancis. Cependant vous trouverez dans la partie Grand Débat National quelques réflexions sur ce thème de la fiscalité exprimées lors d'une réunion organisée par NC-France : Fiscalité dans le Grand Débat National

En attendant de mettre à plat notre fiscalité afin d'éviter les "réformettes" il convient a contrario de ne pas rester dans un statuquo et de répondre aux idées émises par des propositions qui reflètent l'ADN de Nous Citoyens.

Effectivement avant de réinventer la roue il serait bon de prendre connaissance du "projet citoyen" de Nous Citoyens. Il est en cours de réactualisation mais les idées forces sont présentes.

Vous parlez de "solidarités" dans votre "socle commun". Quelle définition donnez-vous à ce terme galvaudé de solidarité ?

La France est le pays le plus redistributif au monde, au détriment des personnes qui ont professionnellement réussies grâce à leur travail et leur persévérance. Elles partent ailleurs pour profiter de conditions de vie plus appropriées, ce qui reporte sur la classe moyenne le poids de cette redistribution. Il ne faut néanmoins laisser personne sur le bord du chemin.

Il conviendrait de dissocier la fiscalité de la nécessaire aide contractuelle des personnes en difficulté. Tout le monde devrait payer l'impôt à proportion de ses revenus, quels qu'ils soient. Le taux de cette imposition devrait bien sûr correspondre aux besoins de l'État et des collectivités territoriales pour notamment verser les aides nécessaires associées à un engagement adapté de la part des personnes aidées. Dans la situation actuelle, il faudrait substituer complètement la CSG à l'impôt sur le revenu des personnes physiques.

Pour les entreprises soumises à l'impôt il faudrait supprimer les impôts sur la production et diminuer le taux d'imposition sur les bénéfices en le ramenant dans un premier temps au moins disant européen. Cela diminuerait fortement les évasions liées à l'optimisation fiscale et permettrait auxdites sociétés de mieux contribuer à l'augmentation du pouvoir d'achat. Pour mémoire, les salariés sont déjà imposés (IRPP et/ou CSG), les actionnaires aussi (impôt sur les dividendes), ainsi que les clients (TVA) !

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