Lutte contre l'exclusion

Lutte contre l’exclusion


La précarité et l’exclusion nient la dignité humaine en bafouant les droits fondamentaux des citoyens. Elles minent la cohésion sociale et nuisent au développement de l’activité économique du pays. C’est pourquoi Nous Citoyens en fait un enjeu essentiel de son action.


D’ailleurs, au-delà de ces propositions, Nous Citoyens agit concrètement et lance un appel à projets à destination de tout acteur de la société civile qui souhaite mener à terme des projets ou des initiatives visant à aider les plus démunis.


LE CONSTAT
L’exclusion en France est une douloureuse réalité
La pauvreté, qui avait régressé en France depuis les années 1970, est repartie à la hausse avec la crise de 2008.
 Aujourd’hui, un Français sur sept vit en dessous du seuil de pauvreté (moins de 1 026 € par mois) soit 8,8 millions de personnes en 2015
 70 % d’entre eux disent souffrir de solitude.
 Le mal-logement concerne 3 millions de personnes.
 Le travail précaire touche 13 % des salariés, 5,5 millions de personnes sont inscrits à Pôle Emploi et le chômage de longue durée explose.


L’exclusion touche indirectement toute la société. Elle fragilise la confiance : la moitié de nos compatriotes craint d’être un jour sans domicile fixe. 83 % des Français pensent aussi que le manque de cohésion sociale impacte négativement la compétitivité économique du pays.


L’action des pouvoirs publics est significative mais très désordonnée Si l’effort financier est conséquent (40 milliards d’euros), les mesures se sont empilées sans cohérence, entraînant un maquis d’aides et de guichets. Au sein de l’Etat, cinq ministères sont impliqués. Dans un département, ce sont jusqu’à 12 services, cellules et comités divers qui
se juxtaposent. Le portail de l’action sociale recense pas moins de 55 210 établissements et 23 450 organismes en France. 


Il existe neuf minima sociaux et 188 aides recensées au RNCPS : RSA, AAH, ASS, ASPA, APL, ATA, ASI, CMU, CMUC, AME, PPE… Cet empilement peut créer un « effet de seuil » : le supplément fourni par un petit salaire à temps partiel ne compense parfois pas la baisse d’aides et d’avantages (CMU, carte transport), créant un frein objectif à la reprise du travail.


Le résultat ? Un enfer administratif pour la personne, qui peut passer plus de temps dans les formulaires et les démarches qu’à travailler activement sur un projet positif. Une complexité accrue et source de frustrations pour les travailleurs sociaux, qui voient leur rôle d’accompagnement disparaître sous la charge administrative. Un contrôle rendu plus difficile et un risque de fraude plus élevé.


Enfin un coût de gestion qui explose : les dépenses de fonctionnement de la politique sociale en France sont de 65 % supérieurs à la moyenne européenne.

Une aide mal adaptée aux besoins. L’aide publique peut être stigmatisante, obligeant à se mettre à nu devant parfois jusqu’à 19 institutions différentes ! Chaque organisme ne traite en effet souvent qu’un élément du problème : emploi, formation, logement, endettement, handicap. En outre, l’aide se limite trop souvent à la dimension pécuniaire, alors que les personnes accompagnées souhaitent avant tout un accompagnement réel et global dans la démarche d’insertion.

Le parcours administratif est décourageant, humiliant et terriblement chronophage : être exclu plein temps. est une activité à Les dispositifs que l’Etat tente de mettre en place fonctionnent mal. 27 dispositifs de contrats aidés ont ainsi été créés au cours des 30 dernières années, dans une logique étatique et centralisée : le Sénat dénonce « l’éclatement, la complexité et la forte instabilité » de ces dispositifs. Ils devaient rapprocher les plus précaires de l’emploi, mais s’avèrent mal ciblés et aboutissent rarement à des emplois durables.


La complexité du dispositif entraîne des inefficacités multiples : d’un côté, 2/3 des ayants-droits éligibles au RSA activité ne demandent pas l’allocation, par manque d’information ou volonté de s’en sortir seuls ; de l’autre, le maintien de dispositifs redondants (RSA, PPE, APL) peut créer un phénomène de « trappe à exclusion », où les gains apportés par un petit salaire ne compensent pas assez les aides perdues par une reprise du travail.


Le jugement des Français est sans appel : 85 % d’entre eux pensent que les programmes de lutte contre la pauvreté n’ont pas beaucoup d’effet, voire un effet négatif; 80 % qu’ils
incitent à s’installer dans une forme d’assistanat.


L’économie sociale et solidaire, un potentiel à libérer.


Les associations sont au coeur de la lutte contre l’exclusion. L’économie sociale et solidaire représente en France 2,3 millions d’emplois et 6 à 7 % du PIB, et 7 millions de Français sont engagés bénévolement dans des actions caritatives.


En conciliant démarche économique et finalité sociale, les entrepreneurs sociaux ont les mains liées par des procédures complexes, les lourds contrôles a priori, la multiplicité et la redondance des intervenants, le manque d’évaluation et de sélectivité qui ralentissent l’action, découragent les acteurs, réduisent l’innovation sociale et pénalisent globalement l’efficacité du système.


La société civile constitue un formidable réservoir de ressources et d’actions qu’il convient de mieux soutenir, d’organiser et de responsabiliser.


Notre objectif


Reconstruire avec la société civile un dispositif d’insertion lisible, efficace et responsabilisant. Assurer ainsi à chaque personne en situation d’exclusion un parcours personnalisé et
contractualisé permettant une insertion sociale et professionnelle durable en moins de 18 mois.


Nos principes d’action

 Solidarité : l’accès à un logement, aux soins élémentaires et à une alimentation adaptée doit être garanti pour tous nos concitoyens.
 Responsabilité : la personne doit être au coeur des dispositifs d’inclusion pour lui permettre de redevenir acteur de son avenir. Les aides doivent l’inciter à la reprise du
travail.
 Simplicité : les structures administratives doivent s’adapter à la personne. Les doublons doivent être supprimés.
 Citoyenneté : les actions et initiatives d’insertion doivent être mises en oeuvre localement et prioritairement par les acteurs de l’économie sociale et solidaire.
 Efficacité : ces actions doivent être mesurées et évaluées à l’aune de leur impact social réel et de leur rapport coûts-impacts afin de flécher les crédits vers les actions les plus
efficaces.

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