Enseignement

Remettre à plat l’organisation de l’Education nationale pour assurer l’avenir de nos enfants


Alors même que les gouvernements qui se sont succédé ces vingt dernières années, prétendaient faire de l’éducation leur priorité, nous sommes confrontés à une dégradation constante du système éducatif français. Ces gouvernements ont rendu les armes face aux pesanteurs et aux blocages organisés d’un système éducatif hors de contrôle.


Pourtant, dans une économie du savoir, la France ne pourra maintenir sa compétitivité qu’à travers la créativité, l’innovation et l’existence d’une force de travail capable de s’ajuster rapidement à des besoins changeants. très qualifiée,


Nos constats :


Notre école n’est plus l’école de l’excellence.


Au-delà de la polémique sur tel ou tel classement international, quand ils sont tous orientés à la baisse, le diagnostic est clair : notre système éducatif n’est plus performant.
L’étude PISA place la France dans les pays « moyens » par la qualité de leur système éducatif et montre une dégradation très nette du niveau des élèves en mathématiques et en français.


Aujourd’hui, un élève entrant en 2nde aura fait autant d’heures de mathématiques et de français qu’un élève entrant en 4ème en 1975. A force de réduire ses exigences, notre système ne donne plus aux élèves le bagage pour préparer leur avenir de manière sereine.


Notre école déçoit même ceux qui ont pour mission de l’animer. 


L’enseignement est en passe de devenir une profession sinistrée. Non seulement les professeurs français ont un niveau de salaire de 15 à 20 % inférieur à celui de leurs homologues de l’OCDE, mais la France est également le seul pays où ces salaires ont diminué en valeur réelle, de près de 10 % en 11 ans1. En 2011 et 2012, plus de 20 % des postes proposés au concours du CAPES externe n’ont pu être pourvus dans six disciplines, dont l’anglais et les mathématiques.


Les enseignants sont seuls et se disent souvent livrés à eux-mêmes devant les élèves et leurs parents. Leur formation est insuffisante et déficiente sur les matières enseignées, ils sont peu soutenus, peu évalués, et leur investissement est peu reconnu.


Le rapport coût / efficacité de notre école insuffisant.


La France compte parmi les pays qui dépensent le plus dans l’Education. Il est estimé que la France dépense 85,7 milliards d’euros, contre 55,8 milliards d’euros en l’Allemagne, 54,3 milliards d’euros au Royaume-Uni, pour des populations d’élèves similaires. La France est aussi un des pays qui rémunère le moins bien ses enseignants et où les dépenses
administratives représentent la part la plus forte de ce coût. Elles représentent 50 % du coût global de l’Education en France, contre 36 % en Allemagne. Le coût, hors masse salariale enseignante, du support administratif est deux fois plus élevé en France qu’en Allemagne.


Le plus triste est que le seul débat qui nous est proposé est celui du montant du budget global sans s’occuper un instant des conditions de l’utilisation des ressources : on note une absence totale de comptabilité analytique et de vérité des coûts.

« Le ministère de l’Education nationale ne souffre pas d’un manque de moyens budgétaires ou d’un nombre trop faible d’enseignants, mais d’une utilisation défaillante des moyens existants.» 


Notre école est l’une des plus inégalitaires de l’OCDE.


Chaque année, notre système scolaire laisse 120 000 élèves sans aucun diplôme. 47 % de ces décrocheurs seront plus tard chômeurs ! Notre système scolaire, qui vit encore sur le mythe de la « méritocratie républicaine », est celui de l’OCDE où l’origine sociale des parents reste la plus déterminante dans la réussite des élèves. Ce constat est confirmé par le Conseil économique, social et environnemental.


Pour établir ce constat, Nous Citoyens s’est appuyé sur une étude de plusieurs mois, qui nous a amenés à rencontrer des enseignants du 1er et du 2nd degré, des fonctionnaires du ministère de l’Education nationale, des associations spécialisées dans l’éducation, des think-tanks ayant travaillé sur ce sujet.


Trois objectifs prioritaires :
? Ramener la France parmi les 10 premiers pays du monde pour la performance d’ensemble de son système éducatif.
? Garantir que nos enfants disposent de la formation générale, des savoirs et des compétences les rendant capables de s’adapter aux exigences changeantes de leur
environnement futur.
? Refaire du métier d’enseignant un métier respecté et valorisé, qui sera choisi par les meilleurs étudiants et leur permettra de se développer au contact des élèves.